Test Khadas Mind 2 : le mini PC modulaire revient plus puissant que jamais !

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Lorsque j’avais testé le premier Khadas Mind il y a un peu plus d’un an, j’avais été séduit par son concept atypique. Les mini PC ne manquent pas sur le marché : entre Geekom, GMKtec, Beelink, Minisforum ou NiPoGi, le choix est immense. Khadas avait réussi à sortir du lot avec une idée simple : ne plus traiter le mini PC comme un ordinateur figé, mais comme le cœur d’un écosystème évolutif.
Le constructeur revient avec le Khadas Mind 2, une seconde génération qui va au-delà d’une mise à jour matérielle. Nouveau processeur Intel Core Ultra, GPU Intel Arc bien plus performant, mémoire plus rapide, Wi-Fi 7, SSD PCIe Gen4… la fiche technique évolue en profondeur, tout en conservant ce qui fait l’originalité du produit : sa modularité.
Pour ce test, Khadas m’a confié la version équipée du Core Ultra 7 155H, 32 Go de mémoire LPDDR5x et un SSD NVMe de 1 To. J’ai également pu le tester avec le Mind Graphics v1, le module graphique externe déjà présenté lors de mon test du premier Mind. Ce dernier commence à laisser sa place au Mind Graphics 2, mais il transforme déjà complètement les capacités de la machine, aussi bien en création de contenu qu’en jeu.
Au fil des semaines, le Mind 2 est devenu mon ordinateur de travail lors de plusieurs déplacements, mais aussi ma machine de bureau connectée à différents écrans. L’occasion idéale de vérifier si cette nouvelle génération tient ses promesses.
Le Khadas Mind : un concept toujours aussi unique
Revenons d’abord sur ce qui rend le Khadas Mind différent des autres mini PC du marché, avant d’entrer dans les performances.
La plupart des fabricants cherchent à concevoir l’ordinateur le plus compact possible. Khadas est parti d’une autre idée : pourquoi transporter un ordinateur portable complet quand seule sa partie informatique est réellement indispensable ? C’est de là qu’est né le Mind.
Le principe est simple. Le petit boîtier en aluminium que l’on tient dans la main contient toute la puissance de calcul : processeur, mémoire, stockage, réseau, connectique – tout ce qui constitue un ordinateur moderne.
Mais au lieu d’y intégrer définitivement un clavier, un écran ou une carte graphique puissante, Khadas les rend optionnels. L’ordinateur devient un module central auquel viennent se connecter différents accessoires selon les besoins.
Au bureau, il se relie à un écran externe et à un dock. À la maison, il s’enclenche sur le Mind Graphics pour profiter d’une carte graphique Nvidia dédiée. En déplacement, il pourra bientôt se transformer en portable ou en tablette grâce au Mind xPlay (que j’ai déjà reçu et qui fera l’objet d’un test complet sur Maison & Domotique).
Cette approche a deux avantages concrets.
D’abord la portabilité : quelques centaines de grammes dans un sac, et on transporte tout son environnement informatique, sans jongler entre plusieurs machines.
Ensuite la durée de vie. Besoin de plus de puissance graphique ? On ajoute un module. Besoin d’un poste fixe ? On connecte un dock. Besoin d’un portable ? Le Mind xPlay prend le relais. On fait évoluer son setup sans remplacer tout l’ordinateur.
Tout repose sur le connecteur propriétaire Mind Link, situé sous le mini PC. Contrairement à une simple connexion USB4 ou Thunderbolt, il offre une bande passante pouvant atteindre 256 Gb/s — largement de quoi alimenter une carte graphique dédiée sans le goulot d’étranglement qu’on peut rencontrer avec certaines solutions eGPU classiques. La connexion entre modules est quasi instantanée, sans câbles supplémentaires ni alimentations multiples.
C’est ce qui distingue le plus le Khadas Mind de la concurrence. Un mini PC traditionnel restera un mini PC toute sa vie. Le Mind, lui, évolue au fil des besoins. Avec cette seconde génération, Khadas pousse encore plus loin dans cette direction.
Déballage et présentation du Khadas Mind 2
Connaissant déjà le Mind 1, pas vraiment de surprise en ouvrant le carton.

Le Khadas Mind 2 est toujours aussi petit: il tient dans une main, mesure à peine une quinzaine de centimètres de long pour 20 mm d’épaisseur, et pèse moins de 450 grammes. Il se glisse sans effort dans une sacoche d’ordinateur ou un compartiment de sac à dos.

