Shelly frappe fort à l’IFA : modules sans neutre, Zigbee, énergie et caméra à 39 €

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Il y a encore quelques années, parler de Shelly revenait presque systématiquement à parler d’un petit module Wi-Fi caché derrière un interrupteur. Pratique, pas trop cher, ouvert et suffisamment compact pour éviter de refaire l’installation électrique. C’est d’ailleurs comme ça que beaucoup d’entre nous ont découvert la marque.

À l’IFA 2026 de Berlin, j’ai retrouvé ces fameux micromodules, évidemment. Mais après la présentation complète des nouveautés, j’en suis ressorti avec une impression assez différente : Shelly veut maintenant couvrir une bonne partie des besoins techniques de la maison connectée.

Il y a toujours des relais, mais aussi du Zigbee, Matter, de la mesure d’énergie, des capteurs extérieurs, du chauffage, un nouvel écran mural, une caméra et même des drivers LED destinés aux installations professionnelles. Avec, en toile de fond, une idée que j’aime beaucoup : garder une installation électrique classique qui fonctionne toute seule, et venir greffer l’intelligence par-dessus.

Voyons tout cela, car il y avait pas mal de choses sur le stand !

Shelly 1L Gen4 et 2L Gen4 : le neutre n’est plus obligatoire

Je commence avec deux petits modules qui risquent de rendre quelques services en rénovation : les Shelly 1L Gen4 et Shelly 2L Gen4.

Si vous avez déjà essayé d’ajouter un micromodule derrière un interrupteur dans une maison un peu ancienne, vous connaissez probablement le problème. Vous démontez l’appareillage, sortez les fils et… pas de neutre. Rien d’anormal : sur beaucoup d’installations, seul le retour lampe arrive à l’interrupteur. Le neutre reste au niveau du luminaire.

Les nouveaux Shelly sont justement conçus pour fonctionner sans neutre derrière l’interrupteur. Le 1L pilote un circuit, le 2L deux circuits indépendants. Un bypass est fourni pour les éclairages de faible puissance lorsqu’il est nécessaire.

Le Shelly 1L Gen4 accepte une charge jusqu’à 200 W. Le 2L a une configuration un peu particulière avec jusqu’à 200 W sur la première sortie et 700 W sur la seconde.

Ce qui change surtout avec cette génération, c’est tout ce qui se passe autour du relais. On retrouve Wi-Fi 6, Bluetooth 5.0, Zigbee 3.0 et Matter.

Autrement dit, le petit Shelly installé aujourd’hui derrière un interrupteur n’est pas condamné à rester dans l’écosystème Shelly. Il pourra rejoindre différentes installations domotiques selon l’évolution des besoins.

Et en rénovation, c’est exactement le genre de solution que j’aime : on conserve l’interrupteur choisi par le propriétaire, on ne refait pas la moitié du câblage et, extérieurement, rien ne change.

Le Shelly i4 Gen4 conserve les interrupteurs… et multiplie les possibilités

Le Shelly i4 Gen4 suit une logique un peu différente. Il possède quatre entrées, mais aucun relais. Impossible donc de lui demander d’alimenter directement une lampe. Son travail consiste à récupérer les actions effectuées sur quatre interrupteurs ou boutons et à les transmettre à l’installation domotique.

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Cela ouvre pas mal de possibilités. Un bouton peut commander normalement l’éclairage. Un double appui peut fermer tous les volets. Un appui long peut lancer une scène « départ de la maison ». Un autre interrupteur peut commander plusieurs éclairages qui n’ont physiquement aucun lien avec lui. Le tout en conservant de vrais boutons au mur, détail auquel je tiens beaucoup.

Le passage à la Gen4 lui apporte Wi-Fi, Bluetooth, Zigbee et Matter. Et puisqu’il est alimenté en permanence, le i4 Gen4 peut aussi servir de répéteur Zigbee. Plus on en installe dans le bâtiment, plus ils peuvent participer au maillage Zigbee.

Les utilisateurs avancés retrouveront également MQTT(S), les webhooks, Shelly Script et les composants virtuels. Plus surprenant sur un si petit appareil, KNXnet/IP est également pris en charge.

On commence donc à avoir un petit module qui peut faire le lien entre l’appareillage électrique traditionnel et des installations domotiques nettement plus poussées.

Pourquoi Shelly mise maintenant autant sur Zigbee

J’ai justement eu l’occasion d’en discuter avec l’un des responsables de Shelly. Et sa réflexion sur Zigbee était intéressante.

