Test GMKtec M3 Pro à l’essai : petit format, gros multitâche et IA locale en bonus

8.6
Test GMKtec M3 Pro à l’essai : petit format, gros multitâche et IA locale en bonus
Test GMKtec M3 Pro à l’essai : petit format, gros multitâche et IA locale en bonus
449€
Excellentes performances CPU
Très bon en multitâche
RAM et SSD évolutifs
Connectique complète avec Ethernet 2,5 GbE
IA locale préinstallée et réellement exploitable
Bon rapport performances/prix

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Il y a quelques mois, je vous présentais le GMKtec NucBox M3 Pro lors de son lancement. Sur le papier, la recette avait de quoi attirer l’attention : un Core i5-13500H à 12 cœurs dans un boîtier minuscule, de la mémoire évolutive, deux emplacements SSD, du réseau 2,5 GbE et la possibilité de piloter trois écrans 4K. De quoi envisager aussi bien un PC de bureau qu’une belle machine pour Home Assistant, Docker ou Proxmox.

Cette fois, plus question de lire une fiche technique : le M3 Pro est passé sur mon bureau et je l’ai soumis à ma batterie habituelle de benchmarks, mais également à quelques expériences un peu moins conventionnelles autour de l’intelligence artificielle locale.

Et ce dernier point réserve quelques surprises. Car le Core i5-13500H date de 2023. Pas de NPU, pas de mémoire DDR5 ultra rapide et encore moins de grosse carte graphique dédiée. Pourtant, j’ai réussi à lui faire résumer localement des PDF, utiliser plusieurs LLM et même analyser et générer des images. Lentement parfois, certes, mais sans envoyer mes documents dans le cloud. Mine de rien, pour un petit PC vendu quelques centaines d’euros, ça commence à devenir intéressant !

Déballage et présentation du GMKtec M3 Pro

Le M3 Pro reste fidèle à ce qui fait le charme des mini PC : il prend ridiculement peu de place. Il mesure 114 x 106 x 42,5 mm pour environ 430 g. Le constructeur fournit avec la machine son alimentation 100 W, un câble HDMI, un support VESA et la documentation nécessaire.

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Le support VESA permettra notamment de cacher complètement le PC derrière un moniteur. Sur un bureau, il occupe déjà tellement peu d’espace qu’on finit rapidement par l’oublier.

La finition est plutôt réussie. Le châssis utilise du métal sur ses flancs et la machine donne une impression nettement plus qualitative que certains mini PC d’entrée de gamme.

Mais ce qui compte davantage se trouve évidemment à l’intérieur.

Ma version embarque un Intel Core i5-13500H, 16 Go de DDR4-3200 et un SSD NVMe de 512 Go. Le processeur Raptor Lake possède 12 cœurs, répartis entre 4 P-Cores et 8 E-Cores, pour un total de 16 threads. Sa fréquence Turbo peut atteindre 4,7 GHz et son cache atteint 18 Mo. La partie graphique est confiée à l’Intel Iris Xe avec 80 unités d’exécution pouvant grimper à 1,45 GHz.

Oui, le processeur commence à dater face aux Core Ultra et Ryzen AI actuels. Mais « ancien » ne veut certainement pas dire lent !

Une connectique particulièrement complète

GMKtec a plutôt bien exploité le petit boîtier. À l’avant prennent place deux ports USB 3.2 Gen2 à 10 Gbit/s et le bouton d’alimentation.

L’arrière accueille encore un USB 3.2 Gen2, un USB 2.0, deux HDMI 2.0 capables de sortir du 4K à 60 Hz, un USB-C compatible DisplayPort, la prise audio 3,5 mm, l’alimentation et surtout un Ethernet 2,5 GbE reposant sur un contrôleur Intel i226. Le Wi-Fi 6 et le Bluetooth 5.2 complètent l’ensemble. Le M3 Pro peut ainsi gérer trois écrans 4K simultanément.

Il manque quand même quelque chose qui devient difficile à ignorer en 2026 : l’USB4/Thunderbolt.

Le port USB-C plafonne à l’USB 3.2 et n’offre donc pas les possibilités des machines récentes équipées en USB4, notamment pour raccorder facilement un GPU externe. C’est l’un des compromis liés à cette plateforme Intel de génération précédente.