Le packaging est soigné, fidèle à l’image premium que Khadas cherche à donner. À l’intérieur : le Mind 2 bien protégé, son alimentation USB-C, un câble USB-C tressé de belle qualité et la documentation de démarrage rapide. Rien d’extravagant, mais l’ensemble inspire confiance.

La qualité de fabrication est immédiatement visible. Le châssis est en aluminium usiné CNC, finition gris foncé réussie. Aucun craquement, aucun jeu, aucun plastique apparent : on est sur un produit haut de gamme.
Le design est très épuré. Sur la façade, juste le bouton d’alimentation avec sa LED.

Sur les flancs, les grilles de ventilation, bien intégrées au châssis.

À l’arrière, une connectique complète pour le format :
- un port Thunderbolt 4
- un port USB4
- deux ports USB 3.2 Type-A
- une sortie HDMI 2.1 pleine taille

Pas besoin d’adaptateurs ici. Le vrai connecteur HDMI est appréciable, notamment en salle de réunion.
Sous l’appareil, un cache en silicone protège le connecteur Mind Link, l’épine dorsale de tout l’écosystème Khadas. Grâce à lui, le Mind 2 s’enclenche directement sur les différents modules de la marque. Pas de câble qui traîne, pas de manipulation compliquée : on pose le mini PC, il se verrouille mécaniquement, et c’est opérationnel.


Khadas a conservé une particularité rare sur un mini PC : une batterie interne de 5,55 Wh. Ce n’est pas pour faire de l’autonomie portable : quelques dizaines de minutes au mieux. Son rôle est ailleurs : en cas de coupure de courant ou quand on débranche l’alimentation pour déplacer la machine, la batterie prend le relais. Selon le mode choisi dans l’application Mind, elle peut maintenir le PC en veille prolongée pendant plusieurs heures, sans perte de données. C’est un détail qu’on finit par apprécier davantage qu’on ne l’aurait cru, surtout quand on transporte régulièrement l’ordinateur entre plusieurs espaces de travail.
Autre point à noter : il est possible d’ajouter un second SSD NVMe, accessible par la trappe du dessous, et remplaçable facilement.

La mémoire vive, en revanche, est soudée. Choix classique sur les machines très compactes.
Au final, la première prise en main ne donne pas du tout l’impression d’un mini PC entrée de gamme. Le Mind 2 joue dans la même cour que les meilleurs ultraportables premium, avec une qualité de fabrication qui tient la comparaison.
Une configuration haut de gamme taillée pour durer
Le modèle reçu pour ce test embarque un Intel Core Ultra 7 155H, 32 Go de mémoire LPDDR5x et un SSD NVMe PCIe Gen4 de 1 To. Une configuration équilibrée qui vise autant les professionnels que les créateurs de contenu.
Le Core Ultra 7 155H est un bond en avant par rapport au Core i7 de la première génération. Architecture Meteor Lake, 16 cœurs (6 Performance, 8 Efficient, 2 Low Power Efficient), 22 threads, fréquence Turbo jusqu’à 4,8 GHz.
Au-delà de la puissance brute, cette génération embarque une NPU dédiée aux traitements IA. Windows et les logiciels commencent seulement à l’exploiter, mais elle ouvre des optimisations concrètes : suppression du bruit en visioconférence, retouche photo assistée, transcription vocale, certaines fonctions Copilot.

L’autre évolution importante est le GPU intégré. Exit l’Intel Iris Xe du premier Mind, place au GPU Intel Arc, bien plus capable. Il ne remplace pas une carte dédiée pour les jeux AAA en Ultra, mais il permet d’envisager des usages bien plus ambitieux : montage vidéo 4K, accélération matérielle sous Premiere Pro, Lightroom ou DaVinci Resolve, décodage AV1, retouche photo avancée, génération d’images par IA – sans forcément avoir besoin du Mind Graphics.
Les 32 Go de LPDDR5x à 7 467 MT/s sont aussi un point fort de cette configuration. La bande passante est élevée, utile avec les processeurs Core Ultra dont le GPU partage la mémoire système. La mémoire est soudée, mais difficile d’imaginer être limité avant plusieurs années avec cette capacité.
Le SSD NVMe PCIe Gen4 de 1 To assure des débits excellents, des démarrages quasi instantanés et une réactivité constante.
Côté connectivité : Wi-Fi 7 (encore rare sur les mini PC) et Bluetooth 5.4. Les utilisateurs équipés d’un routeur compatible profiteront de débits élevés et d’une latence réduite. Le double port Thunderbolt 4 / USB4 permet de brancher des écrans haute résolution, des docks, du stockage rapide ou des périphériques professionnels sans difficulté.
Sur le papier, cette configuration place le Mind 2 parmi les mini PC premium du moment. Reste à voir si l’expérience suit.
Installation et configuration : prêt à travailler en quelques minutes
Aucune compétence technique requise pour installer le Khadas Mind 2. On connecte l’alimentation USB-C, un écran, un clavier et une souris, on appuie sur le bouton : Windows 11, préinstallé, démarre. En quelques minutes, le bureau est là.
Bon point : Khadas n’a pas cédé à la tentation des logiciels préinstallés inutiles. Le système est propre, avec uniquement les applications nécessaires.