Les premières années du protocole n’ont pas toujours été simples. Derrière le même logo Zigbee, certains fabricants ajoutaient leurs propres particularités, avec des compatibilités parfois aléatoires. Zigbee 3.0 a largement amélioré les choses et le responsable Shelly estime qu’il est maintenant suffisamment commun entre les différentes plateformes pour faciliter réellement l’interopérabilité.

Cela explique mieux la multiplication des appareils Shelly capables de parler plusieurs protocoles. Au fond, Shelly ne veut pas parier toute sa gamme sur un seul cheval.

Un installateur peut poser un produit pour répondre à un besoin immédiat, sans forcément savoir quelle box ou quelle plateforme sera utilisée dans cinq ans. Wi-Fi, Zigbee, Bluetooth, Matter, MQTT… selon le produit et le projet, plusieurs portes restent ouvertes.

Pour un appareil qui va passer dix ans caché derrière un interrupteur, je trouve cette approche plutôt rassurante.

Garder du filaire et ajouter la domotique ensuite : une philosophie que je partage

Notre discussion a dérivé sur les volets roulants, et là, je me suis retrouvé complètement dans la philosophie évoquée.

Lorsqu’on installe une motorisation, la tentation est grande de choisir directement une solution radio propriétaire avec sa télécommande et son écosystème. Personnellement, quand j’en ai la possibilité, je préfère un moteur filaire classique avec son interrupteur, puis un module domotique derrière.

Le responsable Shelly me racontait une situation assez similaire pour équiper les volets d’une personne âgée de 91 ans. Son smartphone ? Clairement pas l’interface à privilégier. Une télécommande ou un interrupteur physique reste beaucoup plus naturel. La domotique peut travailler derrière sans compliquer son quotidien. C’est tout bête, mais on oublie parfois cette règle en voulant rendre une maison « intelligente ».

Une lumière doit encore pouvoir s’allumer si Internet tombe. Un volet doit pouvoir descendre sans sortir son téléphone. Et personne ne devrait avoir besoin d’expliquer à ses invités quelle application télécharger pour éclairer les toilettes ;-)

L’automatisation vient ensuite apporter le confort.

Shelly EM-63 Gen4 : surveiller précisément un circuit jusqu’à 63 A

La gestion de l’énergie continue aussi de prendre de l’ampleur chez Shelly.

Le nouveau Shelly EM-63 Gen4 est un compteur monophasé compact destiné à surveiller un circuit jusqu’à 63 A à l’aide d’un transformateur de courant externe. Il mesure la tension, le courant, la puissance active et apparente, le facteur de puissance et l’énergie cumulée.

On pourra par exemple le placer sur le circuit d’une pompe à chaleur, d’un chauffe-eau, d’une borne de recharge ou d’une installation photovoltaïque.

Un détail me plaît particulièrement : au moins sept jours de mesures sont enregistrés directement dans l’appareil, avec un relevé toutes les minutes. L’horloge temps réel conserve également une chronologie correcte si la synchronisation Internet disparaît. Pas besoin de dépendre du cloud simplement pour retrouver ce qui s’est passé hier à 15h.

MQTT, HTTP et WebSocket sont disponibles, avec chiffrement TLS. L’interface Web embarquée permet elle aussi de travailler localement.

Le format est pensé pour les installations où le tableau électrique commence déjà à être bien rempli : le boîtier peut être installé à proximité des disjoncteurs sans monopoliser plusieurs modules DIN.

Wall Display X1i : le tableau de bord mural prend du muscle

J’avais déjà beaucoup apprécié l’idée du Wall Display : disposer d’une interface domotique accessible à tout le monde sans devoir sortir un smartphone. Shelly pousse maintenant le concept avec le Wall Display X1i.

L’écran tactile couleur reste sur une diagonale de 4 pouces, mais l’électronique progresse sérieusement : processeur quad-core, 8 Go de mémoire flash, Wi-Fi 6 double bande 2,4/5 GHz, Bluetooth 5.0 et haut-parleur 1 W. Shelly ajoute également des capteurs de luminosité, de proximité et de gestes.

L’écran peut donc se réveiller lorsqu’on approche et certains gestes peuvent déclencher des actions. Je vois assez bien ce type de commande dans une entrée : un geste en partant, et la maison éteint les éclairages, ferme les volets et passe le chauffage en mode absence.

La grosse nouveauté matérielle vient aussi de la base d’alimentation interchangeable, qui intègre une sortie avec relais 5 A.

