UGREEN AIoT : quand le NAS, l’IA et la domotique ne font enfin plus qu’un

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UGREEN, je connaissais surtout pour ses câbles, chargeurs et accessoires en tout genre. Et depuis quelque temps pour ses NAS, bien sûr. J’ai d’ailleurs testé récemment le NASync DXP4800 Pro, une machine qui m’avait plutôt surpris, notamment parce qu’UGOS Pro a énormément progressé en très peu de temps.

Mais ce que j’ai découvert à l’IFA de Berlin va beaucoup plus loin. J’ai assisté à la conférence UGREEN, en présence notamment de son fondateur et CEO, mais également de représentants d’ARM et de différents spécialistes de la maison connectée. Je m’attendais évidemment à de nouveaux chargeurs, quelques NAS plus puissants, peut-être de nouveaux accessoires. Tout cela était bien au programme.

Puis UGREEN a commencé à parler d’AIoT. Et là, forcément, mes oreilles se sont dressées.

Car le constructeur ne veut visiblement plus se contenter de stocker nos fichiers ou de recharger nos smartphones. Il veut maintenant devenir le cerveau de la maison avec HomeAgent, une machine assez étonnante qui mélange NAS, vidéosurveillance, domotique et intelligence artificielle locale.

Quand on suit la domotique depuis plus de vingt ans, difficile de rester insensible à cette proposition. Car sur le papier, UGREEN se rapproche beaucoup de cette fameuse « maison intelligente » qu’on nous promet depuis des années… et qu’on attend toujours un peu.

UGREEN voit maintenant beaucoup plus loin que les accessoires

Quelques chiffres donnent une idée du chemin parcouru. Durant sa conférence, UGREEN a indiqué que ses produits étaient désormais utilisés par plus de 300 millions de personnes dans le monde.

La recharge reste évidemment l’un de ses gros métiers, avec une croissance annoncée de plus de 50 % au premier semestre 2026. Mais le stockage progresse encore plus vite : +85 % sur la même période selon UGREEN.

Ça ne m’étonne finalement pas tellement après avoir testé le UGREEN NASync DXP4800 Pro. UGREEN est arrivé tard sur un marché déjà bien occupé par Synology, QNAP et quelques autres, mais le constructeur n’a pas fait les choses à moitié. Le matériel est généreux et UGOS Pro évolue à une vitesse impressionnante.

Cette expérience acquise avec les NAS sert aujourd’hui de base à un projet nettement plus ambitieux.

UGREEN part d’un constat qu’on connaît tous en domotique. Nous accumulons des capteurs, caméras, ampoules, prises, serrures, thermostats et autres appareils connectés. Ils produisent énormément d’informations. Mais il faut toujours passer beaucoup de temps à leur expliquer quoi en faire.

HomeAgent voudrait justement s’occuper de cette partie.

HomeAgent mélange NAS, NVR, domotique et IA locale

Le UGREEN HomeAgent HA100 ressemble au premier coup d’œil à un petit NAS. Ce qui est assez logique puisqu’il en est effectivement un.

On trouve trois emplacements SATA. Deux servent au stockage NAS classique, le troisième est réservé à la vidéosurveillance. Un emplacement M.2 NVMe accueille les modèles d’intelligence artificielle. L’ensemble tourne sous UGOS Pro, le système que j’avais déjà découvert lors de mon test du DXP4800 Pro.

Sauf qu’UGREEN lui greffe maintenant toute une partie maison connectée.

Le HA100 utilise un RK3588 accompagné de 16 Go de LPDDR5 et offre une puissance de calcul IA annoncée à 26 TOPS. Il possède également un port Ethernet 2,5 Gb/s et quatre ports PoE.

Ces quatre ports sont loin d’être anecdotiques. On peut brancher directement les caméras de surveillance au HomeAgent et les alimenter par le câble réseau. Pas besoin d’un switch PoE supplémentaire.

UGREEN prépare également un HA100 Pro, et là on monte sérieusement en gamme : 32 Go de mémoire, SSD NVMe système de 128 Go, réseau 10 Gb/s et surtout 205 TOPS pour l’intelligence artificielle.

