Test du Wiliv Willo : le piège à moustiques qui mise sur la science plutôt que sur les insecticides
Résumer cet article :
Quand les beaux jours arrivent, quelques minutes sur la terrasse suffisent parfois à transformer le moment en cauchemar. Le moustique tigre s’est installé dans une grande partie du territoire français et ne se cantonne plus au sud du pays. Chaque été, il gagne de nouveaux départements et gâche les soirées en extérieur. Face à cette invasion, les solutions ne manquent pas, du moins en apparence. Spirales fumigènes, sprays répulsifs, lampes UV, bracelets, huiles essentielles ou diffuseurs électriques remplissent les rayons. La plupart ne font que limiter temporairement les piqûres sans jamais s’attaquer au fond du problème : la population de moustiques autour de votre maison.
Wiliv a pris le problème à l’envers. Au lieu d’essayer de repousser les moustiques une fois qu’ils sont déjà sur votre terrasse, le fabricant français cherche à les attirer vers un piège, plusieurs mètres avant qu’ils ne vous trouvent. L’objectif n’est pas de vous protéger quelques heures : c’est de diminuer progressivement la population présente autour de votre habitation sur toute la saison. Sur le papier, l’idée est séduisante. Encore fallait-il vérifier si cette technologie reposait sur quelque chose de solide ou si c’était surtout de l’argumentaire marketing.
J’ai donc installé le Willo chez moi pour voir. Mais avant même de parler du produit, une évidence s’est imposée : pour comprendre pourquoi ce piège fonctionne, il faut d’abord comprendre comment pense… un moustique. Et cet insecte est beaucoup plus sophistiqué qu’on pourrait l’imaginer.
Comprendre le moustique pour mieux le piéger
Pendant longtemps, j’avais une vision assez simple du moustique. Il vole au hasard, tombe sur une personne et pique dès qu’il en a l’occasion. En réalité, c’est bien plus complexe.
Pour mieux comprendre le fonctionnement du Willo, j’ai échangé avec un entomologiste spécialisé dans les moustiques, qui travaille directement sur le développement des solutions Wiliv. Cette conversation m’a ouvert les yeux sur tout un ensemble de mécanismes biologiques qui expliquent pourquoi certains pièges fonctionnent… et pourquoi beaucoup d’autres échouent.
Premier point à clarifier : ce ne sont pas tous les moustiques qui piquent. Seules les femelles cherchent du sang : elles en ont besoin pour développer leurs œufs. Les mâles, eux, se nourrissent de nectar.
La deuxième surprise concerne leur façon de nous trouver. Contrairement à une idée reçue, un moustique ne « voit » pas une personne avant de venir la piquer. Il la détecte bien avant, grâce à une succession d’indices biologiques très précis.
Le premier est le dioxyde de carbone. Chaque expiration rejette du CO₂. Pour nous, cette variation est imperceptible. Pour le moustique, c’est comme un phare. Grâce à des récepteurs sur ses antennes, il peut détecter cette augmentation de concentration à plusieurs dizaines de mètres. C’est le premier signal qui lui indique qu’un être vivant se trouve à proximité. Mais le CO₂ ne suffit pas.
Une fois rapproché, il affine sa cible. Il détecte la chaleur corporelle, les composés chimiques de la peau, les bactéries du microbiote cutané, certains parfums, et même des différences liées au groupe sanguin ou au métabolisme. C’est pour cette raison que certaines personnes semblent se faire dévorer alors que leur voisin de table reçoit à peine une piqûre. Le moustique n’agit jamais sur un seul critère. Il accumule plusieurs informations jusqu’à être quasi certain d’avoir trouvé une proie.

