Test DJI Power 1000 Mini : DJI a trouvé le bon compromis entre autonomie et mobilité

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On connaît surtout DJI pour ses drones, ses caméras ou ses stabilisateurs. Pourtant, le constructeur chinois se fait aussi une jolie place sur un autre marché : celui des stations d’énergie portables. Après les Power 500, Power 1000, Power 1000 V2 et l’imposante Power 2000, la marque s’attaque cette fois à un problème que connaissent bien tous ceux qui transportent régulièrement une batterie : comment embarquer environ 1 kWh d’énergie sans sacrifier une bonne partie du coffre ? La réponse tient dans un petit bloc cubique de 31 cm de large : la DJI Power 1000 Mini.
Et le terme « Mini » n’est pas simplement là pour décorer la boîte. Avec ses 1 008 Wh, ses 11,5 kg et ses dimensions de 314 x 212 x 216 mm, cette station affiche un rapport capacité/encombrement assez impressionnant. Elle est presque deux fois moins volumineuse que la première DJI Power 1000, tout en proposant pratiquement la même quantité d’énergie.
Il y a forcément un loup quelque part. DJI n’a pas trouvé une nouvelle loi de la physique permettant de multiplier par deux la densité énergétique sans contrepartie. Le principal compromis concerne la puissance : la Power 1000 Mini délivre 800 W en continu, avec une puissance maximale de 1 000 W. Nous sommes donc très loin des 2 600 W que peut fournir une Power 1000 V2.
Mais est-ce réellement gênant ? Tout dépend de ce que vous comptez brancher dessus. Et c’est justement ce qui rend cette DJI Power 1000 Mini intéressante.
Déballage et découverte de la DJI Power 1000 Mini
Le carton ne réserve pas beaucoup de surprises.

On y trouve principalement la DJI Power 1000 Mini, son câble d’alimentation secteur et la documentation.

Pas de panneau solaire, pas de câble MC4 ni de câble de recharge depuis une batterie de voiture. Ces accessoires sont disponibles séparément ou dans différents packs proposés par DJI.
Une fois sortie de son emballage, la première réaction : elle est vraiment petite pour une station de 1 kWh !

La DJI Power 1000 Mini mesure exactement 314 x 212 x 216 mm pour environ 11,5 kg. Elle reste donc trop lourde pour être transportée au fond d’un sac pendant plusieurs kilomètres, évidemment, mais elle est extrêmement facile à déplacer d’une pièce à l’autre ou à glisser dans un coffre.

Sa grosse poignée intégrée permet de la saisir facilement d’une seule main.
Le design reste très DJI : plastique gris sombre, lignes épurées, assemblage sérieux. Elle ressemble davantage à un équipement électronique professionnel qu’à un générateur de chantier.

Et grâce à sa forme presque cubique, elle se range facilement sur une étagère, sous un bureau ou entre deux caisses dans un coffre. Un détail qui paraît anodin jusqu’au jour où l’on doit partir en vacances avec les enfants, les valises, la glacière et tout le reste…

Pour mesurer le travail fait par DJI, il suffit de la comparer à la Power 1000 originale. Celle-ci mesure 448 x 225 x 230 mm et pèse environ 13 kg pour une capacité de 1 024 Wh. La Power 1000 Mini descend à 314 mm de longueur pour 1 008 Wh. Le gain d’encombrement est considérable.
La batterie utilise des cellules LFP (LiFePO4, lithium-fer-phosphate), devenues la norme sur les bonnes stations d’énergie portables grâce à leur stabilité thermique et surtout à leur longévité.
DJI annonce plus de 80 % de capacité restante après 4 000 cycles complets de charge et de décharge. Même en faisant quasiment un cycle quotidien, on parle donc d’une dizaine d’années d’utilisation théorique. Autant dire qu’avant de l’user, il faudra déjà lui faire voir du pays.
Une façade particulièrement bien pensée
Toute la connectique importante se trouve sur la façade. C’est beaucoup plus pratique que les stations où il faut chercher une prise sur le côté puis une entrée solaire derrière.

