Test OVI II : eau filtrée, froide ou chaude, sans osmose inverse ni eau de rejet

8.7

549€ 599€

Test OVI II : eau filtrée, froide ou chaude, sans osmose inverse ni eau de rejet
Test OVI II : eau filtrée, froide ou chaude, sans osmose inverse ni eau de rejet
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Excellente filtration tout en conservant les minéraux
Aucun rejet d’eau lié à l’osmose inverse
Raccordement direct : aucun réservoir à remplir
Eau froide, tempérée, tiède et chaude à la demande
Format très compact, seulement 18 cm de large
Fonctionnement discret
Entretien relativement simple

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On boit de l’eau du robinet tous les jours sans trop se demander ce qui se passe entre le réseau et le verre. Pourtant, les purificateurs d’eau arrivent dans les cuisines depuis quelque temps.

J’en ai testé plusieurs, dont l’Hydrofast C300 et plus récemment le Jimmy M9 . Les deux fonctionnent à peu près de la même façon : une membrane d’osmose inverse très fine, qui retire une grande partie de ce qui est dissous dans l’eau.

L’OVI II part d’une autre logique. Il n’a pas d’osmose inverse : il combine une filtration mécanique, du charbon actif, une ultrafiltration à 0,01 µm et un traitement UV-C. Le but est de retirer certains contaminants précis en laissant passer les minéraux de l’eau. Ce choix a des conséquences pratiques : aucune eau de rejet, aucun réservoir à remplir, et un appareil très étroit.

Après plusieurs mois avec des osmoseurs sur mon plan de travail, j’étais curieux de voir ce que ça donnait.

OVI II : une fontaine à eau très compacte

L’OVI II mesure 42,5 cm de profondeur, 38 cm de hauteur et seulement 18 cm de largeur, pour 6,3 kg. C’est la largeur qui surprend : avec 18 cm, on lui trouve facilement une place entre deux appareils. La fiche technique annonce 2100 W pour le chauffage, 125 W pour le refroidissement et 2,5 W pour la LED UV-C.

Dans la boîte, on trouve la fontaine, ses filtres, un préfiltre, 4 mètres de tuyau, le robinet en T pour le raccordement et les accessoires d’entretien.

Le design est sobre. La façade est verticale et l’écran de commande, en haut, est incliné vers l’utilisateur.

La machine existe en blanc ou en noir, et la façade est interchangeable. OVI vend plusieurs habillages à 39,90 € (Wood, Leaf, Waves, Purple Gradient…). On peut s’en passer, mais pour un appareil qui va rester en permanence au milieu de la cuisine, c’est une bonne idée.

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D’ailleurs la façade étant magnétique, on pourrait même imaginer créer sa propre façade à coup d’imprimante 3D pour ceux qui aiment customiser aux petits oignons ;-)

Pas de réservoir à remplir : l’OVI II se branche sur l’arrivée d’eau

Les deux osmoseurs que j’ai testés ont un gros avantage : on les pose, on remplit le réservoir, et ça marche. Aucune plomberie.

L’OVI II demande un peu plus de travail au départ, puisqu’il se raccorde directement à l’arrivée d’eau froide.

On ferme l’arrivée d’eau, on dévisse le flexible du robinet de cuisine et on installe le raccord en T fourni.

Un tuyau de 6,3 mm relie ensuite ce raccord à la machine. Selon la cuisine, il faudra peut-être percer le plan de travail pour le faire passer. La notice explique tout ça clairement, et le fabricant livre même une vidéo expliquant l’installation de A à Z.

Le préfiltre se monte sur cette alimentation, dans le sens de circulation de l’eau. Une fois le raccordement fait, on rouvre l’arrivée d’eau et le petit robinet du T, puis on branche l’OVI II.

À la première mise en service, il faut remplir le réservoir d’eau froide de 1,5 litre et faire couler environ 3 litres d’eau tempérée pour amorcer les filtres.

C’est moins « plug & play » qu’un Jimmy M9 ou un Hydrofast C300, mais on ne le fait qu’une fois. Ensuite, on n’a plus à sortir un réservoir de plusieurs litres, l’emmener à l’évier, le remplir et le remettre en place. L’OVI II est alimenté en continu : on pose son verre et on se sert. Au quotidien, c’est un vrai confort. A 5 à la maison, un réservoir de 5 litres (soit environ 3 litres d’eau purifiée) doit être régulièrement rempli…

Ultrafiltration ou osmose inverse : deux approches différentes

C’est ce qui distingue vraiment l’OVI II des autres, et il faut un petit détour technique pour le comprendre.

