Test du Lymow One Plus : un véritable 4×4 de la tonte pour les grands terrains

8.9
Test du Lymow One Plus : un véritable 4×4 de la tonte pour les grands terrains
Test du Lymow One Plus : un véritable 4×4 de la tonte pour les grands terrains
2999€
Qualité de coupe exceptionnelle grâce aux deux vraies lames
Largeur de coupe de 40 cm
Capable de gérer l'herbe haute
Chenilles très efficaces sur terrains difficiles
Franchissement jusqu'à 7 cm
Gestion des pentes jusqu'à 45°
Batterie LiFePO4 amovible
Jusqu'à 7000 m² couverts par jour
Navigation RTK très précise
Application extrêmement complète
Entretien facilité

Résumer cet article :

Pendant des années, la philosophie des robots tondeuses tenait en une phrase : entretenir ce qui est déjà propre. Herbe trop haute, pente prononcée, terrain compliqué ? On ressortait la tondeuse classique.

Le Lymow One Plus part d’une idée différente : un robot capable de se battre sur les terrains difficiles, pas seulement de maintenir une pelouse déjà impeccable. Grandes surfaces, zones en pente, prairies hautes – c’est exactement ce que vise le fabricant chinois.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 40 cm de largeur de coupe, deux lames en acier de 20 cm, des chenilles, une batterie LiFePO4 de 528 Wh, une hauteur de franchissement de 7 cm, jusqu’à 60 000 m² gérables. On est loin du robot pour 300 m² de gazon derrière la maison.

Après plusieurs semaines d’utilisation et beaucoup de retours terrain, voici ce que j’en pense – le bon et le moins bon.

En bref

Deux lames de tondeuse de 20 cm, des chenilles, navigation RTK + VSLAM + ultrasons. Il cartographie jusqu’à 60 000 m² et peut couvrir 7 000 m² par jour. C’est le genre de robot qui s’intéresse aux endroits où les autres abandonnent : pentes jusqu’à 45°, herbe haute, terrain accidenté. Si vous avez un petit jardin plat, passez votre chemin. Si vous avez un grand terrain difficile, lisez la suite.

Déballage du Lymow One Plus : un robot hors norme dès l’ouverture du carton

Le colis arrive sur palette. Plus de 50 kg.

C’est très lourd. Mais le fabricant a été intelligent, et a prévu une ouverture par le dessous:

On n’aura donc pas à porter le robot pour le sortir du carton, c’est une bonne nouvelle :p

En ouvrant, la première chose qui frappe c’est le poids du robot lui-même : environ 35 kg, deux à trois fois ce que pèsent beaucoup de modèles haut de gamme.

Le carton contient tout ce qu’il faut : robot, station de charge, antenne RTK, rallonges, support mural pour déporter l’antenne, support sol, visserie, chargeur rapide, guide de démarrage et manuel en français.

La fabrication est sérieuse – châssis aluminium, plastiques épais, assemblages solides. On ne retrouve pas souvent ce niveau de finition sur du grand public.

Mais c’est surtout les chenilles arrière qui frappent. Là où la quasi-totalité des robots utilisent des roues motrices, le Lymow ressemble à un petit engin de chantier. Voir un tank. Mais ce n’est pas une question de look.

Ce que les chenilles changent

L’idée derrière ces chenilles : répartir le poids du robot sur une surface plus grande que des roues classiques, pour réduire le patinage et améliorer la motricité sur les terrains difficiles.

Le fabricant annonce jusqu’à 45° de pente, soit 100 % d’inclinaison. Peu de jardins atteignent ça. Mais cette marge se traduit au quotidien par un comportement stable dans les talus et sur les terrains accidentés, là où un robot à roues hésiterait, ou resterait planté.

En franchissement : bordures, racines apparentes, petits trottoirs, zones gravillonnées, ornières, obstacles jusqu’à 7 cm. Quand un robot à roues se retrouve avec une roue dans le vide et se bloque, les chenilles maintiennent le contact. Sur les grands terrains ruraux, les vergers ou les jardins avec des dénivelés, c’est une différence qui compte.

La mécanique du Lymow One Plus

La plupart des robots tondeuses utilisent plusieurs petites lames pivotantes, du type rasoir. Le Lymow One Plus embarque deux lames de 20 cm, ce qui donne 40 cm de largeur totale, soit environ le double de beaucoup de robots résidentiels.