Dans le coin supérieur gauche prend place un écran qui affiche notamment le pourcentage de batterie restant, la puissance actuellement consommée, la puissance de recharge et une estimation du temps d’autonomie ou de recharge. Les informations sont lisibles immédiatement et suffisent pour une utilisation quotidienne sans sortir le smartphone.
La version européenne a deux prises secteur 230 V.
À côté, DJI propose un port USB-C capable de délivrer jusqu’à 100 W, deux USB-A de 12 W chacun et surtout une excellente idée : un câble USB-C rétractable directement intégré à la station. Celui-ci délivre lui aussi jusqu’à 100 W.

Il suffit de le tirer à la longueur souhaitée puis de le laisser se verrouiller. Une nouvelle traction déclenche son enroulement automatique. C’est tout bête, mais c’est probablement l’une des fonctions que j’apprécie le plus sur cette Power 1000 Mini. Une station portable finit régulièrement dans le coffre ou au fond du jardin parce qu’on a besoin d’alimenter quelque chose. Et c’est généralement à cet instant qu’on réalise que le câble USB-C dont on a besoin est resté sur le bureau… Ici, le câble est toujours présent. C’est une fonction que j’avais adoré sur la petite batterie Ugreen Nexode 20 000mAh, et dont je ne peux plus me passer. Alors autant dire que c’est génial de la retrouver sur une batterie un peu plus conséquente :)
DJI a même été jusqu’à rendre ce câble rétractable remplaçable: il se déboite et se débranche en effet très simplement:

S’il commence à fatiguer un jour, on pourra donc potentiellement le remplacer.
Attention toutefois à une subtilité : les deux sorties USB-C ne peuvent pas délivrer chacune 100 W simultanément. Si elles sont utilisées ensemble, la puissance totale disponible est limitée à 150 W. Le câble rétractable peut alors monter jusqu’à 100 W tandis que le second USB-C sera limité à 50 W.
Pour charger simultanément un ordinateur portable et un smartphone, aucun problème. Pour alimenter deux gros ordinateurs réclamant chacun 100 W, c’est plus contraignant. Les deux prises secteur suffisent bien sûr à contourner cette limite avec un chargeur USB-C supplémentaire.
Le port SDC : l’avantage maison de DJI
Une autre prise mérite une attention particulière : le fameux connecteur SDC, pour Software Defined Charger.
Il est propriétaire à DJI, ce qui pourrait sembler être un défaut au premier abord. Mais il ouvre plusieurs possibilités intéressantes. Il fonctionne aussi bien en entrée qu’en sortie.

En sortie, il peut fournir jusqu’à 300 W, ce qui permet notamment d’y brancher les câbles de recharge rapide destinés aux batteries des drones DJI.
Pour un pilote de drone, photographe ou vidéaste, c’est loin d’être anecdotique. La station devient une base de recharge mobile qui remet rapidement des batteries en service sur le terrain. Avec les accessoires adaptés, DJI annonce par exemple pouvoir faire passer certaines batteries de drones compatibles d’environ 10 à 95 % en une trentaine de minutes.
Quand la lumière parfaite d’un coucher de soleil ne dure pas trois heures, pouvoir remettre rapidement une batterie de drone en service prend tout son sens.
Mais le SDC sert également d’entrée pour la recharge solaire ou automobile. Et DJI a fait un gros travail sur cette génération : le contrôleur MPPT solaire et le chargeur automobile sont désormais directement intégrés dans la Power 1000 Mini.

Il faut toujours acheter les câbles adaptés, mais plus besoin d’ajouter un gros boîtier électronique intermédiaire.

Une lampe intégrée bien plus utile qu’elle n’en a l’air
Tout en bas de la façade se trouve une large barre LED.
On pourrait facilement classer ça dans la catégorie des gadgets. Pourtant, sur une station portable, cette lampe trouve rapidement son utilité.