Parmi elles, Mind : l’utilitaire maison pour piloter les fonctions spécifiques de la machine. Interface claire, fonctionnalités pratiques. La gestion de la batterie intégrée est configurable : mise en veille, veille prolongée ou utilisation temporaire sur batterie en cas de débranchement brusque. La fonction Smart Charging limite la charge maximale quand le Mind reste branché en permanence, ce qui prolonge la durée de vie de la batterie sur le long terme (le même comportement que sur les portables professionnels récents). L’application gère aussi les mises à jour de façon centralisée : pilotes, BIOS, composants spécifiques au Mind : tout se détecte automatiquement. Dès le premier démarrage, quelques mises à jour étaient proposées, et elles se sont installées sans accroc.
J’ai ensuite installé tout mon environnement habituel : suite Microsoft Office, Photoshop, Lightroom, Premiere Pro, DaVinci Resolve, plusieurs navigateurs, Visual Studio Code, Home Assistant, quelques outils de virtualisation légère, mes logiciels de benchmark. Même avec plusieurs dizaines d’applications installées, le Mind 2 reste parfaitement réactif. Windows tourne bien, les démarrages sont rapides.

Un détail que j’apprécie : le bruit. En utilisation bureautique normale, le ventilateur est quasiment inaudible. Il faut pousser le processeur sérieusement – rendu vidéo, benchmark en boucle – pour l’entendre accélérer. Et même dans ces conditions, le niveau sonore reste bien en dessous de ce que produit un ultraportable de puissance équivalente.
L’installation du Mind Graphics est tout aussi directe. On positionne le Mind 2 au-dessus du connecteur Mind Link, les aimants guident le mini PC, il se verrouille. Windows détecte le nouveau matériel, on installe les pilotes Nvidia, et la GeForce RTX 4060 Ti est disponible.

C’est sans doute l’un des gros atouts du concept. Là où un eGPU classique impose un boîtier externe relié par câble Thunderbolt, une alimentation dédiée et parfois des manipulations logicielles, ici tout se fait en quelques secondes. On pose le Mind sur son support, on l’allume, et on passe d’un mini PC compact à une station de travail, sans l’impression d’utiliser un périphérique externe. C’est probablement ce qui différencie le plus le Mind 2 de ses concurrents.
À l’usage : un mini PC qui sait presque tout faire
La fiche technique, c’est bien. Mais certains mini PC montrent vite leurs limites dès qu’on commence à multiplier les applications ou à leur demander un peu plus que de la bureautique simple. Avec le Khadas Mind 2, je n’ai pratiquement jamais ressenti ça.
Pendant plusieurs semaines, il a remplacé mon ordinateur de bureau lors de déplacements, mais aussi sur mon bureau principal. Je l’ai utilisé comme n’importe quel PC : rédaction d’articles, retouche photo, montage vidéo, visioconférences, navigation avec plusieurs dizaines d’onglets, gestion des réseaux sociaux, Photoshop, administration de mes installations domotiques via Home Assistant.
Et c’est là qu’on mesure les progrès d’Intel avec cette génération Core Ultra. Une vingtaine d’onglets Chrome ouverts, Photoshop en arrière-plan, Lightroom en train d’exporter, quelques apps de messagerie actives : le système reste fluide. Les 32 Go de mémoire y contribuent évidemment, mais le processeur encaisse sans broncher ce type de charge. Pour quelqu’un dont l’activité se limite à la bureautique, la navigation web ou le développement, le Mind 2 est franchement surdimensionné.
Un compagnon de travail idéal en déplacement
La mobilité, c’est l’argument central du Mind 2. À plusieurs reprises, je l’ai simplement glissé dans mon sac photo, à côté de l’appareil et de quelques accessoires. Moins de 500 grammes, on oublie presque sa présence. Il passe même sans soucis dans une poche de pantalon :p