Acier SK5, courant dans les outils de coupe professionnels. Deux moteurs brushless indépendants, jusqu’à 6 000 tr/min. Dans la pratique, la coupe est plus franche, le robot peine moins dans l’herbe dense, les tiges épaisses passent mieux.

Détail pratique : le plateau de coupe se relève depuis l’application ou directement sur le robot pour accéder aux lames, sans retourner les 35 kg de la machine. On dirait bien que quelqu’un a réfléchi à l’entretien !

La batterie

La batterie LiFePO4 de 528 Wh pèse environ 6 kg et se retire sur des glissières, par une trappe située à l’arrière du robot.

La technologie LiFePO4 est réputée pour sa durabilité – 2 000 cycles de charge annoncés. Et comme elle est amovible, son remplacement ne sera pas un problème dans cinq ans.

Autonomie annoncée : 2 300 m² par charge. Avec le chargeur rapide 10 A, on passe de 10 à 90 % en environ 90 minutes. En enchaînant les cycles de charge, le constructeur annonce jusqu’à 7 000 m² tondus par jour !

Navigation

Ici, pas de fil périphérique, bien sûr (c’est dépassé !). La navigation combine RTK pour la géolocalisation centimétrique, caméras VSLAM et ultrasons pour la détection d’obstacles.

L’antenne RTK peut être posée près de la station de charge ou déportée sur un mur via le support fourni.

L’application gère jusqu’à 80 zones distinctes et une surface totale de 60 000 m².

Installation du Lymow One Plus

Malgré le gabarit, l’installation du Lymow One Plus ne prend pas des heures. La station de charge doit être posée sur une surface stable et plane.

Le robot utilise ses QR codes pour son retour automatique, et une base mal positionnée peut créer des hésitations au docking.

L’antenne RTK demande un peu plus d’attention. Deux options : fixation au sol ou installation en hauteur sur un mur via le bras de déport. La deuxième est généralement meilleure : plus l’antenne a une vue dégagée sur le ciel, meilleure la réception satellite. Sur les grands terrains boisés, ça fait une vraie différence.

Ensuite : on connecte la batterie (non branchée à la livraison), on appaire en Bluetooth dans l’application, on connecte au Wi-Fi, on scanne le QR code de l’antenne RTK.

Une dizaine de minutes en tout. Une mise à jour est proposée dès la première connexion – à faire tout de suite, car la mise à jour apporte généralement des améliorations bienvenues.

Cartographie

La carte se crée en pilotant le robot manuellement depuis l’application, comme une voiture radiocommandée. Malgré ses 35 kg, le Lymow One Plus est maniable, et les joysticks virtuels permettent de tracer des contours précis même sur des parcelles complexes.

Une fois la première zone enregistrée, on ajoute ce qu’on veut : zones interdites, massifs, arbres, regards, bassins, couloirs de liaison, zones secondaires. 80 zones au total.

Les couloirs de liaison méritent une mention spéciale. Ils permettent au robot de circuler automatiquement entre zones et de rejoindre sa station. Sur les grands terrains avec passages étroits ou plusieurs parcelles séparées, on ne s’en passerait pas.

L’application

L’interface n’est pas la plus moderne du marché. Mais elle est complète, et c’est ce qui compte. Par zone, on règle la vitesse, la hauteur de coupe, la vitesse des lames, l’espacement entre passages, l’orientation de la tonte, les motifs croisés, le nombre de passages périphériques, le comportement face aux obstacles, la gestion de la pluie et les horaires.

Vitesse de 0,3 à 1 m/s. Hauteur de coupe de 30 à 100 mm : 40 mm pour une pelouse d’ornement, plus haut pour une prairie ou un verger.

C’est très très complet. Bien sûr, il est possible de programmer les jours et heures de tontes, avec zones et paramètres spécifiques si on le souhaite.

La caméra embarquée est accessible en direct depuis l’application – utile pour vérifier une alerte ou inspecter une zone à distance. Une fonction que j’apprécie toujours sur ce type d’appareil.

Le système antivol fonctionne par géofence : le robot se verrouille s’il quitte son périmètre. Simple et efficace.

Qualité de coupe

La majorité des robots tondeuses fonctionnent sur le même principe : tondre souvent, ne couper que quelques millimètres à chaque passage. Le Lymow fait autrement. Avec ses deux lames et le système Cyclone Airflow (un flux d’air créé par les lames qui redresse les brins avant de les couper), il peut gérer des volumes d’herbe nettement plus importants.

Sur une pelouse entretenue normalement, la coupe tient la comparaison avec les meilleurs robots RTK du marché. Bandes régulières, peu d’oublis, même sur les pelouses un peu couchées ou humides. La largeur de 40 cm aide aussi.