C’est ce comportement que les ingénieurs de Wiliv ont cherché à reproduire.
Le moustique tigre ne se comporte pas comme les moustiques qu’on connaissait
Autre découverte : le moustique tigre est très différent du moustique commun qui nous accompagnait depuis des décennies.
Originaire d’Asie du Sud-Est, Aedes albopictus s’est implanté en Europe via le transport international : pneus usagés et plantes ornementales contenant de petites réserves d’eau.
Contrairement aux moustiques classiques qui peuvent parcourir plusieurs kilomètres, le moustique tigre est un très mauvais voilier. La plupart passent toute leur vie dans un rayon d’une cinquantaine de mètres autour de leur lieu de naissance. Ce détail change tout : un piège bien positionné peut avoir un impact réel sur la population locale.
Son mode de reproduction est aussi particulier. La majorité des moustiques pondent directement sur l’eau. Le moustique tigre, lui, dépose ses œufs juste au-dessus du niveau de l’eau, sur les parois d’un récipient. Quand la pluie remonte le niveau, les œufs sont immergés et éclosent. Ils peuvent survivre plusieurs mois à sec avant ça. Un simple dessous de pot de fleurs, une gouttière mal entretenue ou un arrosoir oublié suffisent à créer une nurserie.
C’est aussi pour ça qu’il affectionne les jardins de particuliers. À l’inverse des moustiques des zones humides, il préfère les petits volumes d’eau créés par l’activité humaine, là où les prédateurs naturels (grenouilles, poissons, larves de libellules) sont absents.
On accuse souvent les étangs et les mares d’être responsables de l’invasion de moustiques. Dans bien des cas, ce sont nos propres jardins qui offrent les meilleures conditions de reproduction.
Pourquoi les moustiques semblent-ils toujours arriver au mauvais moment ?
Vous avez probablement remarqué que les moustiques apparaissent précisément quand vous vous installez pour dîner dehors. Ce n’est pas un hasard.
Le moustique tigre adapte son activité à la température. En plein été, il évite les heures les plus chaudes et reste caché dans les zones ombragées. Il reprend du service tôt le matin après le lever du soleil, puis en fin d’après-midi jusqu’à la tombée de la nuit.
Ce point n’est pas anecdotique. Il explique pourquoi un piège efficace ne doit pas nécessairement tourner à pleine puissance en permanence, mais concentrer son action sur les périodes où les moustiques cherchent une proie.
On verra que Wiliv exploite intelligemment ce comportement grâce à une programmation précise de la diffusion de CO₂.
Le Wiliv Willo : un piège qui reproduit le comportement d’un être humain
Après avoir compris comment un moustique localise sa victime, la philosophie du Willo devient beaucoup plus claire. Là où un répulsif cherche à masquer votre présence ou à éloigner les moustiques une fois qu’ils sont là, le Willo fait l’inverse : il se fait passer pour une cible plus intéressante que vous.
Si le moustique détecte un « humain » artificiel plusieurs mètres avant d’atteindre votre terrasse, il a toutes les chances de modifier sa trajectoire, et de finir dans le piège plutôt que sur votre bras.
Pour y parvenir, Wiliv combine plusieurs signaux biologiques que le moustique utilise pour identifier une proie.

Le premier est le dioxyde de carbone. Le Willo diffuse une très faible quantité de CO₂, calibrée pour reproduire la respiration d’un être humain : environ 200 ml par minute avec le détendeur correctement réglé. Cette quantité n’a pas été choisie au hasard : diffuser davantage n’apporterait pratiquement aucun gain d’efficacité et viderait la bouteille bien plus vite.
Une fois attiré par ce signal, le moustique s’approche. C’est là qu’intervient le deuxième élément : un leurre olfactif. Cette cartouche diffuse un mélange d’odeurs conçu pour reproduire certains composés naturellement présents autour d’un être humain. L’objectif est de compléter le signal du CO₂ et de reconstituer le « faisceau d’indices » que le moustique utilise pour identifier une victime. C’est d’ailleurs cette combinaison qui explique les bons résultats de ce type de pièges : CO₂ et leurre olfactif produisent ensemble un effet supérieur à la somme de leurs effets pris séparément.
Quand le moustique arrive devant la borne, il ne rencontre évidemment aucun humain. Il est aspiré par un ventilateur et emprisonné dans un filet où il finit par se déshydrater.
Le système paraît simple. Derrière cette apparente simplicité, il y a beaucoup de recherche.
Une conception pensée dans les moindres détails
À première vue, on pourrait prendre le Willo pour un ventilateur dissimulé dans une jolie borne métallique.
Plusieurs choix de conception montrent que le produit a été développé autour du comportement réel des moustiques.
La première surprise concerne la façade d’aspiration. Le moustique n’est pas aspiré directement à travers un trou central. Quand il s’approche, le flux d’air le plaque contre une grille en fibre de verre. Il glisse ensuite vers le cône d’aspiration avant de tomber dans le filet. Les ingénieurs parlent d’un « effet toboggan ». Ce détail explique aussi pourquoi il faut maintenir cette grille propre : une accumulation de pollen, de poussière ou de résidus de tonte réduit progressivement l’efficacité de capture. Un passage de la main tous les deux ou trois jours suffit.
Autre choix intéressant : le matériau. Beaucoup de pièges concurrents sont en plastique. Le Willo est en tôle thermolaquée. Plus coûteux à fabriquer, mais plus résistant aux UV, aux intempéries et aux variations de température, ce qui compte pour un appareil qui reste plusieurs mois dehors chaque année. Les plastiques transparents deviennent souvent cassants après quelques saisons au soleil. Ici, ce problème disparaît.
Wiliv a aussi fait le choix d’une fabrication française. L’entreprise est basée entre Toulouse et la région grenobloise, la tôlerie et l’assemblage sont faits en France. Les composants électroniques restent internationaux (difficile d’y échapper aujourd’hui) mais la production conserve une vraie logique locale.
Déballage et découverte du Willo
Dès l’ouverture du carton, le Willo inspire confiance.