À destination, il suffit de le connecter à un écran, une télévision ou un moniteur USB-C pour retrouver son environnement de travail. C’est une approche différente du portable. Avec un portable, on transporte systématiquement l’écran, la batterie, le clavier et le pavé tactile, même quand ils ne servent à rien. Ici, seule la partie informatique voyage. Si un écran est disponible sur place (bureau, salle de réunion, hôtel avec une TV HDMI) on est opérationnel en quelques secondes. On s’y habitue vite, et le sac qu’on transporte toute la journée sur un salon s’en trouve bien plus léger :)
La bureautique ne lui fait absolument pas peur
Microsoft Office tourne parfaitement : Word, Excel, Outlook, PowerPoint se lancent instantanément et restent réactifs, même sur de gros fichiers Excel avec des milliers de lignes ou des tableaux complexes.
La visioconférence profite aussi des nouveautés Core Ultra. Grâce au NPU intégré, Windows Studio Effects gère automatiquement le flou d’arrière-plan, le cadrage ou la réduction des bruits, sans peser sur le processeur principal. Pas encore indispensable, mais ça montre que cette génération est déjà pensée pour les usages IA qui s’installent progressivement dans le quotidien.
Création de contenu : largement capable sans le Mind Graphics
Je passe beaucoup de temps sous Lightroom, Photoshop et Premiere Pro pour mes activités. Le Mind 2 s’en sort bien.
Sur Photoshop, les fichiers RAW de plusieurs dizaines de mégapixels s’ouvrent rapidement, les corrections s’appliquent sans délai et les outils IA fonctionnent correctement. Sous Lightroom Classic, l’importation de plusieurs centaines de photos se passe bien, la génération des aperçus est rapide, les exports JPEG aussi. Le GPU Intel Arc participe activement à l’accélération matérielle : on sent la différence par rapport aux anciens Intel UHD ou Iris Xe.
Premiere Pro est plus exigeant. Pour du Full HD ou du 4K H.264 simple, le Mind 2 s’en sort déjà bien : timeline fluide, transitions correctes, export raisonnable. En revanche, dès qu’on ajoute plusieurs pistes vidéo, des effets lourds ou de la correction colorimétrique avancée sur de longues séquences 4K, on touche les limites du GPU intégré. C’est là que le Mind Graphics prend tout son sens (on y reviendra plus loin).
Lecture vidéo et multimédia : aucune difficulté
Le Mind 2 lit sans problème des fichiers 4K à très haut débit, y compris des vidéos qui dépassent les 300 Mb/s, sans saccade. Le décodage matériel des codecs récents est bien géré, et la lecture reste fluide même avec d’autres applications actives. YouTube 4K HDR, Netflix, Prime Video, aucun problème. Grâce au HDMI 2.1, on peut aussi le brancher à une TV récente pour en faire un PC multimédia de salon.
Et pour jouer ?
Même sans le Mind Graphics, le GPU Intel Arc réserve quelques bonnes surprises. Soyons clairs : il ne remplacera pas une carte dédiée pour les jeux AAA en Ultra. Mais il permet de jouer correctement à de nombreux titres en restant raisonnable sur les réglages. Les jeux compétitifs (Rocket League, Fortnite, Valorant, League of Legends) tournent sans problème. Les titres plus anciens sont très agréables en 1080p. Sur GTA V ou Assassin’s Creed Mirage, le GPU Arc n’est pas ridicule pour une solution graphique embarquée dans un mini PC de cette taille.
Pour un usage occasionnel, le Mind 2 suffit. Mais ça n’est qu’une partie de l’histoire : la philosophie du Khadas Mind repose justement sur la possibilité d’ajouter un GPU Nvidia dédié quand le besoin s’en fait sentir. Les benchmarks qui suivent le montrent, avec le Mind 2 seul puis associé au Mind Graphics.
Benchmarks : le Khadas Mind 2 change de dimension
Les impressions d’usage, c’est utile. Mais pour comparer objectivement une machine avec d’autres, rien ne remplace les benchmarks. J’ai soumis le mini PC à toute une série de tests, comme je le fais systématiquement.
Objectif double : mesurer les performances du Mind 2 seul, puis observer le gain réel apporté par le Mind Graphics équipé d’une GeForce RTX 4060 Ti.
Les résultats montrent rapidement qu’on n’est pas face à un simple mini PC performant : c’est une machine qui change de catégorie selon le module associé.
Geekbench 6 : une excellente puissance de calcul
Geekbench mesure les performances brutes du processeur.
Mind 2 seul :
- Single Core : 2 232
- Multi Core : 11 735
Avec le Mind Graphics :
- Single Core : 2 207
- Multi Core : 12 507
Le Mind Graphics n’apporte aucune puissance au CPU lui-même. Il décharge simplement le processeur de certaines tâches graphiques, ce qui explique le léger gain en multicœur. L’essentiel reste lié au Core Ultra 7.