Imaginez une panne de courant en pleine nuit. Vous prenez la batterie pour alimenter la box internet ou quelques appareils… mais vous devez commencer par trouver les câbles dans le noir. Même chose en camping, dans un garage, un atelier ou simplement lorsqu’on cherche quelque chose dans le coffre de la voiture.
La lumière est immédiatement disponible. Son intensité est réglable et un mode SOS la fait aussi clignoter.
Pas indispensable, mais sacrément pratique une fois qu’on l’a.
Une capacité de 1 008 Wh… mais seulement 800 W en continu
C’est LE point à avoir en tête avant d’acheter cette DJI Power 1000 Mini.
Une station électrique possède deux caractéristiques totalement différentes : sa capacité, exprimée en Wh, et sa puissance, exprimée en W.
La capacité de 1 008 Wh indique la quantité d’énergie disponible. Une consommation constante de 100 W pourrait donc théoriquement fonctionner environ 10 heures. Dans la réalité, il faut déduire les pertes liées à l’onduleur et aux différentes conversions électriques.
La puissance détermine en revanche ce que l’on peut brancher dessus à un instant donné. Et la Power 1000 Mini est officiellement donnée pour 800 W en continu et 1 000 W maximum en sortie 230 V.
DJI précise que certains appareils annoncés jusqu’à 1 200 W peuvent fonctionner, mais ce n’est absolument pas une garantie que n’importe quel appareil de 1 200 W passera. C’est là que plusieurs tests donnent des résultats différents. Une charge résistive proche de 900 W peut parfaitement fonctionner, tandis qu’un appareil équipé d’un moteur consommant seulement 650 W peut provoquer une mise en sécurité à cause de son courant de démarrage.
La puissance inscrite sur l’étiquette d’un appareil ne raconte donc pas toute l’histoire.
Que peut-on réellement alimenter ?
Pour les appareils électroniques classiques, les limites sont finalement beaucoup moins problématiques qu’on pourrait l’imaginer.
Un ordinateur portable consommant 60 ou 100 W ? Aucun souci. Un écran de PC ? Pareil. Une télévision, une box internet, un NAS, des éclairages LED, des chargeurs de batteries, une console de jeux, un vidéoprojecteur ou un petit réfrigérateur ? Tout cela entre parfaitement dans le terrain de jeu de la Power 1000 Mini.
Un bureau complet composé d’un ordinateur, plusieurs écrans, du réseau et divers périphériques peut facilement rester sous les 400 ou 500 W. Et dans ce contexte, avoir 2 600 W comme sur une Power 1000 V2 ne changerait rien à l’usage.
En revanche, les choses se compliquent avec les appareils qui produisent de la chaleur.
Une bouilloire consomme fréquemment 1 800 à 2 200 W. Un sèche-cheveux peut dépasser 2 000 W. Une machine à café peut réclamer 1 200 à 1 500 W durant sa phase de chauffe. Même problème avec un chauffage électrique, un grille-pain ou certaines plaques de cuisson.
La Power 1000 Mini n’est pas conçue pour ces usages. Certains équipements autour de 1 000 W passent parfaitement, d’autres se mettent en sécurité. Cela dépend notamment du type de charge et du courant demandé au démarrage.
Cette limitation n’est pas vraiment un défaut caché : elle découle du choix de DJI de miser sur une station compacte.
Si votre objectif consiste à brancher régulièrement une bouilloire, une cafetière puissante, un sèche-cheveux ou du petit électroménager dans un van, mieux vaut regarder du côté de la DJI Power 1000 V2 et ses 2 600 W ou de la Power 2000. En revanche, pour l’informatique, les drones, la photo, l’éclairage, le réseau ou un usage camping classique, les 800 W continus suffisent largement.
Une bonne batterie pour travailler loin d’une prise
C’est probablement dans ce type d’usage que la Power 1000 Mini prend tout son sens.
Prenons un exemple très concret : vous souhaitez travailler une journée dans le jardin. Vous branchez un ordinateur portable consommant 50 W, un écran de 30 W et votre smartphone en recharge à une vingtaine de watts. Nous tournons autour de 100 W.

