Test Khadas Mind Graphics 2 : la RTX 5060 Ti donne une nouvelle dimension au mini PC modulaire

9.2

1 510,00€

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Test Khadas Mind Graphics 2 : la RTX 5060 Ti donne une nouvelle dimension au mini PC modulaire
Test Khadas Mind Graphics 2 : la RTX 5060 Ti donne une nouvelle dimension au mini PC modulaire
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RTX 5060 Ti 16 Go GDDR7 très performante
Environ 12 à 16 % de gain graphique mesuré face au Graphics 1
Mind Link PCIe 4.0 x8 bien plus adapté qu'un eGPU Thunderbolt classique
DLSS 4 et architecture Blackwell
Excellent potentiel pour le gaming, la création et l'IA locale
Dock complet en plus du GPU
Ethernet 2,5 Gb/s, HDMI 2.1b et DisplayPort 2.1b
Lecteur SD, audio, haut-parleurs, micros et lecteur d'empreintes intégrés
Installation du Mind en quelques secondes
Format remarquablement compact compte tenu des performances

Résumer cet article :

Il y a des concepts qui paraissent un peu expérimentaux à leur lancement, puis qui prennent tout leur sens au fil des générations. C’est exactement ce qui se passe avec l’écosystème Khadas Mind.

Lorsque j’avais testé le premier Mind, j’avais beaucoup aimé cette idée d’un ordinateur minuscule constituant le « cerveau » de notre environnement informatique. On l’emporte avec soi, puis on vient simplement le poser sur différents accessoires pour l’adapter à la situation : dock au bureau, écran/clavier avec le Mind xPlay pour le transformer en ordinateur portable, ou encore station graphique pour retrouver la puissance d’une grosse machine.

J’avais justement testé le premier Mind Graphics, équipé d’une NVIDIA GeForce RTX 4060 Ti. Plus récemment, lors de mon test du Khadas Mind 2, j’avais repris ce même Graphics première génération afin de voir ce que donnait le nouveau mini PC avec une véritable carte graphique. Et le résultat était déjà assez spectaculaire.

Mais une phrase terminait justement cette partie de mon test : « L’arrivée du Mind Graphics 2 devrait renforcer encore cette logique ». Eh bien cette fois, il est arrivé sur mon bureau !

Le Mind Graphics 2 reprend pratiquement à l’identique la formule de son prédécesseur, mais remplace la RTX 4060 Ti par une toute nouvelle GeForce RTX 5060 Ti 16 Go, basée sur l’architecture Blackwell. Et puisque j’avais encore sous la main exactement le même Khadas Mind 2 équipé du Core Ultra 7 155H, de 32 Go de RAM et du SSD de 1 To, les conditions étaient idéales pour mesurer précisément ce que cette seconde génération apporte.

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Et si physiquement les différences sont discrètes, sous le capot, c’est une autre histoire.

Khadas Mind : l’ordinateur qui vous suit partout

Avant de nous intéresser au Graphics 2 lui-même, un petit rappel du concept s’impose.

Khadas ne considère pas le Mind comme un simple mini PC. Le petit boîtier est plutôt le cœur informatique d’un écosystème. Il embarque le processeur, la mémoire, le stockage et donc toutes vos applications et données.

Plutôt que de posséder un ordinateur portable pour les déplacements, une machine de bureau et éventuellement une tour gaming, l’idée consiste à transporter ce petit cerveau informatique d’un environnement à l’autre.

Le système repose pour cela sur le Mind Link, un connecteur situé sous le mini PC. On pose simplement le Mind sur un accessoire compatible et la connexion s’effectue immédiatement.

Avec le Mind Graphics 2, Khadas utilise une liaison native PCI Express 4.0 x8, annoncée à 128 GT/s. On est donc très loin d’un eGPU traditionnel connecté en Thunderbolt 4, limité à 32 GT/s. Il n’y a pas ici de conversion de protocole entre le PC et la carte graphique, ce qui permet de limiter les pertes de performances et les problèmes de latence.

