Test Jimmy Matrix M9 Pro : le purificateur d’eau qui devient une véritable station de boissons

9.2

329€ 399€

Test Jimmy Matrix M9 Pro : le purificateur d’eau qui devient une véritable station de boissons
Test Jimmy Matrix M9 Pro : le purificateur d’eau qui devient une véritable station de boissons
329€ 399€
Excellente filtration par osmose inverse
Système modulaire et évolutif
Eau chaude quasi instantanée
Eau fraîche et gazeuse avec le S9
Glaçons et glace pilée avec le I9
Installation très simple, sans plomberie
Entretien facile

Résumer cet article :

Il y a quelques mois, j’ai testé le Hydrofast C300, un appareil qui m’avait séduit parce qu’il réunissait plusieurs usages dans une seule machine : purification par osmose inverse, eau chaude, eau fraîche et même eau gazeuse. Depuis, il n’a pas quitté la cuisine, et j’ai du mal à imaginer revenir à une simple carafe filtrante.

Jimmy prend toutefois le problème autrement avec sa gamme Matrix. Au centre, on trouve le Jimmy Matrix M9 Pro, un purificateur par osmose inverse qui sert de l’eau à température ambiante ou chaude. Rien de neuf jusque-là. La bonne idée, c’est que le système est modulaire : grâce à la technologie AquaLink, on peut accrocher au M9 Pro un Matrix S9 pour l’eau fraîche et gazeuse, ou un Matrix I9 qui fabrique des glaçons et de la glace pilée.

On peut donc démarrer avec un simple purificateur et l’agrandir petit à petit jusqu’à obtenir une station de boissons. J’ai vécu plusieurs semaines avec les trois modules à la maison. Reste à savoir si l’idée tient aussi bien dans une cuisine que sur le papier.

Jimmy Matrix : un purificateur qui peut évoluer

C’est ce point qui distingue le plus le M9 Pro de ses concurrents, donc je m’y arrête un instant.

Le M9 Pro est le cœur du système. On y verse l’eau du robinet, il la filtre par osmose inverse, la reminéralise, puis la sert à température ambiante ou la chauffe à la demande. Seul, il fonctionne très bien.

Le Matrix S9 se fixe sur son flanc gauche. Il puise directement l’eau purifiée du M9 Pro, la refroidit entre 10 et 15 °C et peut aussi la gazéifier.

Le Matrix I9 se sert lui aussi dans l’eau purifiée du M9 Pro, mais pour donner de l’eau fraîche, des glaçons et de la glace pilée.

L’avantage saute aux yeux : on ne paie que les fonctions dont on se sert. Si vous buvez surtout de l’eau plate et du thé, le M9 Pro suffit. Les amateurs d’eau pétillante prendront le S9, et ceux qui aiment les cocktails, les cafés glacés ou les smoothies iront jusqu’au I9.

Déballage et présentation du Matrix M9 Pro

Le M9 Pro ressemble plus à une machine à café automatique récente qu’à un appareil de traitement de l’eau. Tant mieux, puisqu’il va vivre en permanence sur le plan de travail.

Il mesure 278 x 310 x 366 mm et pèse 7,5 kg, ce qui reste compact pour tout ce qu’il contient.

En façade, on trouve la sortie d’eau et son éclairage. La partie haute accueille un grand écran tactile pour choisir la température et la quantité d’eau, et pour suivre l’état de la filtration.

test jimmy matrix m9 001 3

Le réservoir principal de 5 litres est placé sur le côté. Ça paraît anodin, mais au quotidien ça compte. Avec un réservoir à l’arrière, il faut avancer toute la machine pour le sortir, surtout quand elle est coincée sous des meubles hauts. Ici, je le tire vers moi et c’est réglé.

À l’intérieur, un réservoir tampon d’un litre garde de l’eau déjà purifiée. L’osmose inverse prend du temps, et cette réserve permet d’avoir tout de suite un bon débit. Quand elle est vide, la machine continue à filtrer, mais le débit baisse.

Surtout, aucun tuyau ne sort de l’appareil. On remplit le réservoir, on branche la prise, et c’est terminé. Pas de trou à percer dans l’évier, pas de plomberie à modifier ni d’évacuation à prévoir. Pour un locataire, un bureau ou quelqu’un qui n’a aucune envie de jouer avec des raccords sous l’évier, c’est appréciable.