Le Wall Display X1i peut afficher et commander les équipements Shelly, gérer chauffage et éclairage, lancer des scènes ou afficher la consommation des appareils Shelly PM. Il peut aussi contrôler des enceintes Bluetooth ou Sonos.

Et, bonne nouvelle, Home Assistant est officiellement pris en charge.

Voilà typiquement le genre d’écran que je verrais bien dans une installation Home Assistant familiale : suffisamment simple pour que tout le monde s’en serve, sans sacrifier les possibilités derrière.

Shelly Presence Gen4 : il ne détecte pas seulement un mouvement, mais une vraie présence

Parmi toutes les nouveautés découvertes sur le stand, le Shelly Presence Gen4 est probablement l’une de celles qui m’intéressent le plus. Et pourtant, sur le papier, un nouveau détecteur de présence n’a rien de très spectaculaire. Sauf qu’ici, Shelly ne propose pas un énième détecteur PIR.

Le Presence Gen4 utilise la technologie mmWave, capable de détecter qu’une personne est toujours dans une pièce même lorsqu’elle bouge très peu. Et en domotique, ça change énormément de choses.

Vous connaissez peut-être le scénario : vous êtes tranquillement installé dans le canapé devant un film, personne ne bouge pendant quelques minutes et… paf, la lumière s’éteint. Pour le détecteur PIR du salon, tout le monde est parti se coucher.

Même problème dans un bureau lorsqu’on reste concentré devant son écran.

C’est justement la différence que Shelly mettait en avant pendant la démonstration : le BLU Motion détecte avant tout un mouvement, tandis que le Presence Gen4 peut déterminer si quelqu’un reste dans la pièce.

Du coup, les scénarios deviennent beaucoup plus naturels.

Dans le salon, éclairage et chauffage peuvent rester actifs tant que quelqu’un est réellement présent. Dans un bureau, inutile d’agiter les bras régulièrement pour rappeler à la maison qu’on travaille toujours. Dans une salle de réunion, éclairage et climatisation peuvent suivre l’occupation réelle plutôt qu’une simple minuterie.

Un autre exemple évoqué pendant notre discussion m’a bien plu : la salle de bains. C’est typiquement une pièce où l’on aimerait détecter précisément la présence… mais où installer une caméra serait évidemment hors de question. Le mmWave prend ici tout son sens.

La nuance paraît mince : détecter un mouvement ou détecter une présence. À l’usage, c’est pourtant un sacré changement. On ne sait plus simplement que quelqu’un vient de passer. On sait que quelqu’un est encore là.

Et pour créer une maison qui réagit réellement à ses occupants plutôt qu’à une succession de minuteries, c’est autrement plus intéressant.

Pour moi, le Presence Gen4 fait clairement partie des nouveautés Shelly à surveiller de très près après cet IFA.

Le Shelly BLU Motion ZB adopte Zigbee et tient jusqu’à cinq ans

Le Shelly BLU Motion ZB combine Bluetooth et Zigbee. Son capteur PIR possède une sensibilité réglable et son nouveau dessin en forme d’œil élargit l’angle de détection par rapport à la génération précédente.

Il mesure également la luminosité ambiante. Shelly propose trois niveaux configurables : sombre, crépuscule et lumineux. Les seuils peuvent être ajustés.

Ça évite par exemple d’allumer automatiquement un couloir simplement parce qu’un mouvement est détecté alors qu’il fait encore suffisamment clair.

Son montage est prévu pour être assez libre, au mur comme au plafond, et Shelly annonce jusqu’à cinq ans d’autonomie sur une pile CR2477.

Avec l’arrivée du Presence Gen4, on pourrait se demander à quoi sert encore le BLU Motion ZB. En réalité, les deux sont plutôt complémentaires:

  • Dans un couloir, un escalier ou une entrée, inutile de sortir l’artillerie lourde : le BLU Motion ZB détecte un passage avec son PIR et peut tenir compte de la luminosité avant d’allumer. Simple et efficace.
  • Dans un salon ou un bureau, l’histoire est différente. On peut rester longtemps sans beaucoup bouger. C’est là que le Presence Gen4 et sa technologie mmWave deviennent intéressants : la domotique sait que la pièce est toujours occupée.

En clair : le BLU Motion sait que quelqu’un vient de passer. Le Presence Gen4 sait que quelqu’un est encore là. Et c’est probablement la meilleure façon de comprendre pourquoi Shelly a besoin des deux.