C’est probablement l’un des aspects les plus intéressants du concept. J’arrive au bureau avec le Mind 2 dans mon sac, je le pose sur le Mind Graphics 2 et quelques secondes plus tard je retrouve mes écrans, mon réseau, mes périphériques et surtout une GeForce RTX 5060 Ti.

Le soir, je retire le Mind et je repars avec exactement le même PC : Windows, logiciels, fichiers, réglages, rien n’a bougé.

Il n’y a rien à synchroniser entre deux ordinateurs, aucun projet à transférer, et surtout aucune machine gaming de plusieurs kilos à trimballer.

Mind Graphics 2 : difficile de distinguer les deux générations

Au premier regard, ceux qui connaissent le premier Mind Graphics risquent d’avoir une impression de déjà-vu. Et pour cause : Khadas n’a pas cherché à bouleverser un design qui fonctionnait déjà très bien.

On retrouve ce boîtier compact en aluminium anodisé, avec ses lignes très sobres et ses angles arrondis. La finition reste excellente et le Mind Graphics 2 conserve cet aspect très premium qui caractérise toute la gamme Mind.

C’est finalement assez amusant : lorsqu’on regarde l’ensemble Mind 2 + Mind Graphics 2 posé sur un bureau, difficile d’imaginer qu’une véritable RTX 5060 Ti se cache là-dedans.

Et pourtant ! Le boîtier ne fait qu’environ 2,5 litres, avec un système de refroidissement actif multicanal. Khadas annonce une température extérieure maximale de 43°C et un niveau sonore atteignant 47 dB à pleine charge.

En utilisation bureautique, la station sait rester discrète. Dès qu’on lance un jeu ou un benchmark qui sollicite la RTX à 100 %, la ventilation se fait entendre, mais rien d’anormal vu la puissance enfermée dans un volume aussi réduit.

L’installation reste quant à elle toujours aussi agréable : le Mind vient se positionner sur le dessus grâce au système magnétique et s’aligne naturellement avec le connecteur Mind Link. Difficile de faire plus simple.

Un bouton à l’arrière permet ensuite de libérer le mini PC lorsqu’on souhaite repartir avec.

Une station graphique… mais également un dock très complet

Il serait d’ailleurs assez réducteur de présenter le Mind Graphics 2 comme un simple boîtier eGPU. Comme son prédécesseur, il fait aussi office de station d’accueil à part entière.

À l’avant, nous trouvons :

  • un lecteur de cartes SD 4.0 pouvant atteindre 200 Mo/s ;
  • une prise casque/micro 3,5 mm ;
  • un port USB-C 10 Gbit/s.

À l’arrière prennent place un USB-C 40 Gbit/s, deux USB-A 10 Gbit/s, un Ethernet 2,5 Gbit/s, deux HDMI 2.1b et un DisplayPort 2.1b.

Il y a d’ailleurs quelques évolutions par rapport au Graphics 1. Celui-ci proposait trois USB-A, contre deux maintenant, mais le Graphics 2 gagne un USB-C 10 Gbit/s. Les sorties vidéo passent également du HDMI 2.1a au 2.1b et surtout du DisplayPort 1.4a au DisplayPort 2.1b.

La station peut ainsi piloter des affichages jusqu’en 8K ; Khadas annonce même une prise en charge allant jusqu’à 8K à 165 Hz selon la configuration.

Sur le côté, on retrouve également le lecteur d’empreintes compatible Windows Hello ainsi que les commandes de volume. Le lecteur d’empreintes peut également servir à couper rapidement le microphone.

Et Khadas conserve une autre excellente idée de la première génération : les haut-parleurs et microphones sont directement intégrés à la station.

Autrement dit, lorsque le Mind 2 est posé dessus, on dispose réellement d’un poste de travail complet. Écran, clavier et souris suffisent.