Une première mise en route à ne surtout pas bâcler

Les trois cartouches sont livrées déjà en place : le filtre composite M2S, la membrane d’osmose inverse RO-2.0S et le filtre de reminéralisation Q2S. On a donc envie de remplir le réservoir et de se servir un verre tout de suite.

Ce serait une erreur. À la première mise en service, il faut lancer plusieurs cycles de rinçage, et j’insiste parce que le premier verre peut faire peur : l’eau sort presque blanche. Ça m’est arrivé. Rien d’inquiétant, il s’agit surtout de microbulles dues à l’air encore présent dans les cartouches neuves.

La marche à suivre : remplir le réservoir au maximum, poser un grand récipient sous la sortie, puis lancer le rinçage en maintenant la touche correspondante quelques secondes. Le voyant passe au vert.

J’ai fait trois cycles complets, après quoi l’eau était parfaitement transparente. J’ai aussi fait couler de l’eau à 98 °C pour rincer le circuit d’eau chaude. Pensez à recommencer après chaque changement de cartouches.

Sept étapes de filtration avec osmose inverse

Passons à ce qui compte le plus : la qualité de l’eau.

Jimmy annonce une filtration en sept étapes, réparties sur trois cartouches.

Le filtre composite M2S fait le premier tri. Il retient les sédiments, les particules et la rouille, ainsi qu’une partie de ce qui donne les mauvaises odeurs ou le goût de chlore.

La membrane RO-2.0S s’occupe ensuite de l’osmose inverse et réduit très fortement la quantité de substances dissoutes.

Jimmy parle d’une élimination de 99,9 à 99,99 % pour certaines substances testées, dont les métaux lourds, les PFAS et le chlore. Comme toujours avec ce genre de chiffre, il ne faut pas lire « 99,99 % de tout, quelle que soit l’eau ». Le résultat dépend du contaminant, de l’eau de départ et de l’état des filtres. On joue malgré tout dans une autre catégorie qu’une carafe filtrante.

Le défaut de l’osmose inverse, c’est qu’elle retire aussi une bonne partie des minéraux. L’eau passe donc ensuite dans la cartouche Q2S, qui assure une reminéralisation alcaline. J’aime beaucoup cette approche : on garde l’efficacité de l’osmose sans boire une eau complètement « plate » en bouche (ce qui n’est d’ailleurs pas très bon au goût).

Le TDS montre tout de suite l’effet de la filtration

L’écran affiche en même temps le TDS de l’eau brute et celui de l’eau purifiée.

Le TDS (Total Dissolved Solids) mesure la quantité globale de matières dissoutes conductrices dans l’eau. Ce n’est pas une analyse sanitaire : un TDS bas ne garantit pas à lui seul une eau sans contaminant, et un TDS élevé ne veut pas dire que l’eau est dangereuse. En revanche, pour voir une membrane d’osmose au travail, c’est très parlant.

Après filtration, la chute est spectaculaire. Pendant mes essais, le TDS en sortie d’osmose est descendu à quelques ppm, avant que la reminéralisation ne fasse son travail.

Ça se sent aussi au goût. L’eau est très neutre, sans arrière-goût de chlore. Je l’utilise d’ailleurs dans la machine à café : moins de calcaire et de matières dissoutes, c’est aussi moins de dépôts dans les appareils. Pareil pour une bouilloire… sauf qu’avec le M9 Pro, elle ne sert plus à grand-chose.

Une protection UV-C pour le réservoir d’eau purifiée

Les purificateurs qui stockent de l’eau propre ont un point faible : une fois filtrée, l’eau peut attendre plusieurs heures dans le réservoir.

Jimmy a donc ajouté une lampe UV-C pour limiter le développement microbien et les contaminations secondaires dans ce réservoir. C’est une sécurité bienvenue, mais elle ne remplace pas le nettoyage. Les UV ne rendent pas un réservoir autonettoyant, il faut toujours le rincer régulièrement.

Un ratio de 3:1 qui limite le gaspillage d’eau

L’osmose inverse a une contrepartie : elle produit forcément de l’eau de rejet.

Sur le M9 Pro, Jimmy annonce un ratio de 3:1, soit environ un litre d’eau concentrée pour trois litres d’eau purifiée. Pour un osmoseur domestique, c’est un bon score.

Cette eau n’est pas forcément à jeter dans l’évier. Je m’en sers pour le ménage ou pour arroser les plantes qui supportent une eau plus chargée en minéraux.