Enfin un capteur d’ouverture Zigbee réellement prévu pour l’extérieur !

Celui-là m’a tout de suite fait réagir pendant la présentation.

J’ai déjà installé des capteurs d’ouverture Zigbee sur des portails extérieurs. Le problème, c’est qu’ils étaient prévus pour une utilisation intérieure. On bricole une protection, on croise les doigts… et on attend de voir comment le boîtier va apprécier le prochain hiver.

Le Shelly BLU Door/Window Outdoor ZB évite enfin ce bricolage. Il est certifié IP55, fonctionne entre -20 et 40 °C et communique en Zigbee 3.0 et Bluetooth 5 LE. Il détecte bien sûr l’ouverture et la fermeture, mais mesure également l’angle d’inclinaison. Portail, porte de garage, abri de jardin… les applications sont nombreuses. Lors de la présentation, j’ai justement insisté sur ce point auprès de Shelly, car les capteurs Zigbee vraiment pensés pour rester dehors ne courent pas les rues.

L’autonomie annoncée atteint là encore cinq ans.

Une version BLU Door/Window Mini ZB arrive également. Plus petite, elle est destinée aux cadres de fenêtres étroits et mesure elle aussi l’inclinaison ainsi que la luminosité.

Sur une fenêtre oscillo-battante, connaître l’angle plutôt qu’un simple état ouvert/fermé devient vite intéressant pour les scénarios de chauffage.

Shelly BLU TRV : le chauffage passe lui aussi au Zigbee

La nouvelle tête thermostatique Shelly BLU TRV adopte à son tour Zigbee 3.0 et Bluetooth 5.0.

Shelly annonce une régulation avec une précision de ±0,1 °C, un nouveau moteur plus silencieux et une autonomie pouvant atteindre deux ans.

Le mode Boost ouvre complètement la vanne lorsqu’on souhaite chauffer rapidement une pièce.

Surtout, la TRV peut travailler avec les autres capteurs Shelly : BLU H&T ZB, H&T Display ZB ou capteurs d’ouverture. Une fenêtre s’ouvre ? Le radiateur peut arrêter de chauffer. Elle se referme ? La régulation reprend. Pas besoin d’inventer des scénarios incroyablement compliqués. C’est justement ce genre de petites automatisations invisibles qui finit par rendre une maison réellement agréable à vivre.

Une Shelly Camera à 39 € avec Home Assistant et Frigate

Voilà une nouveauté que je n’avais pas spécialement vue venir chez Shelly : une caméra de surveillance.

Elle est toute petite et filme en Full HD 1080p, avec vision nocturne. Son champ de vision atteint 110° horizontalement et 70° verticalement. Wi-Fi 2,4/5 GHz et Bluetooth sont présents.

Microphone et haut-parleur autorisent une communication bidirectionnelle. On retrouve aussi des zones de détection personnalisables et des zones masquées pour préserver certaines parties de l’image.

Les vidéos peuvent être enregistrées sur microSD ou dans le cloud Shelly hébergé en Europe. La reconnaissance d’objets par IA passe actuellement par le cloud. C’est un point à garder en tête si vous cherchez une installation 100 % locale.

En revanche, un détail m’intéresse beaucoup plus : Shelly annonce une compatibilité avec Home Assistant et Frigate NVR. On devrait donc pouvoir sortir assez facilement du fonctionnement prévu par l’application Shelly et intégrer la caméra dans une vidéosurveillance plus complète.

Le tarif annoncé est de 39 €. À ce prix, j’ai très envie de vérifier ce qu’elle donne avec Frigate. Sur le papier, le rapport fonctionnalités/prix semble particulièrement intéressant.

LOQED Pure : Shelly met aussi un pied dans la serrure connectée

Après l’éclairage, l’énergie, le chauffage et les capteurs, il restait encore quelques portes à ouvrir pour compléter l’écosystème Shelly. Cette fois, l’expression est à prendre au pied de la lettre ;-)

Shelly travaille avec LOQED autour de la nouvelle serrure connectée LOQED Pure.

J’avais déjà croisé les précédentes solutions de la marque, mais cette nouvelle version se fait beaucoup plus discrète. Lors de la présentation, on m’a justement expliqué que la Pure abandonnait la grosse poignée intégrée du précédent modèle pour adopter un format plus compact.

C’est plutôt une bonne chose. Une serrure connectée peut être bourrée de technologie sans forcément avoir besoin de le crier sur toute la porte.