En comparaison avec les autres mini PC testés par le passé, le Mind 2 se place parmi les meilleures machines Intel du moment. Même ma grosse tour gaming Hyte est dépassée par ce mini pouce.

Pour de la bureautique avancée, du développement, de la virtualisation légère ou de la création de contenu, cette puissance est largement suffisante.
Geekbench Compute : le GPU Intel Arc montre ses muscles… jusqu’à l’arrivée de la RTX 4060 Ti
Geekbench mesure aussi les performances graphiques via OpenCL. C’est probablement le benchmark qui illustre le mieux l’intérêt du Mind Graphics.
GPU Intel Arc intégré : 35 238 points. Belle progression par rapport aux anciennes Intel Iris Xe, qui peinaient parfois face aux iGPU AMD.
Avec le Mind Graphics connecté : 127 982 points.

Presque quatre fois plus puissant. Dans la pratique, les traitements IA sont bien plus rapides, les exports Premiere Pro ou DaVinci Resolve bénéficient de l’accélération CUDA, le rendu 3D Blender s’effectue en une fraction du temps. Les applications comme Stable Diffusion ou les modèles IA locaux gagnent aussi beaucoup en réactivité. C’est le benchmark qui explique le mieux pourquoi Khadas a choisi une approche modulaire.
3DMark : des performances graphiques multipliées par trois
Le benchmark Time Spy de 3DMark est révélateur.
Sans Mind Graphics : 3 835 points – respectable pour un GPU intégré, qui permet de jouer à des titres peu exigeants et aux jeux compétitifs.

Avec le Mind Graphics : 12 426 points.
+320 % de performances graphiques. Concrètement, on passe d’un mini PC qui joue bien en Full HD à une machine capable de faire tourner les derniers jeux avec un niveau de détails élevé. Ce gain profite à tous les logiciels GPU-intensifs : montage vidéo, rendu 3D, simulation, photogrammétrie, IA.

PCMark 10 : une machine pensée pour la productivité
PCMark mesure les performances en usage réel : navigation, visioconférence, suite Office, création de contenu, retouche photo, montage vidéo.
Mind 2 seul : 7 384 points. Avec le Mind Graphics : 7 874 points.


Le gain est logiquement plus faible que sous 3DMark : la bureautique sollicite surtout le processeur. En revanche, sur les scénarios de création de contenu, le GPU dédié fait une différence perceptible. Si vous travaillez principalement sous Word, Excel ou un navigateur, le Mind Graphics ne changera pas votre quotidien. Pour un photographe, un vidéaste ou un graphiste, la différence est par contre réelle.
VRMark : prêt pour la réalité virtuelle
Mind 2 seul : 3 218 points. Avec le Mind Graphics : 11 945 points.


