Test de l’Aiper Scuba V3 : un robot piscine qui ne se contente plus de nettoyer, il réfléchit

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899,00€

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Test de l’Aiper Scuba V3 : un robot piscine qui ne se contente plus de nettoyer, il réfléchit
Test de l’Aiper Scuba V3 : un robot piscine qui ne se contente plus de nettoyer, il réfléchit
899,00€
Navigation IA très efficace
Caméra VisionPath pertinente
Excellente aspiration
Nettoyage fond, parois et ligne d'eau
Ligne d'eau particulièrement réussie
Double filtration jusqu'à 3 µm
Recharge sans fil pratique
Autonomie confortable (3 h)
Application complète et intuitive
Retour automatique en fin de cycle
Construction premium
Utilisation très simple

Résumer cet article :

Le marché des robots de piscine évolue vite. Très vite même. Il y a encore deux ou trois ans, la principale nouveauté consistait à supprimer le câble d’alimentation. Aujourd’hui, les modèles haut de gamme sont devenus totalement autonomes, capables de nettoyer le fond, les parois et la ligne d’eau sans qu’on ait à s’en mêler. Avec le Scuba V3, Aiper entend franchir une nouvelle étape.

La marque s’est imposée en quelques générations de robots sans fil réussis. Avec ce V3, elle ne se contente pas d’améliorer l’autonomie ou la puissance d’aspiration : elle ajoute une vraie caméra et un système d’IA baptisé AI Patrol, capable de repérer les zones les plus sales pour y aller en priorité. L’idée : arrêter de perdre du temps à repasser sur une zone déjà propre.

Sur la fiche technique : une aspiration annoncée à 18 000 litres par heure, une filtration qui retient des particules jusqu’à 3 microns, une recharge sans fil sur station, un nettoyage du fond, des parois et de la ligne d’eau, et une autonomie de 3 heures (davantage en mode Eco). Tout se pilote depuis une appli qui va jusqu’à adapter les cycles de nettoyage selon la météo ou l’historique du bassin.

Des caractéristiques ambitieuses qui placent ce modèle face aux références premium du marché : les derniers Dolphin sans fil, le Beatbot AquaSense, ou les modèles haut de gamme de Zodiac.

J’ai voulu vérifier si cette intelligence artificielle apportait réellement quelque chose au quotidien, ou si elle relevait surtout de l’argument marketing. Après plusieurs semaines d’utilisation dans différentes conditions, voici mon retour d’expérience.

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Scuba V3 : Aiper révolutionne l’entretien des piscines à l'IFA 2025 grâce à l'IA

Déballage du Aiper Scuba V3

Dès la réception, le Scuba V3 donne le ton.

Aiper soigne l’emballage de ses produits, et ce V3 ne déroge pas à la règle. Le robot arrive protégé dans un carton robuste, chaque élément calé individuellement dans de la mousse et du carton épais. On sent que la marque a pensé au transport.

Une fois ouvert, le contenu est complet. Dans la boîte : le robot avec son panier filtrant déjà monté, la station de recharge verticale, le bloc secteur, un crochet pour récupérer le robot au bord du bassin, des flotteurs de compensation pour les revêtements très lisses, et la notice de démarrage rapide.

L’ensemble inspire confiance. Le Scuba V3 affiche un design moderne mêlant noir mat, gris métallisé et quelques touches turquoise, désormais caractéristiques de la marque. La qualité de fabrication se voit tout de suite : les plastiques sont épais, les ajustements précis, rien ne laisse penser à un produit d’entrée de gamme.

Malgré cette construction robuste, le robot reste léger : environ 8,2 kg. Ça semble un détail sur une fiche technique, mais ça change tout quand il faut le sortir de l’eau après plusieurs heures de cycle. Sur ce point, Aiper fait partie des bons élèves du marché.

Une conception pensée dans les moindres détails

En observant le robot de plus près, on découvre que pratiquement chaque élément a été conçu pour une fonction précise.

À l’avant, une large brosse active en caoutchouc ; à l’arrière, une seconde. Les deux rouleaux tournent en même temps pour décoller les impuretés avant qu’elles soient aspirées.