Pour un PC bureautique, une machine Home Assistant ou un serveur domestique, ce n’est absolument pas gênant. Pour celui qui espérait transformer plus tard ce petit boîtier en machine de jeu avec un eGPU, c’est déjà plus embêtant.

Une machine qui reste vraiment évolutive

Bonne nouvelle : contrairement à beaucoup de machines modernes où tout finit soudé sur la carte mère, le M3 Pro reste facilement évolutif.

Les deux slots SO-DIMM acceptent jusqu’à 64 Go de DDR4-3200. Le SSD principal prend place dans un emplacement M.2 2280 pouvant exploiter du PCIe 4.0 x4, même si le SSD livré dans les configurations actuelles est en PCIe 3.0.

Un deuxième emplacement M.2 2242 accepte pour sa part les SSD NVMe PCIe 3.0 x4 ainsi que les modèles SATA. GMKtec annonce jusqu’à 8 To par emplacement.

Le format 2242 du second emplacement réduit forcément le choix par rapport au très répandu 2280, mais avoir deux SSD dans une machine de cette taille reste appréciable.

Pour un serveur Proxmox, on pourrait par exemple conserver un SSD pour le système et utiliser le second pour les machines virtuelles. Même chose avec Docker ou un petit serveur multimédia.

Et si les 16 Go de mon modèle finissent par devenir trop justes, rien n’empêche de passer plus tard à 32 ou 64 Go.

Windows 11 Pro et une surprise nommée IA

Windows 11 Pro est installé d’origine et activé. C’est déjà appréciable sur une machine de cette gamme.

Mais un détail saute rapidement aux yeux : contrairement au G11 que j’avais testé précédemment, le bureau n’est pas totalement vierge.

GMKtec préinstalle cette fois une suite dédiée à l’intelligence artificielle locale. On y trouve notamment une interface permettant de télécharger et lancer différents modèles de langage, mais aussi des outils orientés image, transcription vocale, traduction, résumé ou encore RAG.

Et là, forcément, ma curiosité a pris le dessus :)

Le choix proposé est assez impressionnant, allant de petits modèles d’environ 1 milliard de paramètres jusqu’à des monstres dépassant largement ce que la machine peut réellement charger.

Une chose à garder en tête avant d’aller plus loin : le M3 Pro n’est pas un PC IA au sens moderne du terme.

Son Core i5-13500H ne possède pas de NPU dédié et son Iris Xe partage la mémoire vive avec le processeur. La DDR4-3200 est aussi un frein face aux architectures modernes équipées de DDR5 ou LPDDR5X beaucoup plus rapides.

Ça ne m’a évidemment pas empêché d’essayer !

Des performances CPU qui n’ont rien d’un petit PC

Place aux chiffres.

Sur Geekbench, mon M3 Pro atteint 2 352 points en single-core et 9 296 points en multi-core.

C’est un résultat particulièrement intéressant quand je le replace parmi les machines passées précédemment entre mes mains. Mon ancien GMKtec G11 n’obtenait que 1 074 et 2 766 points. Le M3 Pro est donc environ 2,2 fois plus rapide en single-core et 3,4 fois plus rapide en multi-core dans ce benchmark.

Il dépasse également le Khadas Mind équipé d’un Core i7-1360P, qui avait obtenu 1 654 / 4 420 points dans mes tests.

On commence donc à parler d’une machine réellement confortable pour travailler.

Le score Geekbench OpenCL atteint de son côté 13 517 points. Là encore, c’est nettement supérieur aux 8 487 points du G11, mais très loin des solutions graphiques modernes ou dédiées.

PCMark 10 donne une image encore plus intéressante de l’utilisation quotidienne. J’obtiens 5 999 points au global, avec 9 125 points en Essentials, 9 398 en Productivity et 6 833 en Digital Content Creation.

Dans le détail, le score atteint 10 972 en navigation web, 10 635 en écriture, 10 884 en retouche photo et 6 191 en montage vidéo.

Et ça correspond parfaitement à mon ressenti. Windows est extrêmement réactif. Les applications s’ouvrent immédiatement, on peut multiplier les onglets du navigateur et travailler sur plusieurs applications simultanément sans sentir la machine peiner.

À titre de comparaison, mon G11 obtenait seulement 3 514 points sous PCMark 10. On n’est clairement plus dans la même catégorie.