Le port USB-C 40 Gbit/s permet même d’utiliser le Mind Graphics 2 comme eGPU avec une autre machine compatible Thunderbolt 3/4 ou USB4. L’intérêt reste bien sûr maximal en association avec un Mind via le Mind Link, mais l’accessoire n’est donc pas totalement prisonnier de l’écosystème Khadas.

RTX 5060 Ti : le véritable changement se trouve à l’intérieur

La grosse nouveauté est évidemment la carte graphique.

Le Mind Graphics première génération utilisait une RTX 4060 Ti, basée sur l’architecture Ada Lovelace, avec 8 ou 16 Go de GDDR6 suivant la version.

Nous passons maintenant à une GeForce RTX 5060 Ti 16 Go, architecture Blackwell, accompagnée de mémoire GDDR7.

Sur ma machine, les pilotes NVIDIA indiquent :

  • 4 608 cœurs CUDA ;
  • 16 311 Mo de mémoire vidéo dédiée GDDR7 ;
  • bus mémoire 128 bits ;
  • bande passante mémoire de 448,032 Go/s ;
  • fréquence graphique de 2 572 MHz ;
  • liaison PCI Express x8 Gen4 ;
  • Resizable BAR activé.

Khadas autorise ici jusqu’à 180 W pour le GPU, contre 165 W maximum sur la version 16 Go du Graphics précédent.

Mais le changement de génération apporte surtout les technologies Blackwell et notamment DLSS 4, les nouveaux Tensor Cores et les améliorations apportées au ray tracing et aux calculs IA.

Les 16 Go de VRAM sont également importants. Ce n’est pas seulement intéressant pour jouer en haute définition : Blender, DaVinci Resolve, les modèles d’IA locaux ou Stable Diffusion peuvent très vite engloutir plusieurs gigaoctets de mémoire vidéo.

Khadas met d’ailleurs fortement en avant cet usage IA. La marque annonce par exemple 70,7 tokens/s avec Llama 3.1 8B contre 48,9 tokens/s pour la RTX 4060 Ti dans ses propres données de référence.

Mais plutôt que de nous contenter des chiffres constructeur, passons à ceux que j’ai obtenus.

Benchmarks : Mind Graphics 1 contre Mind Graphics 2

C’est ici que ce test devient particulièrement intéressant.

J’ai utilisé exactement le même Khadas Mind 2 que lors de mon précédent test : Core Ultra 7 155H, 32 Go de RAM et SSD de 1 To. Seul le Graphics change. Nous pouvons donc comparer assez proprement les deux générations.

Geekbench 6 : logiquement très peu de changement côté CPU

Commençons par Geekbench CPU.

Avec le Graphics 1, j’avais obtenu : 2 207 points en Single Core et 12 507 points en Multi Core.

Avec le Graphics 2 : 2 328 points en Single Core et 12 645 points en Multi Core.

Les résultats sont très proches, et c’est parfaitement normal. Dans les deux cas, c’est toujours le même Core Ultra 7 155H qui travaille. Le petit écart constaté peut facilement s’expliquer par les conditions du test, les tâches en arrière-plan, les pilotes ou la température.

C’est une bonne confirmation : le Graphics 2 n’est pas là pour rendre le processeur plus rapide. Son terrain de jeu, c’est le GPU. Et là, ça devient beaucoup plus intéressant.

Geekbench Compute : 142 887 points !

Avec son Intel Arc intégré, rappelons que le Mind 2 obtenait déjà un joli score de 35 238 points.

Avec le Mind Graphics 1 et sa RTX 4060 Ti, nous étions passés à : 127 982 points.

Le Mind Graphics 2 atteint maintenant : 142 887 points.

Cela représente environ 11,6 % de mieux que le Graphics 1. Et surtout plus de quatre fois le score du GPU Intel Arc intégré !