Le piège est soigneusement protégé et la borne est beaucoup plus qualitative que ce que les photos laissent imaginer. Finition noire mate, lignes sobres : il s’intègre facilement dans un jardin moderne sans attirer le regard. On est loin des pièges en plastique qui ressemblent davantage à un appareil de labo qu’à un équipement de terrasse. Là c’est très joli. A noter qu’une version avec habillage bois existe également, que je trouve encore plus belle.

Dans le carton : la borne, le filet de capture déjà installé (+1 de remplacement), une cartouche de leurre olfactif, la documentation et les éléments pour raccorder la bouteille de CO₂.

C’est cette bouteille qui surprendra probablement certains acheteurs.
Elle n’est pas spécifique à Wiliv. Le piège est compatible avec les bouteilles standard de cinq kilogrammes utilisées pour les tireuses à bière professionnelles. On les trouve facilement auprès de distributeurs spécialisés, de cavistes ou via le réseau proposé par Wiliv.
Avantage concret : vous n’êtes pas dépendant d’une cartouche propriétaire.
Installation : l’emplacement fait toute la différence
On pourrait être tenté de placer le Willo juste à côté de la terrasse, là où les moustiques deviennent insupportables. C’est exactement ce qu’il ne faut pas faire.
C’est probablement le conseil le plus important que j’ai retenu lors de mon échange avec le biologiste de Wiliv : un piège attractif ne doit jamais être installé là où vous voulez profiter de votre jardin.
La raison est simple. Le Willo attire volontairement les moustiques. Si vous le placez au milieu de votre terrasse, vous en capturerez une partie, mais vous attirerez aussi tous ceux des alentours vers l’endroit où vous êtes installé. Certains finiront dans le filet, d’autres préféreront la cible bien réelle que vous représentez.
Le piège doit intercepter les moustiques avant qu’ils n’arrivent jusqu’à vous, pas au milieu d’eux.

Wiliv recommande de l’installer entre 5 et 10 mètres de la terrasse, dans une zone plus fraîche, ombragée et végétalisée, là où les moustiques tigres passent la plus grande partie de leur journée quand ils ne cherchent pas une proie.
Chez moi, j’ai écarté l’emplacement le plus pratique (à proximité immédiate de la terrasse, prise déjà disponible) et choisi un endroit à environ sept mètres, derrière une haie, dans une zone qui reste humide une bonne partie de la journée. Un endroit où je constatais régulièrement des moustiques lors des travaux de jardinage.

Le branchement ne pose aucune difficulté. Le Willo fonctionne sur une prise secteur classique. Si aucune prise extérieure n’est disponible à proximité, une rallonge adaptée à l’usage extérieur (IP44 minimum) suffit, idéalement dissimulée le long d’une haie ou d’un mur.

Le raccordement de la bouteille de CO₂ prend quelques minutes. Rien de compliqué, mais il faut régler correctement le détendeur pour obtenir le débit recommandé. Une fois fait, on n’y revient plus.

Un détail technique que j’apprécie : l’électrovanne est normalement fermée. En cas de coupure de courant ou de débranchement accidentel, la diffusion de CO₂ s’arrête immédiatement. Impossible de vider une bouteille entière à cause d’une panne.

Enfin, il ne faut pas oublier de positionner le leurre olfactif, dans le petit tube fourni:



Une fois la bouteille et le leurre en place, et la prise électrique correctement raccordée, il suffit de replacer le couvercle, qui se pose simplement.