Le Core i5 est solide, l’Iris Xe beaucoup moins

3DMark Time Spy résume assez bien la personnalité du M3 Pro. La machine obtient 1 630 points, dont 1 431 points graphiques et 7 831 points CPU. Le processeur s’en sort donc très correctement. C’est l’Iris Xe qui limite rapidement l’ensemble.

Et VRMark ne laisse guère davantage de place au doute : 2 196 points et 47,87 FPS, alors que le test Orange Room vise 109 FPS et que le minimum de référence Oculus Rift est fixé à 81 FPS.

La réalité virtuelle n’est clairement pas son terrain de jeu.

Même constat pour les jeux récents. Cyberpunk 2077 tourne autour de 20 FPS en 1080p avec les réglages minimum. J’obtiens environ 45 FPS dans GTA V en 1080p élevé et autour de 30 FPS dans Shadow of the Tomb Raider en 1080p minimum. Bon Fortnite passe très correctement par contre :p

Bref, ce n’est pas un PC gaming. Mais pour quelques jeux anciens, de l’émulation, des petits jeux indépendants ou une partie occasionnelle avec des réglages raisonnables, il peut dépanner.

Températures et refroidissement : ça chauffe, mais ça tient

Faire rentrer un Core i5 série H dans un aussi petit boîtier impose forcément quelques contraintes.

Durant mes benchmarks, les températures CPU et GPU évoluent globalement autour de 70 à 85 °C lorsque la machine est fortement sollicitée. Rien d’anormal compte tenu du format et du processeur utilisé.

GMKtec permet surtout d’adapter le comportement du M3 Pro depuis le BIOS avec trois profils de puissance : Silent autour de 28 W, Balanced à 35 W et Performance pouvant atteindre environ 45 W.

C’est une excellente idée.

Pour une machine de bureau ou un serveur domestique fonctionnant H24, le profil équilibré ou silencieux sera généralement suffisant. Pour du rendu, de la compilation ou un autre traitement ponctuellement lourd, le mode Performance permet de libérer davantage le Core i5.

D’autres relevés que j’ai pu croiser mesurent environ 10 à 11 W au repos et jusqu’à 75 W à la prise en forte charge. Le refroidissement reste relativement discret, y compris lorsque le processeur travaille fortement.

C’est important, car rien n’est plus agaçant qu’un mini PC dont le minuscule ventilateur se transforme en sèche-cheveux dès qu’on ouvre trois applications !

L’IA locale : le M3 Pro peut-il vraiment s’en sortir ?

Voilà probablement la partie qui m’a le plus amusé.

GMKtec met clairement en avant les possibilités d’IA de sa plateforme logicielle, alors j’ai voulu tester quelque chose de concret plutôt qu’une simple question du genre « Quelle est la capitale de l’Allemagne ? ».

Je lui ai fourni un communiqué de presse PDF de cinq pages et demandé :

Résume ce communiqué en environ 150 mots en français, en conservant les caractéristiques techniques importantes et en supprimant le discours marketing. Ne compte pas les mots et ne vérifie pas la longueur après rédaction.

Autrement dit, une tâche que je pourrai faire réellement au quotidien dans mon travail. Et les résultats sont assez étonnants.

Gemma 3 1B a terminé le résumé en seulement 13 secondes. Qwen2.5 1.5B a demandé 18 secondes, et Llama 3.2 1B, 20 secondes. En passant à Qwen2.5 3B, le traitement grimpe à 27 secondes.

Ce sont des délais parfaitement exploitables.

Et surtout, tout se déroule localement. Le document n’est pas envoyé à ChatGPT, Gemini ou un autre service cloud. Pour des documents confidentiels, c’est loin d’être anecdotique.

Phi-4 : plus ambitieux, mais encore utilisable

J’ai ensuite augmenté la difficulté avec Phi-4. Le chargement initial du modèle demande environ une minute, puis mon résumé du même PDF est généré en 45 secondes.

On perd clairement l’instantanéité des petits modèles 1B ou 3B, mais ça reste utilisable pour un traitement ponctuel.

Plus intéressant encore, j’ai testé ses capacités multimodales en lui demandant d’analyser une image.

Il lui a fallu environ 1 minute 28 secondes pour produire une description détaillée et cohérente de la scène.

Là encore, ce n’est évidemment pas aussi rapide qu’un gros service IA dans le cloud, mais le résultat arrive depuis une petite boîte posée sur le bureau, sans GPU dédié. Vu sous cet angle, c’est plutôt bluffant !