Le Jimmy M9 utilise une membrane d’osmose inverse annoncée à 0,0001 µm, dans une filtration en sept étapes. Jimmy annonce une forte réduction des PFAS, des nitrates, des métaux lourds et d’autres contaminants.

L’Hydrofast C300 repose lui aussi sur une membrane RO à 0,0001 µm. Pendant mon test, l’eau passait de 248 ppm de TDS avant filtration à 26 ppm après.

Sur le moment, ce chiffre m’avait impressionné. Il faut pourtant le lire avec prudence.

Le TDS (Total Dissolved Solids) mesure la quantité totale de matières dissoutes dans l’eau. Un TDS très bas montre bien l’efficacité d’une osmose inverse, mais il ne dit pas, à lui seul, que l’eau est plus saine. Impossible de savoir si ce qui a disparu était du calcium, du magnésium ou un contaminant. L’OMS traite d’ailleurs les solides dissous comme un paramètre de qualité parmi d’autres, pas comme un indicateur de potabilité.

OVI ne raisonne pas de la même façon.

Comment l’OVI II filtre l’eau

Le point de départ d’OVI est simple : en France, l’appareil est raccordé à une eau du réseau, qui est déjà potable.

Ce point compte. L’eau du robinet est surveillée en permanence par les ARS et les distributeurs, de la ressource jusqu’au robinet, et le ministère de la Santé la présente comme l’un des aliments les plus contrôlés du pays. Je suis d’ailleurs assez bien placé pour le savoir, ma maison étant en début de village, et étant relativement disponible puisque travaillant à domicile, j’ai le passage d’une personne quasi chaque année qui vient prendre plein de petits flacons chez moi pour analyser l’eau de la commune :p

L’OVI II n’est donc pas fait pour rendre potable n’importe quelle eau. Sa fiche technique précise qu’il accepte de l’eau de ville potable. À partir de là, l’eau passe par plusieurs étapes.

D’abord un préfiltre anti-sédiments, qui arrête le plus gros : poussières, boues, particules, rouille.

Ensuite un bloc de charbon composite associé à du polyphosphate. Il agit sur le chlore, les odeurs, les mauvais goûts, certains composés organiques volatils et d’autres contaminants. Il aide aussi à limiter le tartre.

Vient ensuite l’élément principal : une membrane d’ultrafiltration à 0,01 µm, soit 100 fois plus large que les 0,0001 µm des membranes RO du Jimmy et de l’Hydrofast. C’est voulu. Cette membrane laisse passer une bonne partie des sels minéraux dissous, là où l’osmose inverse en retire la plupart. OVI promet ainsi une eau qui garde mieux sa minéralisation et son goût d’origine.

Enfin, une LED UV-C de 2,5 W traite les micro-organismes. OVI annonce jusqu’à 99,9 % d’action sur les bactéries et les virus pour cette étape.

Le circuit complet : eau potable du réseau → préfiltre → charbon → ultrafiltration → UV-C → eau filtrée.

Il n’y a pas de membrane d’osmose inverse, donc pas d’eau concentrée à évacuer.

Et les PFAS, les métaux lourds, les nitrates et les bactéries ?

On pourrait penser qu’avec une membrane moins fine, l’OVI II retient forcément beaucoup moins de contaminants qu’un osmoseur. Ce n’est pas si simple.

OVI a publié des résultats d’essais sur son système, réalisés notamment par le Laboratoire départemental des Alpes-Maritimes. La marque explique avoir contaminé volontairement des échantillons pour mesurer ce qui restait après filtration.

Sur les six PFAS présentés, OVI annonce 100 % de réduction pour le PFBS, le PFOS, le PFOA, le PFNA et le PFDA dans les conditions du test, et 95,3 % pour le PFBA. Elle annonce aussi 98 % de réduction pour les nitrates, 90 % pour l’arsenic et le plomb, 99,9 % pour le cuivre et 93 % pour l’uranium.

Côté microbiologie, les analyses publiées ne trouvent ni coliformes, ni E. coli, ni entérocoques dans les volumes analysés après filtration.