Mais ce qui m’intéresse le plus n’est finalement pas la fiche technique.

Le HA100 fonctionne surtout autour d’automatismes prédéfinis. Le HA100 Pro doit aller plus loin en comprenant le contexte et des demandes plus complexes. Il sera même possible de lui demander oralement de créer des règles domotiques. Et ça, ça change pas mal de choses.

Une maison qui comprend enfin ce qu’on veut faire

Prenons un exemple très simple.

Aujourd’hui, même avec un système aussi puissant que Home Assistant, une bonne partie de nos automatisations ressemble encore à ça : si quelqu’un est présent, qu’il fait moins de 100 lux et qu’il est après 18 h, alors on allume telle lampe.

C’est très pratique. J’utilise moi-même ce genre d’automatisation partout chez moi.

Mais soyons francs : ce n’est pas vraiment de l’intelligence. C’est une succession de conditions que nous avons programmées nous-mêmes.

UGREEN imagine autre chose. Vous pourriez simplement dire :

« Je vais me coucher. »

Le système comprendrait alors ce que cette phrase implique dans votre maison. Éteindre certaines lumières, fermer les volets, vérifier les portes, adapter le chauffage, éventuellement modifier le comportement des caméras…

Autre exemple qui m’a beaucoup parlé :

« Que s’est-il passé à la maison cet après-midi ? »

HomeAgent peut aller chercher les événements enregistrés par les caméras, les analyser et vous en faire un résumé.

On commence enfin à sortir du traditionnel « si ceci, alors cela ».

Et pour quelqu’un qui bidouille des scénarios domotiques depuis des années, c’est probablement la partie la plus excitante de la présentation.

Et surtout, tout se passe à la maison

Il y a néanmoins un problème assez évident avec une IA capable de connaître nos habitudes : elle va savoir énormément de choses sur nous.

Quand nous sommes présents. Quand nous partons travailler. Quand les enfants rentrent. Qui vient sonner à la porte. Ce qu’il se passe dans le salon. À quelle heure nous allons dormir.

Personnellement, je n’ai aucune envie que toutes ces informations soient envoyées en permanence vers des serveurs distants. UGREEN semble avoir eu exactement la même réflexion. Le mot d’ordre présenté à Berlin était très clair : local storage, local computing, local AI.

Photos, vidéos et données restent donc stockées chez vous, tandis que les traitements IA sont réalisés directement par HomeAgent. Une partie des fonctions peut même continuer à fonctionner si Internet tombe. Voilà une philosophie qui me plaît beaucoup plus.

Depuis que je fais de la domotique, j’ai toujours préféré les systèmes capables de continuer à gérer la maison lorsque la box Internet est débranchée. Au fil des années nous avons vu passer Fibaro, Jeedom, et maintenant Home Assistant. Internet doit ajouter des possibilités, pas devenir la condition nécessaire pour allumer une lumière.

Reste maintenant une grosse inconnue : l’ouverture aux équipements tiers. UGREEN annonce la prise en charge de Matter et ONVIF, ce qui est déjà une bonne nouvelle. Les appareils devront néanmoins être testés et intégrés par UGREEN, avec une liste officielle de compatibilité.

Je serai particulièrement attentif à ce point lors d’un éventuel test. Car un cerveau domotique devient beaucoup moins intéressant s’il ne sait discuter qu’avec une poignée d’appareils.

HomeAgent ne doit pas seulement obéir

L’autre idée intéressante concerne la façon dont l’IA utilise les informations produites par la maison.

Avec les caméras SynCare, HomeAgent pourra reconnaître des personnes, animaux, véhicules ou colis, puis analyser les événements enregistrés. Jusque-là, rien de totalement inédit.

La différence apparaît lorsqu’on veut retrouver quelque chose. Plus besoin de faire défiler deux heures de vidéo pour savoir à quelle heure le livreur est passé. On pourrait simplement demander :

« Quand le livreur est-il venu aujourd’hui ? »

Ou pourquoi pas :

« Montre-moi quand le chien était dans le jardin. »

HomeAgent recherche alors les séquences correspondantes.