Le réservoir demande une petite habitude. Quand il atteint son niveau minimum, je vide l’eau concentrée qui reste, je rince rapidement le bac et je le remplis d’eau fraîche. Mieux vaut procéder ainsi que compléter le niveau en permanence, sinon les minéraux se concentrent de plus en plus dans l’eau restante. Cela se voit d’ailleurs rapidement, puisque le niveau de TDS pour l’eau source peut alors dépasser les 400 à 500 ppm.

De l’eau chaude en trois secondes : la bouilloire peut partir au placard

Après la filtration, c’est la fonction dont je me sers le plus.

Le M9 Pro chauffe l’eau à la demande, en trois secondes selon Jimmy. À l’écran, on choisit la température (ambiante, 45, 55, 65, 75, 85 ou 98 °C), puis le volume (60, 150, 240 ou 450 ml), et on lance. L’eau coule à la bonne température quelques secondes plus tard.

Pour le thé et les infusions, c’est parfait, et ça rend aussi service pour plein de préparations en cuisine. Plus besoin de faire chauffer 500 ml dans une bouilloire quand on n’en veut que 150.

La précision m’a agréablement surpris. Réglé sur 75 °C, j’ai mesuré 75-76 °C. Sur 98 °C, l’eau dans le récipient tourne plutôt autour de 94 °C selon les conditions, ce qui n’a rien d’anormal.

La LED de la sortie change de couleur avec la température et passe au rouge pour l’eau très chaude, ce qui permet de savoir tout de suite ce qui coule. Avec des enfants à la maison, j’apprécie aussi le verrouillage de sécurité.

Matrix S9 : place à l’eau fraîche

Avec le S9, on commence à voir ce qu’AquaLink apporte.

Le S9 mesure 198 x 310 x 402 mm et pèse 3,33 kg. Il ne fonctionne pas seul : il doit être relié au M9 Pro.

L’installation prend quelques minutes. On retire le cache du connecteur AquaLink sur le côté du M9 Pro, on colle le S9 contre lui, et les deux appareils sont reliés, pour l’électricité comme pour l’eau.

Aucun tuyau supplémentaire, aucun second réservoir à remplir.

Le S9 garde en réserve 0,75 litre d’eau purifiée, maintenue entre 10 et 15 °C. Au premier démarrage, il lui faut une bonne trentaine de minutes pour descendre en température, puis il garde sa réserve au frais tout seul.

Cet été, autant dire que son bouton a eu beaucoup de succès à la maison !

Une limite à connaître : 750 ml, c’est une réserve, pas une source d’eau froide infinie. Après plusieurs grands verres d’affilée, la température remonte et il faut laisser au module le temps de refaire du froid. À deux ou trois, on ne s’en rend pas compte. Pour une grande tablée, mieux vaut anticiper.

Et une SodaStream de moins sur le plan de travail

Le S9 sait aussi gazéifier l’eau.

Il utilise des bouteilles de CO₂ standard à visser. C’est un très bon point : on ne dépend pas d’un consommable propriétaire introuvable six mois plus tard.

Attention, la bouteille de CO₂ n’est pas fournie. Jimmy annonce jusqu’à 60 litres d’eau gazeuse par bouteille, un chiffre qui dépend bien sûr de la quantité de gaz injectée à chaque fois.

Deux bouteilles réutilisables de 500 ml sont livrées avec le S9. On les remplit d’eau fraîche directement au module, sans dépasser le repère maximum, puis on les fixe sur le système de gazéification. Un appui injecte le CO₂, et pour plus de bulles, on appuie une deuxième fois. Chacun règle donc le pétillant à son goût.

Le résultat est convaincant. On retrouve sans peine le niveau d’une SodaStream, avec en prime une eau déjà purifiée et refroidie, et le CO₂ se dissout justement mieux dans l’eau froide.

Une précaution : ne mettez jamais le sirop avant de gazéifier. On gazéifie l’eau seule, puis on ajoute sirop, jus ou arôme. Sinon, vous risquez de découvrir une nouvelle façon de repeindre la cuisine ;-)

Le petit défaut du S9 : on l’entend

Le refroidissement n’est par contre pas silencieux. Le S9 se remet en marche de temps en temps pour garder sa réserve entre 10 et 15 °C. Dans une cuisine fermée, ça ne gêne pas. Dans une cuisine ouverte sur le salon, on le remarque davantage. Il ne tourne pas en continu et on finit par ne plus y faire attention, mais je préfère le signaler.