Et même de la génération d’images !

Puisqu’on était lancé, autant aller jusqu’au bout. J’ai également testé la génération d’une image en local.

Résultat : environ 7 minutes.

Autant dire qu’on ne va pas produire cinquante illustrations par jour avec cette machine. Mais l’image obtenue était tout à fait correcte.

C’est finalement une excellente démonstration de la différence entre « possible » et « confortable ».

Le M3 Pro peut faire tourner de l’IA générative locale. Pour des petits LLM, il peut même le faire de façon étonnamment confortable. En revanche, dès qu’on attaque la génération d’images ou de gros modèles multimodaux, l’absence de GPU dédié et de mémoire rapide se fait durement sentir.

Il existe quand même une limite physique : la mémoire

J’ai aussi tenté Mistral Small 3.1 24B.

Cette fois, rideau : impossible de charger correctement le modèle, faute de mémoire GPU disponible.

Ça remet les choses en contexte.

L’Iris Xe n’a pas de VRAM dédiée : il utilise une partie de la RAM système. Avec seulement 16 Go installés sur ma machine, Windows et les applications en consomment déjà une partie avant même de charger le modèle.

Lors de certains essais IA, j’ai ainsi vu l’utilisation mémoire dépasser 13,5 Go sur 15,7 Go disponibles, soit environ 87 %.

La version 32 Go devient donc beaucoup plus pertinente si l’IA locale fait partie des usages envisagés. Et comme le M3 Pro accepte jusqu’à 64 Go, il reste possible de le faire évoluer par la suite.

Attention toutefois : ajouter de la RAM permettra de charger des modèles plus gros, mais ne transformera pas pour autant l’Iris Xe en RTX 5090. La bande passante de la DDR4-3200 et les performances du GPU resteront les principaux freins.

D’après des chiffres que j’ai vus circuler, Gemma 4 26B A4B atteint environ 12 tokens/s sur cette plateforme, alors que des mini PC AMD récents équipés de mémoire DDR5 rapide peuvent dépasser 20 à 25 tokens/s sur ce type de tâches.

Pour expérimenter, résumer des documents, traduire ou interroger localement quelques données privées, c’est très bien. Pour construire une station IA intensive, il faut regarder ailleurs.

Un excellent PC pour travailler au quotidien

En mettant l’IA de côté, c’est finalement dans les usages classiques que le M3 Pro montre le mieux son intérêt.

Navigation web lourde, Office, traitement photo, visioconférence, programmation, lecture vidéo 4K, multitâche… rien ne semble vraiment lui poser problème.

L’Iris Xe a aussi un décodage matériel vidéo efficace. Des essais en lecture YouTube 4K60 n’ont montré aucune perte d’image.

Le montage vidéo léger reste envisageable. DaVinci Resolve peut manipuler de la 4K60 pour assembler des séquences, faire des coupes ou poser quelques transitions simples. Dès qu’on accumule effets et traitements GPU, l’Iris Xe rappelle en revanche rapidement ses limites.

C’est exactement le genre de PC que je pourrais utiliser sans problème pendant plusieurs jours pour mon travail courant : rédaction, web, mails, retouche photo légère, administration du site et quelques traitements multimédias.

Et pour Home Assistant, Docker ou Proxmox ?

Évidemment, difficile de tester un mini PC sur Maison et Domotique sans poser LA question :)

Le précédent GMKtec G11 m’avait beaucoup plu pour Home Assistant, Jeedom et les petits serveurs domestiques. Son Ryzen Embedded était peu puissant, mais sobre et accompagné de deux interfaces Ethernet 2,5 GbE. J’avais d’ailleurs réussi à y faire tourner simultanément Home Assistant, Mosquitto, Zigbee2MQTT, Node-RED, Frigate et plusieurs conteneurs Docker.

Le M3 Pro change complètement d’échelle côté processeur.

Avec ses 12 cœurs, 16 threads, ses 16 Go de RAM extensibles à 64 Go et ses deux emplacements SSD, on a une excellente base pour Proxmox.

On peut parfaitement imaginer Home Assistant OS dans une VM, quelques conteneurs Docker à côté, MQTT, Zigbee2MQTT, Node-RED, AdGuard Home, un serveur VPN, Jellyfin ou Plex, voire une petite VM Windows ou Linux supplémentaire.