C’est typiquement le genre de fonction qui paraît presque évidente une fois qu’on l’a vue… mais qui peut complètement changer la façon dont on utilise la vidéosurveillance.

UGREEN a d’ailleurs poussé l’idée dans une direction à laquelle je ne m’attendais pas du tout.

Et si les caméras servaient aussi à garder de bons souvenirs ?

Pendant la conférence, Samuel Chang, fondateur d’UGREEN, a raconté une petite anecdote personnelle. Après avoir passé un bon moment en famille, il s’est rendu compte qu’il n’avait pris aucune photo. Ça lui a donné une idée assez simple : nous avons parfois plusieurs caméras qui enregistrent notre maison toute la journée, mais nous ne regardons généralement leurs images que lorsqu’il s’est passé quelque chose de mauvais. Une intrusion. Un accident. Un colis disparu. Pourquoi ne pas aussi utiliser ces images pour retrouver les bons moments ?

HomeAgent doit pouvoir repérer certaines scènes et créer automatiquement des compilations : enfants qui jouent, animaux qui font les idiots dans le salon, anniversaire, repas familial… J’aime beaucoup l’idée.

Bon, elle peut également être légèrement inquiétante lorsqu’on réalise qu’une caméra observe en permanence ce qui se passe dans le salon. Mais c’est justement là que le traitement local devient important. Si toutes ces images restent physiquement chez moi, je ne vois plus les choses de la même manière que si elles partent automatiquement dans un cloud.

Les caméras SynCare donnent des yeux au HomeAgent

Pour alimenter son IA en informations, UGREEN lance logiquement ses propres caméras.

La SynCare ID500 Pro est prévue pour l’intérieur. Elle filme en 4K grâce à un capteur de 8 mégapixels, avec vision nocturne couleur Starlight, zoom numérique 8x et motorisation Pan & Tilt. Elle sait également détecter les pleurs d’un bébé et possède un volet physique qui vient masquer l’objectif.

J’apprécie beaucoup ce dernier détail. Une caméra intérieure avec un cache physique inspire tout de suite davantage confiance qu’une simple icône « caméra désactivée » dans une application.

Pour l’extérieur, la SynCare OD600 Pro adopte une configuration assez impressionnante avec trois caméras : un module principal 4K de 8 mégapixels et deux modules PTZ de 5 mégapixels, accompagnés d’un zoom hybride 9x. Elle est certifiée IP66 et peut être alimentée directement en PoE.

Enfin, la OD800 Pro reprend cette architecture triple caméra dans une version autonome. Elle intègre une batterie amovible de 10 000 mAh et un panneau solaire de 6 W, avec une détection qui combine PIR et radar.

L’intérêt de ces caméras prend surtout son sens une fois reliées au HomeAgent : reconnaissance des personnes, véhicules, animaux et colis, résumés des événements et recherche dans les vidéos en langage naturel.

UGREEN Gallery : l’encre électronique s’invite dans la maison

Au milieu de toutes ces annonces, un autre produit m’a bien plu : UGREEN Gallery. Il s’agit d’un cadre photo numérique de 13,3 pouces. Jusque-là, rien de très original, nous en avions déjà découvert un chez SwitchBot récemment.

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Sauf que l’écran utilise la technologie E Ink Spectra 6, avec une définition de 1600 x 1200 pixels.

Le rendu se rapproche donc beaucoup plus d’une impression papier que d’une tablette accrochée au mur. Et comme l’encre électronique ne consomme pratiquement rien lorsqu’une image reste affichée, UGREEN annonce jusqu’à six mois d’autonomie.

Le cadre pourra afficher des œuvres d’art, mais aussi récupérer directement les photos stockées sur HomeAgent. Là encore, pas besoin de transférer toute sa photothèque familiale dans le cloud.

Une enceinte intelligente est également prévue afin d’accéder à Uliya, l’assistant vocal UGREEN, depuis différentes pièces. Elle intègre quatre microphones MEMS et un haut-parleur de 5 W.