Autre limite : si vous aimez l’eau presque glacée, à 4 ou 5 °C, le S9 n’ira pas jusque-là. Entre 10 et 15 °C, l’eau est agréablement fraîche, sans être aussi froide qu’une bouteille sortie du fond du frigo.

Matrix I9 : et maintenant, des glaçons

Le troisième module est le plus étonnant de la famille.

Le I9 mesure 210 x 310 x 364 mm et pèse 8,4 kg. Comme le S9, il dépend du M9 Pro et ne s’utilise pas seul. Lui transforme l’eau en glace : des glaçons transparents classiques, mais aussi de la glace pilée façon « snowflake », grâce à un broyeur électrique amovible.

Comme les glaçons sont faits avec de l’eau passée par l’osmose inverse, ils ne récupèrent ni l’odeur ni le goût du congélateur, et ils sont nettement plus propres à l’œil.

Le module a aussi son propre réservoir d’eau fraîche de 0,5 litre. On peut donc s’en servir comme distributeur d’eau froide, sans produire de glace.

Des glaçons directement dans le verre

Ce qui change vraiment l’usage, c’est la distribution automatique. On ne fouille pas dans un bac avec une pelle : on pose le verre sous la sortie et la machine y fait tomber les glaçons. C’est plus pratique, et plus hygiénique, puisque personne ne plonge les doigts dans la réserve commune.

Pour un whisky ou un cocktail, les glaçons classiques font l’affaire. Ils sont assez transparents et fondent lentement.

Pour les smoothies, cafés frappés, granités ou certains cocktails, le broyeur sort de la glace pilée en un instant.

test jimmy matrix m9 004 3

J’avoue que c’est le genre de fonction dont on se moque avant de l’avoir… et dont on se sert bien plus souvent que prévu. En été, un café glacé à la glace pilée se prépare en quelques secondes.

Ne lui demandez pas pour autant d’alimenter un bar pour une soirée à cinquante. Il garde environ 40 à 50 g de glace en stock à un instant donné et doit refaire sa réserve régulièrement. Il fau compter environ 8minutes pour refaire une tournée de 8 glaçons. Pour la famille et quelques invités, c’est très confortable.

Et quand il broie de la glace, il fait du bruit. Casser des glaçons avec un moteur, ça ne se fait pas en silence.

Au quotidien, le système Matrix change les habitudes

C’est à l’usage que l’intérêt apparaît.

Aucune de ces fonctions n’est nouvelle en soi. Une carafe filtre l’eau, une bouilloire la chauffe, le frigo la refroidit, une SodaStream la gazéifie et le congélateur fait les glaçons. Sauf qu’il faut jongler entre quatre ou cinq appareils. Avec la gamme Matrix, tout part du même réservoir et de la même eau purifiée.

Le matin, je me sers 240 ml à 85 °C pour une infusion. Dans la journée, les enfants prennent un verre d’eau fraîche. Le soir, une bouteille passe sur le S9 pour l’eau gazeuse, et à l’apéritif, le I9 remplit les verres de glaçons ou de glace pilée. Au bout de quelques jours, l’ensemble est devenu notre petite station de boissons familiale.

J’ai aussi retrouvé ce que j’avais remarqué avec le Hydrofast : quand une bonne eau est disponible tout de suite, fraîche ou pétillante, on en boit plus. Et les packs d’eau du supermarché perdent vite de leur intérêt.

Entretien et prix des filtres

Un osmoseur ne s’achète pas pour être oublié pendant dix ans, contrairement au Berkey que nous avions vu ici.

Jimmy annonce environ 12 mois pour le filtre composite M2S et le filtre de reminéralisation Q2S, et environ 24 mois pour la membrane RO-2.0S. Ce sont des repères : une famille qui boit beaucoup, avec une eau du réseau très chargée, usera ses cartouches plus vite. L’écran indique leur état, ce qui permet d’anticiper leur remplacement.

Le changement est simple : les cartouches sont sous le capot supérieur et se retirent en quelques secondes.

Au jour le jour, l’entretien se résume surtout à rincer le réservoir de 5 litres et le bac de récupération. Jimmy fournit aussi des sachets pour détartrer et nettoyer le réservoir de temps en temps.