Pour remettre les choses en perspective, ma configuration gaming équipée d’une RTX 3090 atteint 197 773 points dans le même classement. Voir ce minuscule ensemble Mind 2 + Graphics 2 s’en rapprocher autant reste assez impressionnant !

Ce gain se ressent directement dans les applications exploitant CUDA : rendu 3D, montage vidéo, traitements photo accélérés, calcul scientifique ou encore IA locale.

3DMark Time Spy : près de 14 000 points

Le constat se confirme avec 3DMark Time Spy.

Le Mind 2 seul obtenait : 3 835 points.

Avec le Mind Graphics 1 : 12 426 points, dont 13 475 points pour la partie graphique.

Avec le Mind Graphics 2, je mesure maintenant : 13 966 points, avec un score graphique de 15 676 points et un score processeur de 8 631 points.

Nous gagnons donc environ 12,4 % sur le score global par rapport au Graphics 1. Et si on s’intéresse uniquement au score graphique, le passage de 13 475 à 15 676 représente un gain d’environ 16 %.

3DMark estime même les performances sur Battlefield V en 1440p Ultra à plus de 145 fps.

Nous ne sommes clairement plus dans le monde du « petit mini PC qui peut éventuellement faire tourner quelques jeux ». Le Mind 2 posé sur le Graphics 2 devient une vraie machine gaming.

PCMark 10 : quasiment aucune différence, et c’est logique

PCMark 10 donne un résultat intéressant pour une autre raison.

Le Mind 2 associé au Graphics 1 obtenait 7 874 points. Avec le Graphics 2 : 7 833 points. Autrement dit : aucune différence significative.

Et c’est exactement le résultat auquel on pouvait s’attendre. PCMark simule essentiellement des usages quotidiens : lancement d’applications, navigation Web, visioconférence, traitement de texte, tableur, retouche photo et création de contenu.

Mon test donne notamment :

  • Essentials : 8 531 ;
  • Productivity : 12 592 ;
  • Digital Content Creation : 12 143 ;
  • Photo Editing : 16 402 ;
  • Rendering and Visualization : 14 811 ;
  • Video Editing : 7 372.

Pour Word, Chrome ou Excel, passer d’une RTX 4060 Ti à une RTX 5060 Ti ne change pas grand-chose, sans surprise. En revanche, les scores de création montrent bien le potentiel de la machine dès que l’application commence à solliciter le GPU.

VRMark : des performances toujours très largement suffisantes

Même constat avec VRMark Orange Room.

Avec le Graphics 1, j’avais obtenu 11 945 points, avec une moyenne de 260,4 fps. Le Graphics 2 obtient : 11 814 points et 257,54 fps.

Là encore, l’écart de 1 % est totalement négligeable et relève davantage de la variation entre deux passages que d’une différence réelle de performances.

Surtout, rappelons que la cible de VRMark Orange Room est de 109 fps. Nous sommes à plus de 257 fps ! Le Graphics 2 est donc très largement dimensionné pour ce benchmark VR. Pour mettre davantage en évidence l’écart entre les deux GPU, il faudrait maintenant passer sur des scénarios VR beaucoup plus exigeants.

Un gain qui ne se résume pas aux benchmarks

Les chiffres sont intéressants, mais après avoir utilisé successivement les Graphics 1 et 2, ce n’est finalement pas l’aspect que je retiens le plus.

La vraie force de cette seconde génération est qu’elle modernise complètement la station graphique sans remettre en cause le concept.

Le Graphics 1 était déjà très performant. Une RTX 4060 Ti 16 Go reste aujourd’hui loin d’être ridicule.

Avec le Graphics 2, on gagne généralement une quinzaine de pourcents de performances graphiques brutes dans mes benchmarks, mais on gagne également l’architecture Blackwell, la GDDR7, DLSS 4, une meilleure prise en charge des traitements IA et une connectique vidéo remise au goût du jour.