Même en tenant compte des pertes de conversion, la station a largement de quoi couvrir une grosse journée de travail.
Pour un photographe ou un vidéaste, le scénario est encore plus intéressant. Éclairages LED, chargeur de caméra, ordinateur portable, batteries de drone, écran de contrôle : tous ces équipements consomment relativement peu mais doivent pouvoir fonctionner plusieurs heures. Avec 1 kWh à disposition, on peut partir travailler sans avoir à chercher la première prise électrique disponible.
La compacité devient alors beaucoup plus importante que la capacité à alimenter une bouilloire de 2 000 W pendant deux minutes.
Camping, road trip et van : très convaincante, à certaines conditions
La Power 1000 Mini semble également avoir été pensée pour les escapades en voiture.
Elle peut alimenter un petit réfrigérateur ou une glacière électrique, les smartphones de toute la famille, des lampes, une enceinte Bluetooth, un ordinateur portable, une pompe électrique ou encore différents accessoires de camping.
DJI donne quelques estimations pour se faire une idée : environ 30 heures pour un routeur Wi-Fi, 18 heures pour certains réfrigérateurs automobiles ou plusieurs dizaines de recharges pour des appareils mobiles. Ces chiffres varient évidemment énormément selon le matériel utilisé.
Pour une estimation rapide de l’autonomie, une petite formule suffit :
autonomie théorique = 1 008 Wh ÷ consommation de l’appareil
Un appareil de 50 W donne donc environ 20 heures en théorie. Dans la réalité, prévoyez un peu moins à cause des pertes de conversion.

Pour le camping classique ou un week-end en voiture, c’est du tout bon. Pour un van aménagé équipé d’une bouilloire, d’une machine à café, d’un micro-ondes et éventuellement d’appareils de cuisson électrique, les 800 W continus deviennent en revanche trop restrictifs. Dans ce cas, mieux vaut transporter quelques kilos supplémentaires et passer sur une station plus puissante.
Une très bonne solution de secours pour la maison
La Power 1000 Mini réserve aussi une bonne surprise pour une utilisation fixe : son mode ASI, l’équivalent de ce qu’on appelle couramment UPS en anglais.
Le principe est simple. La Power 1000 Mini est branchée au secteur. Votre ordinateur, votre NAS ou votre box internet est branché sur l’une de ses prises. Tant que le secteur fonctionne, l’électricité traverse la station et alimente normalement les appareils. La batterie ne fait donc pas des cycles de charge et décharge inutiles.
Si le courant disparaît, la batterie prend automatiquement le relais. DJI annonce un temps de commutation inférieur à 0,01 seconde, soit environ 10 ms. Mes essais réalisés avec un ordinateur et plusieurs écrans ont relevé des bascules autour de 9 à 12 ms, sans extinction de l’ordinateur.
Pour protéger un NAS, une box fibre ou un routeur, c’est du concret. Et contrairement à un onduleur informatique classique doté de quelques centaines de Wh tout au plus, on a ici une batterie de plus de 1 kWh.
Prenons une box internet, un routeur et un NAS consommant ensemble 60 W. Une coupure de quelques minutes ne sera même pas perceptible et une panne de plusieurs heures pourra être absorbée. Sur un bureau consommant 300 W, on aura encore plusieurs heures pour terminer son travail proprement.
Il faut cependant garder en tête la limite de puissance de la batterie quand le secteur disparaît. Car branchée au réseau en mode bypass, la station peut laisser transiter jusqu’à 2 200 W sur la version européenne. Ce chiffre ne signifie absolument pas que la batterie est capable de produire 2 200 W.
Une machine à café de 1 400 W pourra donc fonctionner lorsque le secteur est présent, puisque l’énergie arrive directement du réseau. En cas de coupure, la batterie ne pourra en revanche plus maintenir cette charge. C’est une distinction importante.
Une recharge secteur très rapide
Une batterie portable n’est réellement pratique que si elle peut être remise rapidement en service.
Sur secteur, DJI annonce un passage de 0 à 80 % en 58 minutes et une charge complète en environ 75 minutes. Pour une capacité de 1 kWh, c’est rapide. La puissance absorbée approche alors les 1 000 W.