Les larges chenilles latérales sautent aussi aux yeux. Elles donnent une bonne motricité sur le fond, et surtout permettent au robot de grimper sur des parois assez verticales.

Autre élément qui distingue tout de suite le Scuba V3 des robots plus classiques : sa caméra.

Installée en façade, c’est le cœur du système VisionPath. Couplée à des capteurs de profondeur ToF (Time of Flight), elle analyse en permanence l’environnement, repère les obstacles et reconnaît plus d’une vingtaine de types de débris pour adapter sa trajectoire. Feuilles, sable, brindilles, petits cailloux ou amas localisés ne sont donc plus traités au hasard, comme sur les générations précédentes.

La confidentialité n’a pas été oubliée pour autant. Aiper précise que les images restent traitées à l’intérieur du robot : aucune vidéo n’est enregistrée ni envoyée vers le cloud, un point validé par une certification indépendante mise en avant par le constructeur. De quoi rassurer ceux qui hésiteraient à installer une caméra dans leur piscine.

Enfin, impossible de ne pas parler de l’un des aspects les plus agréables au quotidien : la recharge. Contrairement à la plupart des robots concurrents, qui utilisent encore un connecteur étanche à brancher après chaque utilisation, le Scuba V3 se pose simplement sur sa station verticale. Les contacts de charge sont intégrés, la recharge démarre seule. Aucun assemblage, le support se déplie tout simplement. C’est plus élégant, plus pratique, et ça évite l’usure prématurée des connecteurs.

Il faut environ cinq heures pour recharger la batterie à fond.

Installation : quelques minutes suffisent pour être opérationnel

L’un des gros avantages des robots sans fil, c’est leur simplicité de mise en service. Plus besoin d’installer un transformateur près de la piscine, de dérouler un long câble flottant ou de vérifier qu’il ne s’emmêle pas. Avec le Scuba V3, la préparation est rapide.

Après une première charge complète sur sa station, il suffit d’allumer le robot puis d’installer l’application Aiper sur son smartphone. Elle est disponible sur Android comme sur iOS et détecte le robot via Bluetooth. Une fois trouvé, il ne reste plus qu’à lui donner les identifiants du Wi-Fi pour qu’il puisse joindre le cloud Aiper quand c’est nécessaire. L’opération ne prend guère plus de quelques minutes.

Le robot est alors prêt à travailler.

Petit détail à ne pas oublier : Aiper fournit deux inserts en mousse qui modifient légèrement la flottabilité du robot. Pas indispensables dans la majorité des piscines. Mais si votre bassin a un revêtement très lisse (certains liners ou carrelages) et que le robot a du mal à rester collé aux parois ou à la ligne d’eau, leur installation change vraiment son comportement. L’opération prend quelques secondes, sous les chenilles latérales.

Même sans ouvrir l’application, le Scuba V3 reste utilisable. Le bouton unique sur le dessus permet de choisir directement quatre programmes : nettoyage automatique, fond uniquement, parois uniquement ou ligne d’eau uniquement. Pratique pour lancer un cycle rapidement sans sortir son téléphone.

Mais se limiter à ces quatre modes reviendrait à passer à côté de ce qui fait tout l’intérêt de ce modèle.

Une application qui apporte une vraie valeur ajoutée

Contrairement à certains robots où l’appli se contente d’afficher le niveau de batterie, celle d’Aiper fait vraiment partie du produit.

L’écran principal affiche le niveau de charge, l’état du robot et les modes disponibles. En plus des quatre programmes accessibles directement sur le robot, deux fonctions exclusives apparaissent dans l’application.

La première est sans doute la plus intéressante : AI Patrol. C’est ce mode qui active toute la partie vision artificielle du Scuba V3. Une fois immergé, le robot observe d’abord son environnement avant de partir à la recherche des zones les plus sales. Contrairement aux robots traditionnels, qui parcourent toute la piscine selon un trajet prédéfini ou parfois totalement aléatoire, le V3 s’occupe d’abord des amas de feuilles, de sable ou de débris qu’il détecte visuellement. Ce n’est qu’une fois ces zones traitées qu’il termine méthodiquement le reste du bassin.