Dans un jeu récent compatible DLSS 4 et Multi Frame Generation, l’écart peut d’ailleurs devenir bien supérieur à ce que laisse penser Time Spy, qui ne mesure évidemment pas toutes ces nouvelles technologies. Même chose pour l’intelligence artificielle : les nouveaux Tensor Cores et les formats de calcul pris en charge par Blackwell peuvent apporter des gains qui ne ressortent absolument pas dans un benchmark gaming classique.

C’est donc davantage qu’une RTX 4060 Ti simplement « un peu plus rapide ».

En jeu, le Mind 2 devient une vraie console de salon

En situation réelle, l’expérience est assez bluffante.

On pose le Mind 2 sur le Graphics 2, NVIDIA détecte immédiatement la RTX 5060 Ti, et le petit ordinateur que j’utilisais quelques minutes auparavant comme machine de travail devient capable de lancer des jeux AAA dans d’excellentes conditions.

Le Full HD ne lui pose aucun problème. Le 1440p est probablement la définition qui correspond le mieux à cette RTX 5060 Ti, avec des réglages élevés voire Ultra suivant les jeux.

Khadas annonce d’ailleurs que la majorité des titres AAA restent fluides en 1440p avec des réglages élevés et DLSS 4. Et les 16 Go de VRAM offrent une marge confortable pour les textures haute définition et les futurs jeux.

Ce qui me plaît toujours autant, c’est le contraste entre l’encombrement et les performances. On n’a pas une tour de 40 litres posée sous le bureau. On a un ensemble extrêmement compact, presque discret, sur lequel vient simplement se poser le Mind.

Et quand j’ai terminé, je récupère le petit Mind 2 et pars avec mon ordinateur dans la poche.

Création de contenu et IA : peut-être encore plus intéressant que le gaming

Le Graphics 2 n’est d’ailleurs pas uniquement destiné aux joueurs. Pour quelqu’un qui utilise Premiere Pro, DaVinci Resolve, Blender ou des logiciels exploitant CUDA, l’intérêt est probablement encore plus évident.

Les 16 Go de GDDR7 permettent de manipuler des projets relativement lourds sans saturer immédiatement la mémoire vidéo. Khadas annonce par exemple un score Blender de 4 327 contre 3 834 pour la RTX 4060 Ti, et un OctaneBench de 469 contre 388.

Même logique avec l’IA locale. Stable Diffusion, génération d’images, LLM locaux, CUDA, TensorRT, PyTorch : on dispose ici d’un vrai GPU NVIDIA moderne sans avoir besoin d’une énorme station de travail.

C’est d’ailleurs un domaine dans lequel cette génération devrait mieux vieillir que la précédente. Les 16 Go de VRAM sont particulièrement appréciables à une époque où les modèles IA deviennent de plus en plus gourmands.

Un écosystème Mind qui commence vraiment à prendre forme

Lorsque Khadas avait lancé le premier Mind, j’avais trouvé l’idée excellente, mais il fallait encore que l’écosystème suive.

Quelques années plus tard, la situation est différente. J’ai maintenant utilisé le Mind 1, le Mind 2, les deux générations de Mind Graphics et j’ai également reçu le Mind xPlay, qui fera prochainement l’objet de son propre test.

Et la logique devient de plus en plus évidente.

Le matin, le Mind peut être un ordinateur portable. Arrivé au bureau, on retire son petit module et on le pose sur le Graphics 2 : il devient instantanément une station de travail avec RTX 5060 Ti, réseau Ethernet 2,5 Gbit/s, plusieurs écrans, clavier, souris, lecteur SD, haut-parleurs et microphones. Le soir, on retire le Mind et on repart. Toujours avec le même ordinateur.

C’est cette continuité qui rend l’écosystème plus intéressant qu’un simple eGPU.

Conclusion : une évolution discrète extérieurement, beaucoup moins à l’intérieur

Le Khadas Mind Graphics 2 ne cherche pas à réinventer son prédécesseur. Et finalement, c’est plutôt une bonne chose.