Évidemment, pousser autant d’énergie dans un boîtier aussi compact nécessite de refroidir l’électronique. Les ventilateurs se déclenchent donc nettement lors de la recharge rapide. J’ai mesuré un bruit autour de 43 à plus de 50 dB selon les conditions et la proximité de la mesure.
La Power 1000 Mini est donc très discrète à faible charge, mais elle sait se faire entendre lorsqu’on exploite fortement sa puissance. C’est l’une des contreparties physiques de son format : moins de surface disponible pour dissiper la chaleur implique davantage de ventilation.
Heureusement, l’application propose un mode de recharge plus doux, autour de 500 W, lorsque la vitesse n’est pas prioritaire. Pour une recharge nocturne ou lorsque la station est installée près d’un bureau, c’est appréciable.
Recharge solaire : jusqu’à 400 W sans module MPPT externe
Cette génération apporte une évolution intéressante par rapport aux premières stations DJI : la Power 1000 Mini intègre directement son contrôleur solaire MPPT de 400 W.
Il faut simplement utiliser le câble DJI Power MC4 vers SDC, vendu séparément, pour raccorder des panneaux solaires compatibles. L’entrée SDC accepte jusqu’à 400 W.
Avec un panneau de 200 W correctement orienté et dans de bonnes conditions, environ cinq à six heures suffisent pour récupérer une grosse partie de la batterie. Avec 400 W réellement disponibles, le temps peut évidemment être fortement réduit.

Mais comme toujours avec le solaire, les 400 W inscrits sur un panneau sont une puissance maximale obtenue dans des conditions idéales. Orientation, température, nuages et saison font énormément varier la production.
Pour un week-end en autonomie, le couple Power 1000 Mini + panneau pliable de 200 ou 400 W forme un bon duo. Le jour, le panneau recharge la station. Le soir, elle alimente éclairage, informatique, réfrigération et appareils mobiles.
Recharge en voiture : 400 W directement depuis la batterie
Autre fonction intéressante pour les road trips : le chargeur automobile 400 W est lui aussi intégré. Il nécessite le câble DJI Power dédié, vendu séparément, qui vient se connecter directement à la batterie 12 V du véhicule.
On ne parle donc pas ici d’une simple prise allume-cigare limitée à une centaine de watts. DJI annonce environ 160 minutes pour une recharge complète à puissance maximale. Concrètement, après quelques heures de route, on peut arriver à destination avec une station quasiment pleine.
C’est le genre de détail qui rend la Power 1000 Mini bien plus intéressante en déplacement qu’une simple grosse batterie USB.
Il est même possible de la recharger en USB-C
DJI a poussé le concept assez loin puisque le câble USB-C rétractable fonctionne de manière bidirectionnelle. La station peut donc recevoir jusqu’à 100 W via USB-C.
Évidemment, recharger 1 008 Wh à 100 W prend de longues heures. Ce ne sera pas la méthode principale. Mais si vous n’avez qu’un gros chargeur USB-C sous la main, la solution existe. C’est aussi pratique dans certains véhicules modernes équipés de sorties USB-C puissantes.
Application DJI Home : enfin du Wi-Fi directement intégré
La Power 1000 Mini a du Bluetooth 5.0 et du Wi-Fi 2,4 GHz. Contrairement à certaines générations précédentes qui nécessitaient un dongle supplémentaire, la connectivité est ici intégrée.

La station se pilote depuis l’application DJI Home. L’appairage est assez classique : la batterie est détectée en Bluetooth, puis on peut lui transmettre les paramètres du réseau Wi-Fi.

Une fois connectée, l’application reprend les informations visibles sur l’écran : état de charge, autonomie estimée, puissance entrante, puissance sortante et température. On peut aussi activer les prises secteur ou le port SDC à distance depuis l’appli.

La barre LED est elle aussi pilotable depuis le smartphone, avec réglage précis de la luminosité et activation du mode SOS.

Les paramètres énergétiques sont plus intéressants encore. On peut définir un seuil minimal de décharge compris entre 0 et 15 %, limiter la recharge maximale entre 70 et 100 %, configurer une alerte de batterie faible ou demander à la sortie 230 V de retrouver automatiquement son état après un redémarrage. Cette dernière fonction est particulièrement utile lorsque la Power 1000 Mini sert d’onduleur pour du matériel réseau ou un NAS.

On peut également sélectionner la recharge rapide autour de 1 000 W ou le mode plus silencieux autour de 500 W. Enfin, l’application assure les mises à jour du firmware.

