Installation du portail automatique avec Proteco

Suite au montage de la clôture et du portail, et comme je vous l’avais annoncé il y a quelques mois, j’ai donc procédé au montage de l’automatisme de portail en partenariat avec Proteco, que je vous avais présenté.

Proteco propose divers modèles d’automatismes, adaptés à toutes les situations. Dans mon cas, s’agissant d’un portail fer de 3,5m, à deux battants, le modèle adapté était un modèle utilisant deux vérins, le kit Aster 4, vendu 360€. Ce kit est capable de supporter des vantaux jusqu’à 2,5m, pour un poids de 250kg.

 

 

Avant de choisir son automatisme, il faut bien vérifier le type de portail  à contrôler (battant, coulissant), sa structure (fer, aluminium, bois, pvc) et sa configuration (épaisseur des piliers, angle d’ouverture). Selon tous ces éléments, il faudra opter pour un système à vérins, à bras, à roues, ou encore coulissant.

 

I. Présentation

 

La plupart des modèles sont constitués des mêmes éléments:

 

 

Nous avons ici:

  • 2 vérins de course 400mm (moteur 230V)
  • 1 jeu de cellules
  • 1 clignotant
  • 1 contacteur à clé
  • 1 centrale électronique carte Q60A
  • 2 télécommandes
  • 1 Notice de pose

Quand on n’est pas trop familier avec ce type d’automatisme, cela peut faire un peu peur au premier abord quand on voit la carte de contrôle qu’il faudra raccorder:

 

 

Heureusement, un schéma de montage est fourni, en couleur, assez clair. Il suffira de le suivre tranquillement en prenant son temps:

 

 

II. Mise en place

 

La mise en place est relativement aisée, pourvu que tout ait été prévu dès le départ (passage de gaines dans les piliers), et qu’on soit correctement équipé.

Comme on l’a vu hier, j’ai passé toutes les gaines et câbles nécessaires à l’automatisme directement dans les piliers lorsqu’ils ont été montés. Ces câbles peuvent être passés plus tard, mais soit il seront apparents (moins esthétique) soit il faudra creuser des saignées dans les piliers, ce qui peut être un sacré travail. Si cela est possible, il vaut donc mieux prévoir le coup dès le départ.

 

 

Le travail le plus délicat va être ensuite la pose des deux vérins, qui doivent respecter certaines mesures. Tout dépend de l’espacement entre le centre du gond du portail et le bord extérieur du pilier (mesure C):

 

 

Un tableau dans la notice donnera les autres dimensions à respecter en fonction de cette mesure. Une fois ces dimensions relevées, il n’y a plus qu’à fixer les pattes de fixation. On peut opter pour un scellement chimique, ou des chevilles métalliques adaptées. J’ai opté pour cette dernière solution, plus “simple” à mettre en place. Des chevilles de diamètre 14, capables de supporter chacune 500kg… Seule chose à prévoir: un bon perforateur pour réussir à faire des trous dans un pilier en béton armé…

 

Les pattes fournies disposent de 3 trous de fixation à différents intervalles. Devant utiliser dans mon cas le premier trou, j'ai dû redécouper les pattes de fixation à la disqueuse.

 

Les bras doivent être fixés à la moitie de la hauteur du portail, au maximum, et au tiers au minimum en partant du bas, tout en faisant en sorte que l’extrémité puisse être fixée sur une partie solide du vantail. Ici, j’ai positionné l’ensemble de façon à m’appuyer sur l’une des barres de renfort du portail:

 


Les extrémités des bras sont fixées à l’aide d ‘écrous de part et d’autre du vantail (sur un portail fer, les pattes auraient également pu être soudées directement).

 

 

Concernant le câblage, il faut prévoir une boite d’encastrement étanche près de chaque moteur. Il ne faut surtout pas couper les câbles de raccordement, mais au contraire les laisser pendre (pour l’effet goutte d’eau et éviter l’arrachement lors de l’ouverture).