La seconde nouveauté, c’est le mode AI Navium. Ici, le robot ne se contente plus d’exécuter un planning fixe. Il observe les habitudes de nettoyage, tient compte de la météo et adapte ses prochains cycles. Une journée très venteuse ? Il fera un nettoyage plus complet. Une période calme avec peu de saletés ? Il privilégiera un entretien plus léger pour économiser sa batterie.

L’idée est séduisante : plutôt que de programmer arbitrairement trois nettoyages par semaine, le robot décide lui-même quand un nettoyage plus approfondi est vraiment nécessaire. C’est typiquement le genre de fonction qu’on oublie vite… parce qu’elle travaille toute seule.

On peut aussi, tout simplement, programmer un planning classique avec plusieurs nettoyages par semaine, aux jours et horaires de son choix.

L’IA du Scuba V3 : argument marketing ou vraie avancée ?

L’IA est devenue un argument commercial incontournable. Aspirateurs robots, tondeuses autonomes, caméras de surveillance… difficile d’échapper au terme.

Dans le cas du Scuba V3, ce n’est pourtant pas qu’un slogan.

Le robot embarque une vraie caméra, épaulée par plusieurs capteurs de profondeur ToF qui analysent en permanence ce qu’il y a devant lui. Le but n’est pas de filmer votre piscine, mais de repérer ce qui traîne au fond pour ajuster sa trajectoire. Ces données restent traitées dans le robot, sans stockage ni envoi vers internet.

Concrètement, une fois immergé, le robot commence par une phase d’observation. On le voit faire quelques rotations au départ, comme s’il prenait la mesure des lieux avant de se mettre au travail. C’est volontaire : il cartographie le bassin et repère les zones qui ont besoin de lui.

Cette différence de comportement est assez déroutante la première fois. On pourrait croire qu’il hésite… alors qu’il est simplement en train de préparer son intervention.

J’ai fait un essai assez parlant : déposer volontairement un tas de terre au fond de la piscine. Au lieu de poursuivre son trajet, le Scuba V3 a changé de direction presque immédiatement pour aller traiter cette zone, avant de reprendre son parcours habituel. J’ai reproduit le test avec d’autres débris : feuilles, sable, petits cailloux, avec des résultats très convaincants à chaque fois.

Aiper annonce que son système reconnaît plus de vingt types de débris et améliore jusqu’à dix fois la rapidité de détection par rapport à une navigation traditionnelle. Comme souvent avec ce genre de chiffre marketing, mieux vaut garder un peu de recul : face à un robot ancienne génération qui fonctionne au hasard, l’écart est effectivement spectaculaire. Face aux meilleurs robots actuels qui utilisent déjà une navigation intelligente sans caméra, le gain est plus mesuré. Ce qui ressort clairement de mes essais, en revanche, c’est que le Scuba V3 perd beaucoup moins de temps sur les zones déjà propres et insiste davantage là où le nettoyage est vraiment nécessaire.

VisionPath : une navigation bien plus intelligente

Cette IA s’appuie sur une seconde technologie baptisée VisionPath.

Là où beaucoup de robots se contentent de suivre des trajectoires géométriques simples, VisionPath combine les infos de la caméra, des capteurs de profondeur et des différents détecteurs embarqués pour construire une représentation du bassin.

Le robot adapte alors son parcours en permanence. Il évite les buses de refoulement, contourne les bondes de fond, repère les jouets oubliés dans le bassin et limite les passages inutiles sur les zones déjà propres. Je l’ai vu contourner les obstacles de façon beaucoup plus fluide que les générations précédentes, sans rester bloqué ni perdre de longues minutes à essayer de franchir un obstacle impossible.

Ça a un autre effet : moins de déplacements inutiles, donc plus d’autonomie. Dans une grande piscine, ça permet d’utiliser plus intelligemment les trois heures de batterie disponibles, plutôt que de les user à repasser plusieurs fois au même endroit.

Au final, c’est sans doute la plus grosse évolution du Scuba V3 par rapport aux précédents robots Aiper : pas tellement plus de puissance, mais un robot qui comprend mieux ce qu’il a devant lui avant d’agir.

Un nettoyage du fond vraiment convaincant

Le fond reste la mission principale de tout robot de piscine, et sur ce point, le Scuba V3 ne déçoit pas.