Le premier modèle avait déjà un excellent châssis, un système de connexion extrêmement pratique, une connectique complète et un refroidissement efficace. Khadas a donc conservé la recette en modernisant ce qui avait réellement besoin de l’être.

La RTX 4060 Ti laisse sa place à une RTX 5060 Ti 16 Go GDDR7, le GPU dispose maintenant de 180 W, le DisplayPort passe en 2.1b, le HDMI en 2.1b et l’architecture Blackwell ouvre la porte au DLSS 4 ainsi qu’à des performances IA nettement supérieures.

Mes propres mesures confirment l’évolution : 142 887 points sous Geekbench Compute contre 127 982 précédemment, et 13 966 points sous Time Spy contre 12 426 avec le Graphics 1. Sur la partie graphique de Time Spy, le gain atteint même environ 16 %.

PCMark et VRMark évoluent peu, mais pour des raisons parfaitement logiques : le premier dépend beaucoup du processeur et des tâches bureautiques, tandis que le second est déjà largement saturé par les performances du Graphics 1.

Finalement, ce Mind Graphics 2 illustre parfaitement ce que Khadas cherche à construire depuis le début. Le Mind 2 seul est un excellent mini PC, extrêmement compact et suffisamment puissant pour l’immense majorité des usages. Mais lorsque j’ai besoin de davantage de puissance, je ne change pas d’ordinateur : je le pose simplement sur le Graphics 2.

Et me voilà avec une RTX 5060 Ti 16 Go. C’est simple, immédiat et terriblement efficace.

Le Graphics 1 m’avait déjà convaincu de la pertinence du concept. Avec cette seconde génération et l’arrivée prochaine du Mind xPlay dans mes tests, l’écosystème Mind commence surtout à démontrer qu’il ne s’agissait pas simplement d’une idée originale : Khadas est réellement en train de construire une autre façon d’envisager l’ordinateur personnel.

khadas Mind Graphics 2 eGPU Externe avec NVIDIA RTX 5060 Ti 16 Go GDDR7 | 8K à 165 Hz Via HDMI 2.1b/DP...

Avis de mise à jour du firmware : Avant d'utiliser le Mind Graphics 2, veuillez mettre à jour le BIOS du Mind 1 EC ou du Mind 2/2s vers les dernières versions via le site ...
Last update was on: 13 septembre 2026 16h00
en stock
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Le concept Khadas Mind atteint enfin sa pleine maturité

Le Mind Graphics 2 est moins une révolution qu'une excellente évolution. Il conserve tout ce qui faisait la réussite du premier modèle et lui greffe une RTX 5060 Ti 16 Go nettement plus moderne. Associé au Mind 2, il transforme en quelques secondes un mini PC de poche en sérieuse station graphique, gaming et IA. C'est probablement aujourd'hui l'accessoire qui illustre le mieux toute la pertinence du concept imaginé par Khadas.

Design & qualité de fabrication
9.5
Performances
9.3
Connectique & fonctionnalités
9.2
Expérience & modularité
9.7
Rapport qualité/prix
8.3
POUR
  • RTX 5060 Ti 16 Go GDDR7 très performante
  • Environ 12 à 16 % de gain graphique mesuré face au Graphics 1
  • Mind Link PCIe 4.0 x8 bien plus adapté qu'un eGPU Thunderbolt classique
  • DLSS 4 et architecture Blackwell
  • Excellent potentiel pour le gaming, la création et l'IA locale
  • Dock complet en plus du GPU
  • Ethernet 2,5 Gb/s, HDMI 2.1b et DisplayPort 2.1b
  • Lecteur SD, audio, haut-parleurs, micros et lecteur d'empreintes intégrés
  • Installation du Mind en quelques secondes
  • Format remarquablement compact compte tenu des performances
CONTRE
  • Écosystème propriétaire pour profiter pleinement du Mind Link
  • Gain limité pour la bureautique classique

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