L’ensemble reste très simple à utiliser et apporte de vraies fonctions sans rendre l’application obligatoire pour autant. Un bon équilibre.
Des cellules LFP prévues pour durer
La Power 1000 Mini utilise donc des cellules lithium-fer-phosphate. Outre leur longévité, celles-ci sont appréciées pour leur meilleure stabilité thermique par rapport aux anciennes chimies lithium-ion utilisées sur de nombreuses stations portables.
DJI annonce plus de 80 % de capacité après 4 000 cycles complets, mesurés dans ses conditions de laboratoire. En faisant un cycle complet chaque jour, 4 000 cycles représentent près de onze ans. Dans une utilisation normale, où l’on ne vide évidemment pas totalement la station chaque jour, sa durée de vie potentielle est donc très confortable.
Un BMS surveille continuellement les cellules, avec différents capteurs de température et des protections contre les surcharges, surintensités, températures anormales et décharges excessives. DJI annonce également une résistance mécanique élevée et un fonctionnement possible jusqu’à 5 000 m d’altitude. L’électronique bénéficie d’un traitement contre la condensation et les embruns.
Attention toutefois à ne pas transformer cette information en certification d’étanchéité : la Power 1000 Mini n’est pas une batterie que l’on laisse volontairement sous la pluie. DJI déconseille d’ailleurs une exposition à la pluie supérieure à quelques minutes ainsi qu’une exposition prolongée à la condensation ou au brouillard salin.
En clair : elle encaissera mieux les aléas d’une utilisation extérieure qu’une électronique totalement ouverte, mais elle doit tout de même rester à l’abri. La plage officielle d’utilisation s’étend de -10 à 45 °C.
La température est bien maîtrisée, le bruit un peu moins à pleine puissance
Le très faible encombrement pouvait laisser craindre une mauvaise dissipation thermique. Mes différents essais montrent pourtant une gestion plutôt sérieuse.
Lors de charges et décharges importantes, des températures situées autour de 45 à 47 °C ont été relevées à proximité des sorties d’air ou des zones les plus chaudes du boîtier. Rien d’alarmant pour une station de ce type. La ventilation fait correctement son travail.
C’est en revanche l’un des rares points où le format Mini montre ses limites. Autour de quelques centaines de watts, la station reste assez discrète. Lorsque la puissance monte vers 700 ou 800 W ou pendant une recharge rapide à 1 000 W, les ventilateurs accélèrent franchement et deviennent audibles.
Ce n’est pas dramatique dans un garage, un atelier ou dehors. Dans une chambre parfaitement silencieuse, vous saurez en revanche qu’elle est là.
Une capacité fixe sans batterie d’extension
Il existe une autre différence importante avec certaines stations concurrentes et les modèles DJI plus haut de gamme : les 1 008 Wh ne sont pas extensibles. Impossible de connecter ultérieurement une batterie supplémentaire pour passer à 2 ou 3 kWh.
Ce choix participe évidemment à la simplicité et à la compacité du produit. Mais si vos besoins évoluent vers une autonomie résidentielle, un van très équipé ou une alimentation de secours longue durée, il faudra changer de gamme.
La Power 1000 Mini est une station portable de 1 kWh. Elle n’essaie pas de devenir une batterie domestique modulaire, et finalement ce positionnement très clair lui va plutôt bien.
Et face à la DJI Power 1000 V2 ?
La comparaison est intéressante car les deux produits ont une capacité quasiment identique. La Power 1000 Mini offre 1 008 Wh contre 1 024 Wh pour la Power 1000 V2. En autonomie pure, la différence est négligeable.
La philosophie change complètement lorsqu’on regarde la puissance. La Mini s’arrête à 800 W continus / 1 000 W maximum, tandis que la Power 1000 V2 monte jusqu’à 2 600 W. La V2 est donc beaucoup plus adaptée à l’électroménager, aux outils puissants et aux usages en van. Mais elle est aussi plus encombrante et plus lourde.
La question à se poser n’est donc pas « laquelle est la meilleure ? », mais plutôt « ai-je réellement besoin de plus de 1 000 W ? » Si la réponse est non, la Mini devient immédiatement très séduisante. Pourquoi trimballer plus de volume et de poids pour une puissance qu’on n’utilisera jamais ?
Pour alimenter du réseau, un NAS, des ordinateurs, des batteries d’outillage, des éclairages, du matériel photo, des drones ou un petit frigo, la Mini me semble même plus cohérente.
Un tarif devenu particulièrement intéressant
La DJI Power 1000 Mini est disponible autour de 579 €, un tarif déjà bien placé pour une station de 1 kWh aussi compacte.
Il faut toutefois prendre en compte les accessoires. Le câble solaire MC4 vers SDC est vendu séparément, tout comme le câble pour la recharge rapide depuis la batterie d’une voiture ou les différents adaptateurs SDC destinés aux drones. Selon votre utilisation, la facture peut donc grimper.
Mais DJI propose différents bundles associant station, recharge automobile, panneaux solaires ou charge rapide pour drones. Mieux vaut regarder ces packs avant d’acheter les accessoires séparément.
Alors, pour qui est faite cette DJI Power 1000 Mini ?
C’est probablement la question la plus importante de ce test, car la Power 1000 Mini peut être idéale ou frustrante selon l’utilisation prévue.
Pour un photographe, vidéaste ou pilote de drone, difficile de trouver beaucoup à lui reprocher. Elle est compacte, propose 1 kWh, recharge les appareils USB-C, a le SDC et se glisse facilement dans un coffre avec le reste du matériel.
Pour travailler dans un jardin, une dépendance ou sur un chantier léger, même constat.