Son aspiration annoncée à 18 000 litres par heure est associée à deux rouleaux actifs qui décollent en permanence les impuretés avant leur aspiration. Feuilles, brindilles, insectes, sable ou petits graviers sont rapidement dirigés vers le large orifice d’aspiration, sous le robot.

Ce qui frappe surtout, c’est la façon dont il limite la remise en suspension des saletés. Sur certains robots, les brosses brassent tellement l’eau qu’une partie des poussières se retrouve dispersée dans la piscine avant d’être aspirée plusieurs minutes plus tard. Ici, les rouleaux travaillent plus progressivement et dirigent efficacement les débris vers l’aspiration centrale. Résultat : l’eau reste beaucoup plus claire pendant tout le cycle, ce qui change vraiment le rendu final.

Une fois les principaux amas éliminés, le robot adopte un déplacement plus méthodique. Après cette phase de recherche ciblée, il passe à un parcours en bandes parallèles avec un léger chevauchement entre chaque passage, pour couvrir toute la surface. Cette seconde phase ressemble davantage au comportement des meilleurs robots qui cartographient déjà leur environnement, avec une couverture très homogène du bassin.

Au terme d’un cycle complet, le fond est impeccable. Comme toujours, quelques angles très fermés ou certaines zones derrière des obstacles fixes peuvent demander un léger passage manuel – un cas classique qu’on retrouve sur pratiquement tous les robots actuels.

Des parois bien négociées

Le nettoyage des parois est souvent le point faible des robots sans fil : le poids de la batterie complique leur adhérence quand ils grimpent sur une surface verticale.

Le Scuba V3 s’en sort pourtant remarquablement bien. Ses larges chenilles offrent une excellente motricité, et la puissance d’aspiration maintient le robot plaqué contre les parois. Une fois en haut, il fait plusieurs passages verticaux en modifiant progressivement son angle pour couvrir toute la surface.

Même les transitions entre deux murs sont généralement bien négociées. Sur un angle très fermé, le robot tente parfois deux fois avant de passer, mais il finit par rejoindre la paroi suivante sans se bloquer. Vu la diversité des formes de bassins, c’est tout à fait acceptable.

Les revêtements en liner, béton peint, carrelage ou coque polyester ne semblent poser aucune difficulté particulière. Aiper fournit malgré tout les inserts de flottabilité évoqués plus haut, pour les parois exceptionnellement glissantes.

La ligne d’eau : probablement son point fort

S’il y a bien une zone que beaucoup de propriétaires repoussent au moment de nettoyer leur piscine, c’est la ligne d’eau. Crèmes solaires, pollens, poussières, graisse et dépôts calcaires finissent par former un liseré disgracieux qu’il faut généralement frotter à la main.

C’est là que le Scuba V3 impressionne le plus. Aiper utilise ici une techno baptisée JetAssist : de petits propulseurs latéraux expulsent de l’eau pour maintenir le robot plaqué contre la ligne d’eau, tout en le déplaçant horizontalement sur toute la périphérie du bassin.

Contrairement à beaucoup de robots qui ne font que toucher brièvement cette zone avant de redescendre, le Scuba V3 fait un vrai brossage horizontal. On le voit progresser lentement tout autour de la piscine, ses rouleaux exactement au niveau de la ligne d’eau. Les dépôts gras et les marques laissées par l’évaporation disparaissent progressivement, sans intervention manuelle.

C’est probablement ce que fait de mieux un robot sans fil dans cette gamme de prix, à ce jour. Venant tout juste de changer mon liner, j’apprécie d’avoir un robot capable de maintenir la ligne d’eau propre, car il faut avouer que c’est galère à nettoyer, et malheureusement une ligne d’eau mal nettoyée donne une impression de piscine négligée :/

Une filtration qui ne se limite pas aux feuilles

Nettoyer le bassin est une chose. Encore faut-il retenir efficacement tout ce qui est aspiré.

Aiper a prévu une filtration à deux niveaux. Le panier principal utilise une maille de 180 microns, bien adaptée aux feuilles, insectes, brindilles, cailloux et autres débris classiques.