Une fois ceci fait, le reste est relativement simple. Il ne reste plus qu’à fixer les cellules, destinées à détecter un passage entre les vantaux:

 

 

Attention, l’une des cellules nécessite 4 fils, l’autre seulement 2.

 

 

Les cellules devront être positionnées bien en face l’une de l’autre, à une hauteur comprise entre 40 et 60 cm du sol, à l’extérieur de la propriété.

Ensuite, on fixe le contacteur à clé à l’extérieur, à hauteur d’homme:

 

 

Puis le clignotant, qui doit être bien en vue aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur, donc souvent au sommet d’un pilier:

 

 

Une fois tous les éléments fixés, il est conseillé de les isoler à l’aide d’un joint silicone pour rendre le tout bien étanche.

Il n’y a plus qu’à procéder au raccordement à la carte électronique ! Je vous conseille de faire cela calmement, en prenant votre temps et en suivant bien le schéma, car il n’est pas toujours facile de s’y retrouver dans les différentes couleurs de fils (selon ce que vous avez utilisé). Heureusement, les borniers de la carte se déclipsent, ce qui facilite le raccordement. Une fois tout raccordé, voilà le résultat:

 

 

Avant de fermer complètement ce boîtier, il reste une dernière étape: la programmation. Celle ci se fait à l’aide des 4 petits boutons et de l’afficheur de la carte:

 

 

Il faudra ici enregistrer les deux télécommandes, et régler les temps de course et de pause des moteurs. Par défaut, le portail s’ouvre, attend un temps défini, puis se referme automatiquement. Mais un second appui sur la télécommande une fois le portail ouvert annule le temps de pause si besoin: il reste ainsi ouvert indéfiniment, jusqu’à un nouvel appui sur la télécommande.

Dans mon cas j’ai également dû modifier le décalage d’ouverture du second battant, afin qu’ils se chevauchent correctement une fois fermés.

Il s’agit là du premier automatisme que j’ai posé: cela m’a demandé une demie journée environ, de la pose à la programmation. J’ai bien sûr pris mon temps et relu la notice plusieurs fois pour m’assurer de ne pas faire d’erreurs.

 

 

 

III. Utilisation

 

L’utilisation est très simple: on appuie sur le premier bouton de la télécommande, cela ouvre le portail complètement. On peut également l’ouvrir via le contacteur à clé. Pendant ce temps, le clignotant … clignote. Le portail reste ensuite ouvert le temps qu’on a défini lors de la programmation, le clignotant est alors fixe. Une fois le temps de pause terminé, le portail se referme automatiquement, le clignotant se remet à clignoter pour signaler le mouvement du portail.

Mieux qu’une longue explication, une petite vidéo:

 

Si on utilise le second bouton, cela aura pour effet d’ouvrir un seul vantail, pour un passage piéton.

A noter, en cas de coupure de courant, une clé fournie permet de débloquer les moteurs en 2s pour pouvoir ouvrir le portail manuellement.

 

IV. Pour aller plus loin

 

Pour aller plus loin, il est possible également de contrôler un éclairage à l’aide de la télécommande du portail, qui dispose de 3 boutons:

 

 

Je n’ai pas installé cette option, qui coûte 50€, mais il est bon de savoir qu’elle existe:

 

 

Cela vous permet d’ouvrir votre portail et d’allumer automatiquement la lumière que vous souhaitez lorsque vous rentrez chez vous. Un peu de domotique peu chère et facile à mettre en place !

Si on est déjà équipé en domotique, bien sûr, cet automatisme pourra être intégré à son système existant très facilement. Comme la plupart des automatismes, celui ci peut s’ouvrir sur un simple contact sec, ce que fait d’ailleurs le contacteur à clé. Il suffira donc de brancher un module contact sec en parallèle du contacteur à clé, sur les borniers 1 et 2 de la carte. Il pourra s’agir par exemple d’un module X10 UM7206 pour un contrôle de son portail depuis la Zibase:

 

 

Ou encore un module Zwave Merten (que je dois recevoir dans quelques jours) pour un contrôle depuis une Vera:

 

 

Bien sûr, les moyens de controler un contact sec ne s’arrêtent pas là (PLCBUS, carte IPX800, etc…).