On commence donc à voir se dessiner tout un écosystème autour du HomeAgent.

Le MasterAgent MA100 va encore beaucoup plus loin

Et puis UGREEN a sorti une autre machine de son chapeau : le MasterAgent MA100. Là, on change franchement d’échelle.

UGREEN travaille avec NVIDIA et utilise une plateforme Jetson Thor T5000, avec une puissance annoncée allant jusqu’à 2070 TFLOPS pour l’IA.

L’objectif n’est plus simplement de reconnaître un chat ou de retrouver le passage d’un livreur. UGREEN parle d’une IA capable d’analyser les habitudes, de comprendre le contexte et de repérer d’elle-même une situation inhabituelle.

C’est probablement là que les choses pourraient devenir vraiment intéressantes en domotique.

Imaginez par exemple une maison qui remarque que la consommation électrique n’est pas normale alors que personne n’est présent. Ou qui constate qu’une personne âgée n’a pas suivi ses habitudes quotidiennes. Ou encore qui apprend progressivement comment gérer chauffage, batterie domestique et production solaire sans qu’on ait à programmer cinquante scénarios.

On n’en est pas encore là dans nos maisons. Mais pour une fois, j’ai eu l’impression de voir une piste assez crédible pour y arriver.

UGREEN prévoit également d’ouvrir des ressources aux développeurs afin qu’ils puissent créer leurs propres agents. Je suis très curieux de voir jusqu’où cette ouverture ira réellement.

899 dollars : la maison intelligente a encore un prix

Puis arrive forcément le moment où quelqu’un affiche le prix.

Le HomeAgent HA100 est annoncé à 899 dollars en tarif Super Early Bird, à l’occasion d’une campagne Kickstarter prévue le 27 octobre.

Et là, l’enthousiasme redescend quand même un peu.

D’autant qu’il faut ajouter les disques. Le guide fourni par UGREEN indique qu’au moins deux disques sont nécessaires pour l’initialisation : l’un pour les données NAS, l’autre pour la vidéosurveillance.

Ajoutez quelques caméras, éventuellement des enceintes et le cadre Gallery, et l’installation commence vite à représenter une belle somme.

Pour monsieur et madame Tout-le-monde qui veulent automatiser quelques lampes et leurs volets roulants, ce sera difficile à vendre.

Pour un passionné de domotique, l’équation est déjà différente. HomeAgent peut remplacer plusieurs machines : NAS, NVR pour les caméras, serveur IA et contrôleur domotique. Il faut comparer le prix à l’ensemble, pas uniquement à celui d’une box domotique.

Il y a tout de même un détail qui me chiffonne : 899 dollars correspond au tarif Super Early Bird avec 50 % de remise.

Si le prix public tourne ensuite autour de 1800 dollars, on ne parle clairement plus d’un produit destiné à démocratiser la maison intelligente. Ce sera une machine haut de gamme réservée aux passionnés ou aux installations ayant un budget confortable.

Quant au tarif du HA100 Pro…

Les NASync Ultra prennent sérieusement du muscle

UGREEN n’a pas oublié ses NAS plus traditionnels. Après le DXP4800 Pro que j’ai testé récemment, deux nouvelles machines arrivent : les NASync DXP6800 Ultra et DXP8800 Ultra.

Le DXP6800 Ultra possède six baies et deux emplacements NVMe, avec une capacité maximale annoncée de 208 To. À l’intérieur, on trouve un Intel Core 5 120U à 10 cœurs, 8 Go de DDR5 extensibles jusqu’à 96 Go et une connectique particulièrement généreuse : deux ports Ethernet 10 Gb/s et deux Thunderbolt 4 à 40 Gb/s.

On trouve aussi une sortie HDMI 8K 60 Hz, un emplacement PCIe x4 et un lecteur SD 4.0.

Le tarif annoncé est de 1 449,99 dollars.

Le DXP8800 Ultra passe à huit baies et 272 To maximum, avec un Intel Core 7 150U, toujours accompagné de deux ports 10 GbE, deux Thunderbolt 4 et deux emplacements NVMe.