La vraie nouveauté, c’est le second filtre MicroMesh de 3 microns, livré d’origine : cette cartouche retient les poussières extrêmement fines, le pollen, le sable très fin ou les premiers résidus d’algues en suspension.

Dans une piscine qui vient de subir un épisode venteux ou un orage, la différence se voit vite : l’eau retrouve sa transparence sans solliciter uniquement le système de filtration principal de la piscine.

En pratique, mieux vaut adapter le filtre à la situation. Si le bassin est très sale après plusieurs jours sans entretien, je commence avec le panier standard pour évacuer les gros débris, puis je fais un second passage avec le filtre ultrafin pour peaufiner le nettoyage. C’est la méthode que j’ai adoptée après plusieurs essais sur un bassin bien encrassé, les récents orages faisant suite aux canicules n’ayant pas épargné la piscine…

Le nettoyage du panier ne prend ensuite qu’une ou deux minutes : une pression sur le verrou permet de retirer le bloc filtrant, qu’il suffit de rincer au jet d’eau avant de le remettre en place. Simple, et sans aucun outil.

Une autonomie pensée pour les grands bassins

Sur le papier, l’Aiper Scuba V3 annonce jusqu’à 180 minutes d’autonomie, soit trois heures de fonctionnement continu. En mode Eco, cette durée grimpe à environ 210 minutes, voire plus quand le robot adapte sa puissance selon le niveau de saleté détecté.

Dans la pratique, ces chiffres tiennent. Sur une piscine de taille moyenne, un cycle complet fond + parois + ligne d’eau se fait sans difficulté avec une seule charge. Même sur des bassins approchant les 150 m², le robot garde assez d’autonomie pour terminer son programme. C’est un vrai progrès par rapport aux premières générations de robots sans fil, qui demandaient parfois une seconde charge sur les plus grands bassins.

Le mode Eco mérite qu’on s’y arrête. Il ne s’adresse pas au grand nettoyage de printemps ou à une piscine très sale, mais à l’entretien régulier d’un bassin déjà propre. Le robot réduit alors légèrement sa puissance pour privilégier la durée de fonctionnement. Associé au mode AI Navium, qui adapte les cycles selon les besoins, ça permet d’espacer encore les interventions du propriétaire.

Le retour automatique : un petit détail qui change le quotidien

Tous ceux qui utilisent un robot sans fil connaissent cette situation : le nettoyage est terminé… mais impossible de retrouver le robot. Il est immobilisé au fond du grand bain, batterie vide, et il faut sortir la perche télescopique pour aller le récupérer.

Aiper a évité ce problème. À la fin de son cycle, le Scuba V3 remonte automatiquement contre une paroi et se positionne juste sous la ligne d’eau. L’application envoie en même temps une notification indiquant que le nettoyage est terminé. Il suffit de tendre la main, ou d’utiliser le crochet fourni, pour le récupérer.

Le robot reste dans cette position une dizaine de minutes. Si personne ne vient le chercher, il redescend doucement au fond du bassin et s’éteint pour préserver sa batterie :une sécurité bienvenue, qui évite qu’il reste suspendu contre une paroi pour rien.

Une fois sorti de l’eau, il ne reste plus qu’à le poser sur sa station de recharge. L’absence de connecteur étanche à manipuler est vraiment agréable au quotidien : on pose le robot sur son socle, la charge démarre seule, et l’application confirme immédiatement que tout fonctionne.

Les quelques limites à connaître

Aucun robot de piscine n’est parfait, même dans cette gamme de prix. Le Scuba V3 n’y échappe pas.

Première limite : les marches immergées. Comme beaucoup de robots actuels, il nettoie sans problème une grande plage immergée si elle est assez profonde, mais les marches étroites restent compliquées. Sous une quinzaine de centimètres de profondeur, le robot manque d’eau sous lui pour garder son adhérence et ne peut pas les nettoyer correctement. Ce n’est pas un défaut propre au Scuba V3, mais une contrainte qu’on retrouve sur la majorité des robots autonomes.

Les très grandes piscines aux formes complexes sont aussi un cas à part. Aiper destine le Scuba V3 aux bassins résidentiels classiques ; si votre piscine a de nombreuses plages immergées, plusieurs niveaux ou une géométrie très atypique, les modèles Scuba V3 Pro ou Ultra seront plus adaptés, avec leurs fonctions spécifiques de nettoyage des plateformes.