Le S9 ne demande pas grand-chose de plus : laver les bouteilles et changer la cartouche de CO₂. Le I9 réclame plus d’attention sur les pièces en contact avec la glace, mais son broyeur se démonte, ce qui facilite beaucoup le nettoyage.

Une consommation électrique à remettre dans son contexte

La fiche technique du M9 Pro indique une puissance maximale de 2200 W. Le chiffre impressionne, mais il correspond à la chauffe instantanée : la machine ne consomme pas 2200 W en continu. C’est même l’intérêt de ce système : au lieu de garder plusieurs litres d’eau chaude en permanence, il ne chauffe que le volume demandé.

Le S9 affiche une puissance nominale de 100 W, le I9 150 W. Ces deux modules tournent par intermittence pour produire du froid ou de la glace. La consommation totale dépendra donc beaucoup de votre utilisation.

Le revers de la médaille : l’encombrement

L’argument d’un système qui évite d’empiler les appareils est séduisant, mais il faut être honnête sur les dimensions.

Le M9 Pro seul reste raisonnable avec ses 27,8 cm de large. Avec le S9, on approche des 48 cm. Ajoutez le I9 et l’ensemble prend nettement plus de place. Avant de commander la configuration complète, sortez le mètre.

Autre point important à noter: les deux modules ne peuvent pas cohabiter simultanément. Il faudra choisir entre le I9 et le S9. C’est un peu dommage, et c’est mon principal reproche. A l’usage, j’ai donc personnellement opté pour le I9, qui donne de l’eau fraiche, et fait des glaçons, qui peuvent ensuite donner de la glace pilée si on le souhaite. Du coup le S9 peut rester à côté pour la partie boisson gazeuse, qui est autonome. Le S9 ne pourra en revanche pas fournir d’eau fraiche dans ce cas, puisqu’il n’est pas raccordé au M9.

En face, il faut compter ce qui disparaît. Chez moi, la bouilloire et la machine à eau gazeuse ne servent plus, je n’ai plus besoin de garder des bouteilles d’eau au frigo, et j’ai des glaçons en quelques minutes pour l’apéritif, mais en cas de visite imprévue d’amis :) Tout dépend de l’organisation de votre cuisine.

Jimmy Matrix M9 Pro ou Hydrofast C300 ?

Ayant utilisé les deux, je ne pouvais pas éviter la comparaison. Ils ne reposent pourtant pas sur la même logique.

Le Hydrofast C300 est un tout-en-un. Pour environ 600 €, il réunit dans un seul bloc l’osmose inverse, l’UV, l’eau chaude, froide et gazeuse. Il a un réservoir d’eau brute de 5 litres et une réserve d’eau purifiée de 1,5 litre. Lors de mon test, mon eau était passée de 248 ppm à 26 ppm après filtration. Son compresseur donne une eau vraiment froide, entre 8 et 10 °C d’après mes mesures.

Le Jimmy M9 Pro mise sur la modularité. À 399 €, il coûte moins cher seul et suffit largement si vous n’avez pas besoin d’eau froide ou gazeuse. Il est aussi bien plus compact : 278 x 310 x 366 mm et 7,5 kg, contre 450 x 270 x 445 mm et près de 13 kg pour le Hydrofast.

Avec le S9, le prix monte à 598 €, et on retrouve à peu près les mêmes fonctions que sur le C300 : eau osmosée, reminéralisée, chaude, fraîche et gazeuse. Là, le choix se resserre.

Le Hydrofast garde l’avantage de l’intégration : un seul boîtier, une réserve d’eau pure plus grande (1,5 litre) et un froid qui descend plus bas. Si vous savez dès le départ que vous voulez toutes ces fonctions, il est très agréable à vivre. J’aime beaucoup aussi la carafe intégrée de l’Hydrofast, qui permet de l’avoir à table lors des repas.

Le Jimmy, lui, peut évoluer. On commence avec le M9 Pro, on ajoute le S9 six mois plus tard, ou éventuellement le I9. Son réservoir latéral est aussi plus pratique que le réservoir arrière du C300 quand l’appareil est installé sous des meubles hauts.

Avec le I9, Jimmy va clairement plus loin : le C300 ne fait ni glaçons ni glace pilée. Mais ça se paie. Le pack M9 Pro + S9 + I9 est affiché à 947 € au tarif officiel. À ce prix, on parle d’une station de boissons complète plus que d’un purificateur d’eau.