Comme pour tous les robots tondeuses, aucun ramassage de l’herbe. On utilise en effet la technique du mulching : les minuscules bouts d’herbe coupés viennent servir d’engrais au gazon.

L’herbe haute

C’est là que ça devient intéressant. J’ai mis le robot dans des conditions qu’on déconseille habituellement : zones pas tondues depuis trois semaines, herbes bien au-delà des hauteurs habituelles, prairies avec rumex, chiendent, résidus de fauche.

Le Lymow One Plus s’en sort. Mais il ne faut pas s’attendre à ce qu’il transforme une friche en pelouse en un passage. Personne ne le peut. Dans ces conditions, une première passe réduit fortement la hauteur, la deuxième améliore le résultat, la troisième donne une finition propre. La méthode qui marche : commencer à 100 mm et descendre progressivement. Ça évite les bourrages. Un robot classique ne tenterait même pas.

Quand l’IA voit des obstacles là où il n’y en a pas

Dans les zones très envahies, le système de vision peut interpréter de grosses touffes d’herbe comme des obstacles. Le robot ralentit ou contourne inutilement.

L’application permet de passer en mode de détection par contact uniquement. Dans l’herbe très haute, le robot progresse mieux dans cette configuration. Mais il devient moins attentif aux petits animaux et aux objets laissés sur le terrain. Pour l’entretien courant, le mode intelligent reste le bon choix.

Franchissement et pentes

Les chenilles font clairement la différence. Bordures, poutres, pierres, gravillons, trous, bosses, obstacles proches de 7 cm. Dans la grande majorité des situations domestiques, le Lymow ne s’arrête pas. Même sur terrain humide ou meuble, il conserve sa motricité. Les roues omnidirectionnelles à l’avant facilitent les changements de direction.

Sur les pentes, les 45° annoncés ne sont pas que du marketing. Peu de jardins atteignent ces angles, mais cette marge donne un comportement serein sur tous les talus courants. Là où d’autres robots patinent ou se bloquent, le Lymow continue son passage.

Bruit

Soyons directs : entre 73 et 78 dB selon les réglages. C’est bien plus qu’un robot tondeuse classique. Deux lames en acier à haute vitesse font naturellement plus de bruit que des petites lames pivotantes. Ce n’est pas agréable à côté, mais c’est moins bruyant qu’une tondeuse thermique, et à quelques mètres ça devient acceptable. Sur un grand terrain, ce n’est généralement pas un problème.

Entretien

Le plateau de coupe motorisé donne accès aux lames sans retourner la machine.

Les chenilles ont des caches démontables.

Des brosses autonettoyantes limitent l’accumulation de débris.

Après une utilisation intensive (surtout dans l’herbe haute) un nettoyage régulier reste utile. Fort heureusement, le fabricant a pensé à tout pour faciliter au maximum cette tâche.

On retire la batterie avant toute intervention !

Faut-il l’acheter ?

Sur un jardin plat de 300 ou 500 m², ce robot n’a aucun sens. Son gabarit, son prix qui flirte avec les 3000€ et sa puissance sont surdimensionnés pour ça.

Sur un grand terrain, un verger, une prairie entretenue ou un jardin avec des contraintes sérieuses, c’est une autre histoire. Il fait quelque chose que peu de robots tondeuses savent faire : gérer les situations difficiles. Pas seulement entretenir ce qui est déjà propre, mais récupérer ce qui ne l’est plus.

Je l’ai d’ailleurs installé sur mon terrain de loisirs au fond des bois. Pas mal d’herbe sur près d’un hectare, avec racines d’arbres apparentes, branches qui tombent parfois, trous. C’est simple : c’est le seul modèle capable de gérer cela sans se bloquer quelque part. Mais quel bonheur de ne pas avoir à tondre quand on y va de temps en temps passer le weekend :)

Juste un détail à prendre en compte. Qui n’intéressera que ceux qui ont un terrain dans mon genre, sans raccordement électrique : l’alimentation demande de la puissance (en fonction du modèle choisi, 5 ou 10A.). Si on n’est alimenté que par des panneaux solaires, c’est un détail qui a son importance ;-)

Côté défauts, il en a. Le bruit, d’abord. C’est le plus visible au quotidien. Quelques réglages sont parfois nécessaires avant d’obtenir le comportement voulu. Et l’IA peut se montrer trop prudente dans l’herbe très haute. Mais ces critiques restent mineures face à ce que le robot apporte dans les situations où les autres abandonnent.