L’installation prend littéralement moins de 10 minutes.
L’application Wiliv : simple, mais vraiment utile
Aujourd’hui, presque tous les objets connectés ont une application mobile. Dans bien des cas, elle sert surtout à afficher de jolis graphiques. Ici, l’approche est différente.
L’application Wiliv ne cherche pas à transformer le piège en gadget. Elle accompagne son utilisation.

Après l’appairage Bluetooth (un choix assumé par le fabricant) on accède rapidement aux principaux réglages.

Le premier concerne la programmation de la diffusion du CO₂. Le ventilateur reste actif en permanence pour conserver les moustiques capturés, tandis que le gaz n’est diffusé qu’aux horaires définis. Cette programmation améliore l’efficacité du piège tout en limitant la consommation.
Le Bluetooth surprendra peut-être des utilisateurs habitués au Wi-Fi. Mais ce choix est cohérent. Le Willo est destiné à être installé au fond du jardin, souvent hors de portée du réseau domestique. Et une fois les horaires configurés, il n’y a plus vraiment de raison de modifier les paramètres chaque jour.
L’application permet aussi de suivre les consommables. On indique la date de remplacement de la cartouche olfactive et le remplissage de la bouteille, et l’application estime le niveau restant selon le temps de fonctionnement programmé. Ce n’est qu’une estimation, mais elle est suffisamment précise pour éviter les mauvaises surprises.
L’autre bonne idée, c’est la partie pédagogique.
Wiliv ne vend pas uniquement un piège à moustiques. L’application explique le cycle de vie du moustique tigre, rappelle les gestes de prévention, propose des conseils saisonniers et envoie quelques rappels utiles : nettoyage des gouttières, suppression des eaux stagnantes.

J’ai particulièrement apprécié ça. On comprend rapidement qu’un piège, aussi bon soit-il, ne peut pas compenser un jardin rempli de soucoupes de pots de fleurs et d’arrosoirs oubliés.

Pourquoi le Willo ne doit pas fonctionner 24 heures sur 24 à pleine puissance
Instinctivement, on pourrait penser que plus le piège diffuse de CO₂ longtemps, plus il capturera de moustiques. En pratique, ce serait surtout du gaspillage.
Le moustique tigre a un rythme biologique très marqué. Contrairement au moustique commun, il pique essentiellement en journée, mais il évite les périodes les plus chaudes.
Au printemps, quand les matinées restent fraîches, Wiliv recommande une diffusion en fin de matinée puis en après-midi. En plein été, les horaires changent. Le premier pic d’activité intervient tôt, souvent entre 5 h 30 et 8 heures, quand l’air est encore frais. Le second apparaît en fin d’après-midi jusqu’à la tombée de la nuit.
Ce premier créneau m’a surpris. J’aurais spontanément tout concentré autour de l’heure de l’apéritif. Or le biologiste de Wiliv soulève un point intéressant : le matin est souvent la période où l’on capture le plus de moustiques, justement parce que les humains sont encore peu présents dehors. Le piège devient alors presque la seule « proie » détectable dans les environs.
C’est un des exemples qui montre que ce produit repose sur une compréhension du comportement du moustique bien plus que sur une simple puissance d’aspiration.
Retour d’utilisation : ce qu’il faut vraiment attendre d’un piège à moustiques
C’est probablement là que beaucoup d’utilisateurs risquent d’être surpris. Le Willo ne fonctionne pas comme un insecticide. Il ne fait pas disparaître tous les moustiques du jardin dès le premier soir. Et c’est tant mieux.
Son objectif est plus ambitieux. Il agit progressivement sur la population locale.
Pendant les premiers jours, on retrouve quelques moustiques dans le filet. Puis, au fil des semaines, les captures diminuent, ce qui pourrait laisser croire que le piège fonctionne moins bien.

En réalité, c’est souvent l’inverse.
Comme me l’a expliqué l’entomologiste, un piège efficace finit par réduire la population autour de la maison. Il est donc normal que le nombre de captures baisse au cours de l’été.

Le vrai critère n’est pas le nombre de moustiques dans le filet. C’est beaucoup plus simple : est-ce que vous profitez enfin de votre terrasse sans vous faire piquer ? C’est le seul résultat qui compte.