Là encore, quasi quatre fois plus performant. Le GPU Arc peut déjà gérer quelques expériences VR simples, mais la RTX 4060 Ti rend les casques VR modernes pleinement exploitables, tout comme les applications de visualisation 3D. J’y ai branché mon Quest 3 pour jouer à Half Life Ajax sans aucun problème.
Des chiffres… mais surtout une vraie évolution des usages
Ce qui m’a le plus frappé pendant ces essais : le Mind Graphics ne se contente pas d’améliorer des scores. Il change vraiment le profil de la machine.
Sans lui, on a un mini PC extrêmement capable pour le quotidien, la bureautique avancée, le développement, la retouche photo et le montage vidéo léger. Avec le module graphique, le même ordinateur devient une station de travail taillée pour le rendu 3D, l’encodage vidéo intensif, l’entraînement de modèles IA, les jeux AAA récents.
Au lieu d’acheter un mini PC pour la mobilité et une tour pour les tâches lourdes, on retrouve ici un seul ordinateur qui adapte sa puissance selon l’environnement. C’est une approche encore rare sur le marché. Après plusieurs semaines d’utilisation, elle me paraît bien plus pertinente qu’au moment de la sortie du premier Mind. L’arrivée du Mind Graphics 2 devrait renforcer encore cette logique : je n’ai pas encore pu le tester, mais au vu de la fiche technique, ça devrait repousser encore un peu plus les limites de l’écosystème.
Le Mind Graphics : bien plus qu’une carte graphique externe
Quand Khadas a présenté le premier Mind, beaucoup ont comparé le Mind Graphics à un boîtier eGPU classique. Après plusieurs semaines d’utilisation, je peux dire que c’est réducteur.
Oui, le Mind Graphics embarque une GeForce RTX 4060 Ti. Oui, il fait exploser les performances graphiques. Mais il apporte bien plus que ça : il change la façon d’utiliser la machine.
Contrairement à un eGPU Thunderbolt, qui reste un gros boîtier externe relié par un câble, le Mind Graphics fait vraiment partie de l’écosystème. Le Mind 2 se clipse directement sur son connecteur Mind Link. Aucun câble de données ne traverse le bureau, aucune alimentation supplémentaire à brancher au mini PC, aucune manipulation après la première installation des pilotes. On pose le Mind 2, il s’aimante, on l’allume : Windows détecte la RTX 4060 Ti en quelques secondes. Cette simplicité change la façon d’utiliser la machine.

Et grâce au Display Port, mon écran Ultra large Iiyama est parfaitement supporté.
Une station d’accueil complète
Le Mind Graphics complète aussi la connectique du Mind 2. À l’avant : prise casque 3,5 mm, port USB-C, lecteur de cartes SD plein format. À l’arrière : port Ethernet 2,5 Gb/s, deux sorties HDMI 2.1, un DisplayPort 1.4, plusieurs ports USB supplémentaires.
Une fois installé sur le bureau, le Mind Graphics joue le rôle de station d’accueil. Tous les périphériques restent branchés en permanence. Quand on rentre d’un déplacement, on pose le Mind 2 et on retrouve son environnement complet : le même confort qu’une station d’accueil professionnelle pour portable, avec une intégration plus propre.
Dans quels cas le Mind Graphics devient-il nécessaire ?
Tout dépend du profil. Pour de la bureautique, du développement, de la domotique, de la retouche photo occasionnelle ou du montage simple, le Mind 2 seul est très convaincant. Le Core Ultra 7 et le GPU Arc suffisent largement à la majorité des utilisateurs.
Les choses changent vraiment avec la RTX 4060 Ti pour les créateurs de contenu. Sous Premiere Pro, DaVinci Resolve ou After Effects, les exports sont nettement plus rapides grâce à CUDA. Les effets complexes, la correction colorimétrique, les traitements IA – tout est plus fluide. Même constat sous Blender : le rendu CPU fonctionne, mais demande plusieurs minutes selon la complexité des scènes. Avec le Mind Graphics, l’accélération GPU réduit considérablement les temps de calcul.
Pour l’IA locale, la différence est aussi marquée. De nombreux outils exploitent directement les cartes Nvidia : Stable Diffusion, Flux, ComfyUI, Ollama avec des modèles optimisés CUDA, assistants locaux. Le Mind 2 peut déjà faire tourner certains modèles, mais pour des modèles plus lourds ou de la génération d’images rapide, la RTX 4060 Ti fait une vraie différence. Même chose pour les développeurs qui travaillent sur des projets IA ou d’apprentissage automatique.
Et pour le jeu ? Le changement est spectaculaire
C’est le domaine où la différence est la plus visible. Le GPU Arc permet déjà de jouer correctement en Full HD à condition de modérer les réglages. Avec le Mind Graphics, on oublie qu’on utilise un mini PC. Les jeux récents passent avec un niveau de détails élevé, voire maximal selon les titres. Pour quelqu’un qui travaille en journée et joue le soir, le concept est séduisant : en déplacement le Mind 2 reste compact et silencieux, de retour au bureau il devient une machine de jeu en quelques secondes.