Si vous avez besoin d’un tracteur-tondeuse autonome pour entretenir votre grand jardin un peu difficile, c’est probablement lui !

FAQ : tout savoir sur le Lymow One Plus

Le Lymow One Plus fonctionne-t-il sans fil périphérique ?

Oui. Pas de câble. La navigation repose sur RTK, caméras VSLAM et ultrasons.

Quelle surface peut couvrir le Lymow One Plus ?

Jusqu’à 2 300 m² par charge, jusqu’à 7 000 m² par jour en enchaînant les cycles de recharge. Il mémorise jusqu’à 60 000 m² de cartes.

Quelle est la largeur de coupe du Lymow One Plus ?

40 cm, avec deux lames de 20 cm chacune. Nettement plus large que la plupart des robots grand public.

Peut-il tondre de l’herbe haute ?

Oui, et c’est l’un de ses points forts. Les lames tournent jusqu’à 6 000 tr/min et le système Cyclone Airflow gère des volumes d’herbe importants. Pour les premières tontes sur herbe très haute, mieux vaut réduire progressivement la hauteur de coupe.

Le Lymow One Plus peut-il remplacer une tondeuse classique ?

Sur les grands terrains, les vergers et les jardins complexes, oui, pour la grande majorité du travail.

Quelle pente maximale peut-il franchir ?

45° (100 % d’inclinaison) selon le fabricant, grâce aux chenilles.

Les chenilles apportent-elles un réel avantage ?

Oui. Meilleure adhérence, meilleure stabilité, franchissement jusqu’à environ 7 cm. Sur les terrains où les robots à roues peinent, le Lymow passe.

Le robot est-il bruyant ?

Plus qu’un robot tondeuse classique : 73 à 78 dB. Moins bruyant qu’une tondeuse thermique.

Quelle batterie utilise le Lymow One Plus ?

LiFePO4 de 528 Wh, amovible, annoncée pour 2 000 cycles de charge.

Combien de temps faut-il pour recharger la batterie ?

De 10 à 90 % en environ 90 minutes avec le chargeur rapide 10 A.

Peut-on gérer plusieurs zones de tonte ?

Jusqu’à 80 zones distinctes, chacune avec ses propres réglages.

Fonctionne-t-il sans connexion Wi-Fi ?

Oui. Une fois configuré, il fonctionne en 4G via la station RTK. Le Wi-Fi sert à la configuration initiale et aux mises à jour.

Peut-on surveiller le jardin à distance ?

Oui, via la caméra embarquée dans l’application.

Le Lymow One Plus est-il adapté à un jardin de 300 m² ?

Non. Il est surdimensionné pour une petite surface. Il prend son sens sur des terrains de plusieurs milliers de mètres carrés ou avec des contraintes particulières.

Quels sont ses principaux concurrents ?

Le Mammotion Luba 2, le Segway Navimow X3 et certains modèles professionnels Husqvarna. Mais le Lymow se distingue par ses chenilles et ses lames de tondeuse — ce qui le rapproche davantage d’une tondeuse autoportée autonome que d’un robot d’entretien.

8.9 Total Score
Le robot tondeuse le plus proche d’une véritable tondeuse autonome

Le Lymow One Plus est sans doute l'un des robots tondeuses les plus atypiques et les plus ambitieux actuellement disponibles. Pour les très grands terrains et les jardins difficiles, il ouvre des possibilités qu'aucun robot classique ne peut réellement offrir aujourd'hui.

Qualité de coupe
9.5
Capacités tout-terrain
10
Navigation et intelligence
8.5
Facilité d’utilisation
8
Autonomie
9
Rapport qualité/prix
8.5
POUR
  • Qualité de coupe exceptionnelle grâce aux deux vraies lames
  • Largeur de coupe de 40 cm
  • Capable de gérer l'herbe haute
  • Chenilles très efficaces sur terrains difficiles
  • Franchissement jusqu'à 7 cm
  • Gestion des pentes jusqu'à 45°
  • Batterie LiFePO4 amovible
  • Jusqu'à 7000 m² couverts par jour
  • Navigation RTK très précise
  • Application extrêmement complète
  • Entretien facilité
CONTRE
  • Prix élevé
  • Gabarit imposant
  • Plus bruyant que la plupart des robots tondeuses
  • Quelques ajustements nécessaires à l'installation
  • IA parfois trop prudente dans les herbes très hautes
  • Bordures nécessitant parfois une finition manuelle

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