Pour sécuriser un NAS, une box internet et quelques équipements réseau à la maison, son mode ASI fait très bien le travail, et les 1 008 Wh procurent une autonomie très supérieure à celle de nombreux petits onduleurs classiques.
Pour partir en camping ou en road trip, elle est également très convaincante, particulièrement accompagnée d’un panneau solaire.
En revanche, pour une utilisation en van avec beaucoup d’électroménager, il faut sérieusement réfléchir à la puissance nécessaire. Une bouilloire de 2 000 W ne deviendra pas soudainement sobre parce qu’elle se trouve au milieu d’une forêt. Même remarque pour un sèche-cheveux, une grosse cafetière, un micro-ondes ou une plaque électrique. Dans ce contexte, la Power 1000 V2 ou la Power 2000 seront bien plus adaptées.
Conclusion : la station 1 kWh que j’aurais envie d’emporter partout
Avec la Power 1000 Mini, DJI n’a pas cherché à gagner la bataille des watts. Et finalement, c’est probablement sa meilleure idée.
La marque a préféré prendre une vraie batterie de 1 kWh et réduire au maximum tout ce qui pouvait l’être, pour obtenir une station vraiment transportable. Le résultat tient la route. 1 008 Wh dans 11,5 kg et seulement 314 x 212 x 216 mm, c’est déjà une belle performance. Mais DJI ne s’est pas contenté de réduire le boîtier.
Le câble USB-C rétractable est extrêmement pratique. Le MPPT 400 W et le chargeur automobile sont intégrés. La recharge secteur est rapide, le port SDC apporte un vrai avantage aux utilisateurs de drones et l’application DJI Home est simple et efficace.
Le mode ASI avec bascule autour de 10 ms lui donne en prime une seconde vie à la maison. Lorsqu’elle ne voyage pas, elle peut protéger un NAS, une box internet ou un ordinateur.
Sa principale faiblesse est parfaitement identifiée : 800 W en continu, c’est peu pour une station de 1 kWh en 2026. Les concurrents, et même les autres modèles DJI, proposent souvent beaucoup plus. Mais tout dépend de l’usage. Une station de 2 000 W n’offre aucune autonomie supplémentaire à un ordinateur consommant 80 W. Elle permet simplement de brancher des appareils plus puissants.
Si vous n’avez pas besoin d’alimenter régulièrement une bouilloire, un sèche-cheveux, un appareil de cuisson ou un gros outil électrique, l’intérêt de transporter une station plus lourde devient discutable. Et c’est là que la Power 1000 Mini trouve sa place.
C’est une station taillée pour les créateurs nomades, les propriétaires de drones DJI, le camping, les road trips, le bricolage léger et l’alimentation de secours informatique. Elle ne cherche pas à alimenter toute une maison. Elle préfère vous offrir 1 kWh que vous aurez réellement envie d’emmener avec vous.
Et sur ce point, le contrat est largement rempli !







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