Le contrôleur Ethernet Intel 2,5 GbE est également un très bon point.

En revanche, contrairement au G11, le M3 Pro n’a qu’un seul port Ethernet. Pour monter un routeur OPNsense/pfSense ou séparer physiquement LAN et IoT, le G11 conserve donc un avantage très concret.

Le M3 Pro est davantage une petite machine de virtualisation polyvalente, là où le G11 était presque naturellement taillé pour devenir une appliance réseau/domotique.

Conclusion : un « ancien » processeur qui a encore beaucoup à offrir

Le GMKtec M3 Pro illustre assez bien une tendance que j’aime beaucoup actuellement dans le monde des mini PC : récupérer une plateforme qui n’est plus toute jeune et l’utiliser pour construire une machine performante à un tarif plus accessible.

Le Core i5-13500H n’a ni NPU ni iGPU dernier cri. La DDR4 trahit aussi son âge. Et face aux derniers Ryzen AI ou Core Ultra, l’écart est évident dès qu’on sollicite fortement le GPU ou l’intelligence artificielle.

Mais est-ce vraiment gênant au quotidien ? Pas tellement.

Avec 5 999 points sous PCMark 10 et 9 296 points en multi-core Geekbench, cette petite machine a largement assez de répondant pour servir de PC principal à énormément d’utilisateurs. Elle peut gérer trois écrans 4K, du réseau 2,5 GbE, deux SSD et jusqu’à 64 Go de RAM. Le tout dans un boîtier que l’on peut pratiquement cacher dans une main.

Et mes essais d’IA locale apportent finalement une jolie cerise sur le gâteau.

Pouvoir résumer un PDF de cinq pages en 13 à 27 secondes avec de petits modèles entièrement locaux est déjà parfaitement exploitable. Phi-4 demande davantage de patience, l’analyse d’image dépasse la minute et la génération d’image prend environ sept minutes. On voit très clairement où se trouvent les limites de l’Iris Xe et de la DDR4, mais on peut déjà faire beaucoup de choses.

Pour l’IA intensive ou le gaming AAA, passez votre chemin.

Pour la bureautique musclée, le développement, le multimédia, Home Assistant, Docker, Proxmox, un homelab ou simplement un PC familial compact et très réactif, le M3 Pro est autrement plus convaincant.

Et quand je le compare au G11 testé précédemment, GMKtec propose finalement deux machines assez complémentaires : le G11 reste mon petit couteau suisse réseau/domotique économique, tandis que le M3 Pro peut réellement remplacer un PC traditionnel tout en conservant cette dimension serveur et bidouille qui nous intéresse particulièrement ici.

La plateforme date de 2023 ? Oui. Mais visiblement, elle n’a pas dit son dernier mot. Et à moins de 450€ (sur le site du fabricant), c’est un excellent rapport qualité prix ! Amazon le propose également, mais à un tarif généralement plus élevé (569€ à l’heure actuelle).

8.6 Total Score
Une vraie petite station de travail, avec l'IA locale en surprenant bonus

Le GMKtec M3 Pro tient sa promesse grâce à son équilibre. Son Core i5-13500H reste très performant en 2026 et offre suffisamment de puissance pour la bureautique avancée, le multimédia, Docker, Home Assistant ou Proxmox. Son Iris Xe limite clairement le gaming et les traitements IA lourds, mais mes essais montrent que de petits LLM locaux peuvent déjà résumer des documents en quelques dizaines de secondes. Ajoutez jusqu'à 64 Go de RAM, deux SSD, du 2,5 GbE et trois sorties 4K : on obtient une machine compacte et étonnamment polyvalente, malgré une plateforme qui commence à accuser son âge.

Performances générales
9
Connectique et évolutivité
8.5
Silence et refroidissement
8.5
Polyvalence / IA locale
8
Rapport qualité/prix
9
POUR
  • Excellentes performances CPU
  • Très bon en multitâche
  • RAM et SSD évolutifs
  • Connectique complète avec Ethernet 2,5 GbE
  • IA locale préinstallée et réellement exploitable
  • Bon rapport performances/prix
CONTRE
  • GPU Iris Xe limité pour le jeu
  • IA lourde vite limitée par les 16 Go de RAM
  • Pas d’USB4 / Thunderbolt
  • DDR4 plutôt que DDR5

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