À noter aussi : ne pas s’inquiéter si le filet paraît parfois presque vide. Les moustiques capturés peuvent être récupérés par des araignées sauteuses ou évacués par des fourmis opportunistes, ce qui peut donner l’impression que le piège n’a rien capturé. Wiliv connaît bien ce phénomène et le signale à ses utilisateurs.
Quel est le coût réel d’utilisation du Wiliv Willo ?
C’est sans doute la première question qu’on se pose après avoir découvert comment fonctionne le Willo. Le principe est séduisant, mais quel budget prévoir sur une saison complète ?
À la différence d’un spray ou d’une spirale, le Willo fonctionne plusieurs mois par an. Trois postes de dépenses à prendre en compte : l’électricité, le leurre olfactif et le CO₂.
Commençons par le plus simple. Le ventilateur tourne en permanence, mais la consommation électrique reste très faible: 9,5w. A raison de 5 mois (de mai à septembre par exemple), cela représente moins de 10€ d’électricité, une dépense négligeable sur la saison.
Le leurre olfactif dure plusieurs semaines. L’application rappelle quand il faut le remplacer. L’opération prend quelques secondes. Le leurre coute 16,99€ pièce.
Le principal poste de dépense, c’est la bouteille de CO₂.
Avec les réglages recommandés, une bouteille de cinq kilogrammes tient environ deux semaines avec une diffusion de huit heures quotidiennes. Les utilisateurs confrontés à une pression plus faible de moustiques peuvent facilement prolonger cette durée.
Une recharge de gaz coûte généralement entre 35 et 40 €, plus la consigne de la bouteille lors du premier achat. À première vue, ça peut sembler conséquent.
Mais mettons ça en perspective. Une famille qui achète régulièrement sprays, diffuseurs électriques, spirales, bougies et répulsifs divers dépense souvent plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines d’euros chaque été, sans jamais diminuer la population de moustiques autour de la maison.
Le Willo agit directement sur cette population. C’est une logique différente, et un budget différent à raisonner.
Le CO₂ : un consommable qui soulève souvent des questions
Outre le prix, c’est probablement le point qui revient le plus souvent quand on parle du Willo.
Utiliser du dioxyde de carbone pour lutter contre les moustiques peut sembler paradoxal à une époque où l’on cherche à réduire les émissions. La réponse est plus nuancée qu’il n’y paraît.

Le gaz utilisé par Wiliv ne vient pas de la combustion d’énergies fossiles. Il est issu de la méthanisation de déchets agricoles. Ce CO₂ existe déjà dans le cycle biologique de la matière organique : il aurait de toute façon été relâché dans l’atmosphère lors de la décomposition. Wiliv ne fait que le valoriser avant son retour dans le cycle naturel du carbone. On n’est pas dans un apport de carbone fossile supplémentaire, mais dans l’utilisation d’un gaz du cycle court.
Ce que j’ai particulièrement apprécié
Après plusieurs semaines d’utilisation, plusieurs points ressortent clairement.
Le premier, sans hésitation, c’est la démarche scientifique derrière le produit. On sent rapidement que le Willo n’a pas été conçu par une équipe marketing qui cherchait à surfer sur le problème du moustique tigre. Tout le développement repose sur des connaissances entomologiques sérieuses. Ça se retrouve dans le choix des attractifs, dans la programmation des horaires de diffusion, dans l’emplacement conseillé et dans les explications de l’application.
J’apprécie aussi que Wiliv ne prétende jamais qu’un piège, à lui seul, va tout régler. Au contraire. Le fabricant insiste sur la prévention, la suppression des eaux stagnantes, l’entretien du jardin et la compréhension du comportement du moustique. Cette transparence tranche avec la plupart des produits du rayon.
La qualité de fabrication est un autre point fort. Structure métallique, fabrication française, pièces détachées disponibles, service après-vente basé en France. Des arguments qui ont du sens pour un équipement destiné à rester plusieurs années dans le jardin.
L’application mérite d’être saluée. Elle ne cherche pas à multiplier les fonctionnalités inutiles : elle aide à bien utiliser le piège.
Enfin, petite fonction bonus, la borne peut servir de veilleuse la nuit, programmable également via l’application. Personnellement j’aime beaucoup le rendu de celle ci à la nuit tombée:



Les quelques limites à connaître
Aucun produit n’est parfait, et le Willo ne fait pas exception.
La première limite, c’est le prix. L’investissement initial est plus élevé que les solutions qu’on trouve en grande surface, et il faut prévoir les consommables chaque saison.
Il faut le voir comme un équipement durable, pas comme un accessoire de saison.
L’installation demande aussi plus de réflexion qu’un répulsif classique. Le bon emplacement est important. Un piège mal placé peut fonctionner, mais nettement moins bien. Heureusement, Wiliv accompagne bien ses utilisateurs, et rien n’empêche de déplacer la borne si un autre emplacement semble plus judicieux.
Enfin, il faut accepter la patience. Le Willo n’est pas un insecticide. Son efficacité augmente progressivement à mesure que la population locale diminue. Les utilisateurs qui cherchent un résultat immédiat risquent d’être surpris au départ.
Mon verdict après ce test
Avant de découvrir le Willo, je voyais ce type de piège comme une version plus sophistiquée des nombreux systèmes anti-moustiques déjà sur le marché.
Après avoir échangé avec les équipes de Wiliv et utilisé le produit, mon regard a changé.
Le Willo n’est pas un appareil qui aspire des moustiques. C’est une solution qui s’appuie sur la biologie du moustique tigre pour agir là où la plupart des produits traditionnels échouent : en réduisant progressivement la population autour de votre maison.
Il ne faut pas en attendre des miracles dès la première soirée. Le fabricant est clair là-dessus. Le piège demande d’être installé suffisamment tôt dans la saison, bien positionné et associé aux bonnes pratiques de prévention. Dans ces conditions, il devient un outil de régulation, pas un simple moyen de protection ponctuelle.
J’ai aussi apprécié l’approche de Wiliv. L’entreprise n’essaie pas de vendre une solution miracle. Elle explique les limites du produit, parle du comportement du moustique et accompagne l’utilisateur. C’est suffisamment rare pour être noté.
Si vous habitez une région touchée par le moustique tigre et que vous voulez retrouver le plaisir de votre terrasse sans multiplier les sprays, le Willo est aujourd’hui l’une des solutions les plus sérieuses que j’aie eu l’occasion d’étudier.
Son prix peut freiner à l’achat, mais il est justifié par la qualité de fabrication, la conception française, le travail scientifique derrière le produit et une efficacité qui repose sur une vraie compréhension du moustique, pas sur des promesses marketing.
FAQ
Le Wiliv Willo fonctionne-t-il contre tous les moustiques ?
Il est avant tout optimisé pour le moustique tigre (Aedes albopictus), même s’il peut capturer d’autres espèces présentes dans le jardin.
Peut-on laisser le piège dehors toute l’année ?
Oui, la conception métallique résiste bien aux intempéries. Il est toutefois recommandé de le rentrer l’hiver, quand les moustiques ne sont plus actifs.
Le CO₂ est-il dangereux ?
Non. C’est le même dioxyde de carbone que celui des tireuses à bière ou des boissons gazeuses. Il n’est pas inflammable et les quantités diffusées restent très faibles.
Pourquoi ne faut-il pas installer le piège près de la terrasse ?
Parce qu’il attire volontairement les moustiques. Placé trop près de vous, il risque d’augmenter temporairement leur présence avant leur capture.
Peut-on utiliser le Willo sans bouteille de CO₂ ?
Le ventilateur et le leurre olfactif continueront de fonctionner, mais l’efficacité sera bien moindre – le CO₂ étant le principal signal détecté à longue distance.
Combien de temps avant d’obtenir des résultats ?
Les premières captures apparaissent rapidement, mais il faut généralement plusieurs semaines pour observer une vraie diminution de la population autour de la maison.
Peut-on déplacer le piège ?
Oui, et c’est même conseillé si l’emplacement choisi ne donne pas les résultats espérés. Quelques essais permettent souvent de trouver la position optimale.
Le Willo remplace-t-il les autres méthodes de lutte contre les moustiques ?
Non. Il fonctionne d’autant mieux qu’il est associé aux bonnes pratiques : suppression des eaux stagnantes, entretien du jardin et, si nécessaire, traitement de certains gîtes larvaires impossibles à supprimer. C’est cette approche globale qui donne les meilleurs résultats.






Merci de rester courtois: un bonjour et un merci ne coutent rien ! Nous sommes là pour échanger de façon constructive. Les trolls seront supprimés.