La sécurité reste évidemment au centre du produit, avec une certification SKG trois étoiles (SKG*)** et des communications protégées par chiffrement de bout en bout. La serrure est également prévue pour différentes dimensions de portes PZ.

Mais ce qui m’intéresse surtout ici, c’est son arrivée dans l’écosystème Shelly. LOQED conserve sa propre application, tandis que la serrure peut également être contrôlée depuis Shelly. Et j’aime beaucoup un petit détail : un Shelly BLU Button Tough 1 ZB est fourni avec la serrure pour conserver une véritable commande physique. Encore une fois, tout ne passe donc pas obligatoirement par le smartphone.

Et forcément, dès qu’on ajoute une serrure à un système domotique, les idées de scénarios commencent à arriver. On verrouille la porte en partant ? La maison peut éteindre les lumières et passer certains équipements en mode absence. À l’inverse, l’ouverture peut lancer une scène d’arrivée.

La commande à distance peut aussi dépanner lorsqu’un proche arrive avant vous ou que vous avez simplement les mains pleines.

Pour une location saisonnière ou de petits locaux professionnels, l’intérêt est encore plus évident : on peut gérer les accès sans multiplier les doubles de clés.

Il faudra toutefois vérifier la compatibilité avec sa porte avant de sortir la carte bancaire. Les standards mécaniques ne sont pas identiques partout en Europe, même si Shelly m’indiquait notamment viser la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Italie avec cette version.

HiluX Powered by Shelly : pourquoi changer le luminaire quand le driver suffit ?

Une autre nouveauté pourrait facilement passer sous le radar du grand public, alors qu’elle m’a beaucoup intéressé : les drivers LED HiluX Powered by Shelly.

L’idée est assez logique. Dans un bureau, un commerce ou un hôtel, vous pouvez avoir des dizaines de dalles et downlights LED parfaitement fonctionnels. Les remplacer simplement pour ajouter une commande connectée serait coûteux et franchement dommage. HiluX propose donc de remplacer uniquement le driver LED existant. Le luminaire reste en place.

La gamme prévoit plusieurs puissances : 200 mA jusqu’à 6 W, 350 mA jusqu’à 15 W, 700 mA jusqu’à 30 W, 1050 mA jusqu’à 44 W, ainsi qu’une version 24 V DC jusqu’à 120 W pour des usages comme les rubans LED.

Et surtout, l’installation conserve son bouton poussoir. Un appui court allume ou éteint. Un appui long fait varier l’intensité. La commande locale continue donc de fonctionner même sans réseau.

Voilà encore cette fameuse philosophie : l’installation électrique fonctionne d’abord toute seule. La connexion ajoute ensuite des fonctions, elle ne doit pas devenir une condition pour allumer la lumière.

Les drivers peuvent aussi être chaînés pour simplifier le câblage lorsque plusieurs luminaires sont installés dans une même zone.

Pour les bureaux, salles de réunion, hôtels ou commerces, je trouve l’approche particulièrement intéressante.

Shelly commence à avoir une réponse pour presque chaque pièce de la maison

C’est finalement l’impression avec laquelle j’ai quitté le stand. On peut toujours acheter un Shelly uniquement pour connecter un interrupteur. C’est même probablement ce que beaucoup continueront à faire. Mais autour de ce petit module se construit maintenant quelque chose de beaucoup plus large. Suivi énergétique, chauffage, capteurs Zigbee, éclairage, écran mural, vidéosurveillance… la marque touche désormais à beaucoup de fonctions que l’on retrouvait auparavant chez plusieurs fabricants différents.

Je reste surtout attaché à un aspect : Shelly continue de laisser beaucoup de portes ouvertes.

MQTT n’a pas disparu avec Matter. Le contrôle local reste présent malgré le cloud. Les interrupteurs physiques ne sont pas sacrifiés au profit du smartphone. Zigbee vient compléter le Wi-Fi plutôt que le remplacer. Home Assistant est même cité directement dans plusieurs fiches produits.

Après ma discussion avec l’équipe, je comprends aussi mieux pourquoi. Personne ne sait réellement quel protocole dominera la maison connectée dans dix ans. On a déjà vu suffisamment de technologies et de marques prometteuses disparaître pour éviter de construire une installation entière autour d’un seul pari.

Et une maison, contrairement à un smartphone, ne se remplace pas tous les trois ans.

Alors un moteur filaire, un interrupteur normal et un petit module ouvert derrière ? Ça paraît presque vieux jeu au milieu de toutes les démonstrations de l’IFA. Mais personnellement, ça me va très bien !

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