Dernier point : les communications sans fil ne passent pas sous l’eau. Une fois le robot immergé, le Bluetooth et le Wi-Fi ne traversent quasiment plus l’eau. Impossible donc de modifier le programme en cours ou de rappeler le robot depuis l’application : tous les réglages doivent être faits avant sa mise à l’eau. Ce n’est pas une faiblesse de l’application Aiper, juste une contrainte physique des ondes radio.

Mon verdict après plusieurs semaines d’utilisation

Aiper avait déjà fait ses preuves avec les précédentes générations de Scuba. Avec ce V3, la marque ne se contente pas d’ajouter de la puissance ou de l’autonomie : elle change la façon dont un robot nettoie une piscine.

L’intelligence artificielle n’est pas qu’un argument marketing. Le système AI Patrol apporte un vrai bénéfice : il détecte les zones les plus sales avant de lancer le nettoyage méthodique du reste. Le gain se mesure moins en temps qu’en efficacité : le robot concentre ses efforts là où c’est vraiment utile, puis termine le travail en bonne et due forme.

J’ai aussi beaucoup aimé la qualité de fabrication. Le robot inspire confiance, la station de recharge sans fil simplifie vraiment le quotidien, et la filtration double couche fait une vraie différence quand le bassin est chargé en poussières fines ou en pollen.

La ligne d’eau est probablement sa plus belle réussite. Grâce au système JetAssist, le nettoyage y est nettement plus efficace que chez la plupart des robots concurrents, qui se contentent d’effleurer cette zone pourtant très exposée aux dépôts.

Bien sûr, quelques limites subsistent. Les marches restent un défi, les très grands bassins aux formes complexes trouveront davantage leur bonheur avec les versions Pro ou Ultra, et l’application ne peut pas piloter le robot une fois immergé. Mais ces réserves ne suffisent pas à remettre en cause les excellentes prestations du Scuba V3.

Au final, Aiper signe l’un des robots de piscine sans fil les plus aboutis de sa catégorie : une excellente qualité de nettoyage, une utilisation simple, et des fonctions qui améliorent vraiment le quotidien plutôt que de juste gonfler la fiche technique.

Pour un propriétaire qui veut automatiser quasiment tout l’entretien de sa piscine sans s’encombrer d’un câble, le Scuba V3 fait aujourd’hui partie des modèles les plus convaincants du marché. En tout cas pour ma part il m’a parfaitement convaincu. Et utilisé en duo avec le Aiper Surfer S2 qui se charge de nettoyer la surface, c’est une combinaison tip top :D

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Last update was on: 22 juillet 2026 10h40
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Un robot intelligent qui tient réellement ses promesses

L'Aiper Scuba V3 change vraiment la donne chez les robots de piscine sans fil. Son IA AI Patrol, sa navigation VisionPath, sa filtration double couche et son nettoyage très efficace de la ligne d'eau apportent un vrai confort d'usage. La recharge sans fil, l'application bien pensée et le retour automatique en fin de cycle renforcent l'impression de produit haut de gamme. Il reste quelques limites sur les marches immergées ou les bassins très complexes, mais le bilan est très positif : pour une piscine résidentielle classique, c'est l'un des meilleurs choix du moment.

Qualité de nettoyage
9.5
Navigation et intelligence
9.5
Facilité d'utilisation
9.5
Autonomie et entretien
9.5
Rapport qualité/prix
9.5
POUR
  • Navigation IA très efficace
  • Caméra VisionPath pertinente
  • Excellente aspiration
  • Nettoyage fond, parois et ligne d'eau
  • Ligne d'eau particulièrement réussie
  • Double filtration jusqu'à 3 µm
  • Recharge sans fil pratique
  • Autonomie confortable (3 h)
  • Application complète et intuitive
  • Retour automatique en fin de cycle
  • Construction premium
  • Utilisation très simple
CONTRE
  • Prix élevé
  • Nettoyage des marches limité
  • Peu adapté aux bassins très complexes
  • Application inutilisable sous l'eau (limitation des ondes)
  • Recharge un peu longue (≈ 5 h)

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