Un concept qui prend encore plus de sens avec le Mind 2
Lors du test du premier Mind, j’avais trouvé le concept prometteur mais encore un peu en avance sur son temps. Avec cette seconde génération, l’écosystème commence vraiment à prendre forme.
Le Mind 2 est assez puissant pour être utilisé seul la plupart du temps. Le Mind Graphics complète la machine quand c’est nécessaire. Et l’écosystème continue de s’étoffer : Khadas commercialise également le Mind Dock, que nous avions vu dans le test précédent du Mind 1, et le Mind xPlay, que j’ai déjà reçu, permet de transformer le Mind 2 en portable ou en tablette tactile. C’est le module que j’attendais le plus, et il fera l’objet d’un article complet prochainement.

Le Mind Graphics 2 vient aussi d’être annoncé. Je n’ai pas encore pu le tester (mon exemplaire utilisé ici pour les tests est toujours la première génération). Mais au vu de la fiche technique, cette nouvelle version devrait encore repousser les limites de l’écosystème, avec une carte plus récente et plus de puissance pour les usages IA et créatifs.
Ce qui me plaît dans le Khadas Mind, c’est cette logique de ne pas tout remplacer tous les trois ou quatre ans. On conserve le cœur, on fait évoluer les modules selon les besoins. Dans un marché où les appareils deviennent de plus en plus difficiles à faire évoluer, cette approche tranche, et c’est précisément ce qui la rend intéressante.
Verdict : un concept arrivé à maturité
Quand j’avais découvert le premier Khadas Mind, j’avais trouvé l’idée audacieuse : un ordinateur modulaire qu’on transporte partout, capable de se transformer en station graphique ou en portable grâce à différents modules. Ça sortait clairement des sentiers battus.
Un peu plus d’un an plus tard, le Mind 2 me donne le sentiment que cette vision tient ses promesses.
En tant que mini PC simple, il est déjà excellent. Le Core Ultra 7 couvre toutes les tâches du quotidien : bureautique, développement, retouche photo, montage vidéo poussé. Les 32 Go de mémoire apportent du confort en multitâche, le SSD PCIe Gen4 assure une réactivité constante.
Le niveau de finition m’a aussi beaucoup plu. Le châssis en aluminium est solide, le format est remarquablement compact, et l’ensemble reste discret aussi bien sur un bureau que dans un sac. La petite batterie intégrée est un de ces détails auxquels on s’attache vite : ne plus s’inquiéter d’une coupure de courant ou d’un déplacement rapide entre deux bureaux, c’est plus pratique qu’on ne le pense a priori.
Mais ce qui distingue vraiment le Mind 2 des autres mini PC, c’est son écosystème. Il y a beaucoup d’excellents mini PC sur le marché aujourd’hui. Certains sont même moins chers ou légèrement plus performants à configuration équivalente. Mais aucun ne propose une approche aussi cohérente. Avec le Mind 2, on n’achète pas seulement un ordinateur, on entre dans une plateforme qui peut évoluer. Un Mind Graphics quand on a besoin de puissance graphique. Un Mind xPlay pour travailler en mobilité sans porter un portable complet. Et demain, de nouveaux modules qui viendront enrichir le tout sans toucher au cœur de la machine.
Bien sûr, ce n’est pas parfait. Le prix est élevé face à des mini PC concurrents à configuration similaire. La mémoire vive est soudée, même si 32 Go devraient tenir plusieurs années pour la majorité des utilisateurs. Le Mind Graphics première génération commence à montrer son âge face aux cartes récentes (mais le Mind Graphics 2 est déjà annoncé).
Ces réserves ne changent pas mon avis. Le Khadas Mind 2 n’est pas fait pour être le meilleur rapport performances/prix du marché. Ce n’est pas son objectif. Il cible les utilisateurs qui veulent une machine premium, compacte, qu’on peut adapter à différents contextes sans multiplier les ordinateurs. Après plusieurs semaines d’utilisation, le pari est tenu.

Le Mind 2 m’a accompagné aussi bien à mon bureau qu’en déplacement, sans jamais donner l’impression d’être limité. Quand le besoin de puissance se fait sentir, le Mind Graphics transforme la machine en station de travail compacte. J’attends de tester le Mind Graphics 2 et le Mind xPlay prochainement (ce dernier est déjà là, l’article arrive très bientôt). Si les deux tiennent leurs promesses, l’écosystème Khadas va encore gagner en cohérence.









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