En résumé, le C300 est sans doute le choix le plus rationnel si vous voulez tout de suite eau chaude, froide et gazeuse dans un seul appareil. Le Matrix convient mieux à ceux qui veulent faire évoluer leur installation, et surtout pouvoir aller jusqu’à la glace.

Alors, le Jimmy Matrix M9 Pro mérite-t-il sa place dans la cuisine ?

Après plusieurs semaines, c’est le concept AquaLink que je retiens.

Seul, le M9 Pro est déjà un très bon purificateur de comptoir. Aucune installation, un réservoir latéral pratique, une osmose inverse efficace et une reminéralisation qui évite l’impression d’eau « vide ». La chauffe instantanée devient vite une habitude : une fois qu’on a pris le pli de demander 150 ml à 85 °C, ressortir la bouilloire paraît d’un autre âge.

Le S9 est à mon avis le complément le plus utile. L’eau fraîche sert tous les jours, et faire son eau gazeuse avec une eau déjà osmosée, c’est très agréable.

Le I9 relève davantage du plaisir. Personne n’a vraiment besoin d’une machine qui distribue glaçons et glace pilée dans sa cuisine. Mais si vous aimez les cocktails, les smoothies, les cafés glacés ou que vous recevez souvent, le confort est réel.

Restent le prix de l’ensemble et la place qu’il prend : trois modules côte à côte occupent un bon bout de plan de travail. Sauf que rien n’oblige à prendre les trois, et c’est ce que je trouve le plus réussi dans cette gamme. On achète d’abord un bon osmoseur de comptoir, et on décide ensuite jusqu’où aller.

De mon côté, après l’eau chaude en trois secondes, l’eau pétillante déjà fraîche et les glaçons qui tombent directement dans le verre, revenir aux packs d’eau, à la bouilloire et aux bacs à glaçons n’est même plus envisageable.

9.2 Total Score
Une très bonne station d'eau, portée par son concept modulaire

Le Jimmy Matrix M9 Pro fait très bien l'essentiel : une eau purifiée par osmose inverse, reminéralisée, et chaude presque instantanément. Son vrai point fort reste AquaLink. Le S9 ajoute l'eau fraîche et gazeuse, le I9 les glaçons et la glace pilée. La configuration complète coûte cher et prend de la place, mais on peut la construire étape par étape. Face au Hydrofast C300, plus intégré, Jimmy joue la souplesse et propose des fonctions que son concurrent n'a pas.

Qualité de filtration
9.5
Polyvalence
9.5
Facilité d'utilisation
9.5
Qualité de fabrication
9
Rapport qualité/prix
8.5
POUR
  • Excellente filtration par osmose inverse
  • Système modulaire et évolutif
  • Eau chaude quasi instantanée
  • Eau fraîche et gazeuse avec le S9
  • Glaçons et glace pilée avec le I9
  • Installation très simple, sans plomberie
  • Entretien facile
CONTRE
  • Ensemble complet assez coûteux
  • Encombrement important avec les 3 modules
  • S9 audible pendant le refroidissement
  • Bouteille de CO₂ non fournie
  • Réservoir de 5 L à remplir régulièrement

Résumer cet article :

Pour information, cet article peut contenir des liens affiliés, sans aucun impact sur ce que vous gagnez vous même ou le prix que vous pouvez payer pour le produit. Passer par ce lien vous permet de me remercier pour le travail effectué sur le blog chaque jour, et d'aider à couvrir les dépenses du site (hébergement, frais de port pour les concours, etc.). Ca ne vous coute rien, mais ca m'aide beaucoup ! Merci donc à ceux qui joueront le jeu !

Inscrivez vous à notre newsletter !

Ne ratez plus aucun article, test de produit ou guide, grâce à un mail dans votre boite chaque vendredi !
Nous n'avons pas pu confirmer votre inscription.
Votre inscription est confirmée.

Tags :

Que pensez vous de cet article ? Laissez nous vos commentaires !
Merci de rester courtois: un bonjour et un merci ne coutent rien ! Nous sommes là pour échanger de façon constructive. Les trolls seront supprimés.

Laisser un commentaire

12 − 6 =

Maison et Domotique
Logo
Compare items
  • Casques Audio (0)
  • Sondes de Piscine Connectées (0)
  • Smartphones (0)
Compare