L’intérêt d’intégrer le portail à son système ? Il y en a plusieurs:

  • d’une part, pouvoir controler son portail à l’aide de quelque chose qu’on a toujours avec soi: son mobile. Plus besoin de télécommande, et pas de contrainte de distance, on peut très bien imaginer ouvrir son portail à quelqu’un alors qu’on n’est pas chez soi
  • d’autre part, réaliser des scénarios élaborés: par exemple, à l’aide d’une puce RFID montée dans la voiture, ouvrir automatiquement le portail dès que la voiture arrive dans les 100m, désactiver l’alarme de la maison, allumer la lumière s’il fait noir, et pourquoi pas lancer sa playlist préférée dans la maison. Tout ceci en ne faisant absolument … rien :D

V. Conclusion

 

L’automatisme de portail est l’un des éléments les plus vieux de la domotique: c’est réellement utile (notamment quand l’entrée donne sur une rue passante), le fonctionnement a fait ses preuves (les premiers automatismes existent depuis au bas mot 40 ans), et les prix sont aujourd’hui très abordables (pour preuve ce modèle disponible chez Proteco pour 360€). Il serait donc dommage de s’en priver, d’autant plus que le montage est accessible à tous. Cela ne veut pas dire pour autant qu’il faut opter pour le premier modèle venu, il faut le sélectionner selon ses besoins, sa configuration, et opter tout de même pour une marque connue, comme Proteco, qui assurera une excellente qualité, et la possibilité de trouver les pièces détachées en cas de besoin (toutes disponibles sur le site Proteco dans notre cas).

Je tiens à remercier au passage la société Proteco pour ce partenariat, qui m’aura permis d’installer mon automatisme plus tôt que je ne l’aurai espéré ! Une excellente connaissance du domaine, des personnes accessibles qui répondent rapidement aux questions, du matériel de qualité, je ne peux que vous inviter à vous adresser à cette société si vous avez besoin d’automatiser votre portail !


2 Commentaires
  1. Bonjour s’il vous plait j’ai un petit probleme.
    comment lié un video phone EXTEL avec cette carte de portail veuillez m’aider s’il vous plait c urgent

  2. J’ai monté une motorisation Proteco Aster3 (220 volts) sur mon portail il y a 20 mois, en août 2015. Elle fonctionne très bien, sauf l’incident décrit ci-après.
    La carte Q60A présente une fragilité : ses porte-fusibles verticaux. Des efforts malencontreux sur ces porte-fusibles peuvent casser leur soudure ou même leur “patte” de connexion. La carte indique alors “n2” ou “n1”, panne du moteur 2 ou 1, ce qui est faux. C’est la carte qui est en défaut et peut-être, comme chez moi, l’une de ses pièces les plus fragiles, un porte-fusible (1,6 A pour les moteurs).
    Pour vérifier que les moteurs ne sont pas en cause, il suffit de les intervertir.
    Sinon, je suis satisfait de ces vérins, fiables et esthétiques. A mon avis, il vaut mieux les monter avec une légère pente descendante (de 0,5 à 1 cm/m) pour minimiser l’infiltration de la pluie. De même, il vaut mieux, après nettoyage, graisser périodiquement les pistons avec de l’huile de silicone (qui n’attaque pas le caoutchouc).
    Il est regrettable, toutefois, que Proteco-France, ne vende pas la motorisation 24 volts, car, dans beaucoup d’installations anciennes de portail, on a prévu une liaison en 12 ou 24 V pour la sonnette, laquelle liaison pourrait servir à l’entretien de la charge de l’accu de manoeuvre.

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