Il faudra compter 1 779,99 dollars.

Ce ne sont clairement pas des NAS destinés à sauvegarder trois photos de vacances. Les créateurs de contenu, utilisateurs avancés et petites entreprises sont davantage visés.

Et je retrouve ici ce qui m’avait plu sur le DXP4800 Pro : UGREEN ne semble pas vouloir brider artificiellement le matériel. Réseau rapide, beaucoup de RAM possible, NVMe, Docker, machines virtuelles… on a de quoi s’amuser.

Des batteries externes refroidies par liquide… parce que pourquoi pas ?

Il fallait bien qu’UGREEN parle aussi de recharge. C’est tout de même son terrain historique. La curiosité de cette édition est la MagFlow Pro Magnetic Power Bank 10 000 mAh, compatible Qi2 25 W.

UGREEN y a intégré un système de refroidissement liquide CryoPulse. Une micropompe fait circuler du liquide pour évacuer la chaleur et une petite fenêtre permet même d’observer le système fonctionner.

Oui, oui. Du watercooling dans une batterie externe ! J’avoue, ça m’a fait sourire.

UGREEN annonce jusqu’à 10°C de moins sur la température maximale et jusqu’à 44 % d’accumulation de chaleur en moins durant ses propres tests. Un petit écran affiche la puissance, l’autonomie restante, le nombre de cycles et l’état du refroidissement.

Prix annoncé : 119,99 €.

Une station MagFlow Pro 3-en-1 Qi2 25 W, elle aussi refroidie activement, sera vendue 139,99 €, tandis qu’un chargeur magnétique pliable MagFlow 2-en-1 25 W coûtera 49,99 €.

La gamme Nexode Pro évolue également avec un chargeur 160 W à quatre ports, câble rétractable et écran de contrôle, vendu 129,99 €. Un gros modèle de bureau 300 W passe à huit ports pour 169,99 €. Tous deux peuvent être surveillés en Wi-Fi depuis une application.

Des produits intéressants, mais je dois bien reconnaître qu’après la démonstration de HomeAgent, une batterie externe, même refroidie par liquide, paraît tout de suite un peu moins spectaculaire.

Est-ce enfin la maison intelligente que j’attends depuis vingt ans ?

C’est la question que je me suis posée en sortant de la conférence.

Cela fait plus de vingt ans que je joue avec la domotique. Les technologies ont énormément changé pendant cette période. J’ai connu les scénarios assez rudimentaires, puis les box domotiques beaucoup plus évoluées, Home Assistant, Matter, les assistants vocaux…

Et malgré tout, je passe encore du temps à expliquer à ma maison ce qu’elle doit faire.

Si quelqu’un arrive ici, à telle heure, avec telle luminosité, alors allume ça. Si tout le monde part, vérifie ça. Si la consommation dépasse telle valeur, coupe ceci. Ça fonctionne très bien. Mais c’est toujours moi qui réfléchis à la place de la maison.

Avec une IA locale capable d’interpréter ce qui se passe, de croiser les informations des capteurs et des caméras, puis de comprendre une demande formulée normalement, on commence à changer de logique. Et c’est probablement l’annonce qui m’a le plus marqué chez UGREEN cette année.

Je garde malgré tout quelques réserves. Il faudra voir comment HomeAgent fonctionne réellement, jusqu’où va la compatibilité avec les appareils Matter existants et surtout quelle liberté UGREEN laissera aux utilisateurs avancés. Sur ce terrain, Home Assistant a placé la barre très haut.

Le prix pourrait également calmer pas mal d’enthousiasmes. 899 dollars en promotion, ce n’est déjà pas anodin. Si le tarif public grimpe ensuite autour de 1800 dollars, HomeAgent restera probablement un produit de niche pendant quelque temps.

Mais j’ai vraiment envie de le tester. Parce qu’au fond, depuis toutes ces années, c’est exactement ce que j’attends de la domotique : ne plus passer mon temps à programmer la maison pour qu’elle paraisse intelligente. J’aimerais qu’elle le devienne vraiment. Enfin !

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