Ces chiffres valent pour les conditions de ces essais. Ils ne veulent pas dire qu’un appareil domestique rendra potable n’importe quelle eau contaminée. Je réserverais donc l’OVI II à ce pour quoi il est prévu : l’eau potable du réseau public.

Pour une eau de forage, de puits ou de source, dont la composition est inconnue ou varie beaucoup, l’osmose inverse garde un net avantage grâce à une séparation bien plus poussée.

OVI ne dit d’ailleurs pas le contraire. Le responsable de la marque m’a expliqué qu’OVI vend aussi une version à osmose inverse sur certains marchés, là où l’ultrafiltration ne suffit pas à retenir certains contaminants. Chaque technologie a donc son terrain.

Le gros avantage : presque pas d’eau perdue

L’osmose inverse a une contrepartie physique : pour obtenir une eau très purifiée, une partie de l’eau sert à emporter ce que la membrane a retenu.

Le Jimmy M9 annonce un rapport eau pure/eau de rejet de 3:1, l’Hydrofast C300 environ 2,5:1.

Sur ces appareils de comptoir, cette eau ne part pas directement à l’égout : elle reste concentrée dans le réservoir d’eau brute, qu’il faut vider régulièrement.

L’OVI II n’a pas ce problème. L’eau traverse les filtres et arrive dans le verre. On ne verse pas plusieurs litres dans la machine pour n’en récupérer qu’une partie, et il n’y a pas d’eau concentrée à jeter.

Pour un usage quotidien sur le réseau français, c’est pour moi l’un de ses meilleurs arguments.

Eau froide, tempérée, tiède ou chaude

L’OVI II ne se contente pas de filtrer : il remplace aussi une fontaine réfrigérée et une bouilloire.

Le panneau du dessus propose quatre températures (froide, tempérée, tiède, chaude) et plusieurs volumes : 140, 250 ou 500 ml, un volume personnalisé ou une distribution continue.

Au quotidien, c’est très pratique. Je mets 110 ml pour un verre, un autre volume pour une tasse ou une gourde, et le mode continu pour un récipient inhabituel.

De l’eau froide produite par effet Peltier

L’OVI II n’a pas de compresseur. Le froid vient d’un module Peltier de 125 W, une solution électronique qui permet de garder un appareil compact.

Le réservoir interne contient 1,5 litre d’eau froide. OVI annonce environ 1,5 l/h à 6 °C, ou 3 l/h à 10 °C. La température se règle de 4 à 15 °C, et OVI recommande 10 °C.

Pour les gros buveurs, gardez en tête que le froid n’est pas illimité, contrairement au chaud. Une famille qui remplit plusieurs grandes gourdes glacées à la suite peut dépasser ce que le système arrive à refroidir.

Pour quelques verres dans la journée, en revanche, ça correspond très bien à l’usage d’une fontaine à la maison.

De l’eau chaude presque instantanée

Pas de ballon d’eau chaude maintenu en température. L’OVI II chauffe l’eau au passage grâce à un Thermoblock de 2100 W. On a donc de l’eau chaude à la demande, sans garder plusieurs litres à 85 ou 90 °C toute la journée.

La notice indique un réglage de 45 à 95 °C, avec 85 °C recommandés.

Pour un thé, une infusion ou une préparation rapide en cuisine, c’est vraiment pratique.

Une sécurité enfant est activée par défaut pour éviter qu’un enfant ne lance de l’eau chaude par accident.

Un mode biberon à 40 °C

OVI a aussi prévu une eau tiède, pensée pour les biberons. Elle se règle entre 30 et 45 °C (40 °C recommandés). La machine chauffe directement l’eau à cette température, au lieu de mélanger de l’eau froide et de l’eau très chaude.

Ce genre de fonction paraît anecdotique jusqu’au premier biberon à préparer à trois heures du matin. J’aurai adoré avoir cela il y a 15 ans :p

Et l’eau gazeuse ?

Pour ceux qui apprécient l’eau gazeuse, façon Sodastream, l’OVI II n’en est pas pourvu de base. Cela permet de conserver une compacité maximale de la machine. Mais le fabricant propose son Ovibul, une machine à eau pétillante relativement classique, mais plutôt design, et assortie à l’OVI II.

Elle fonctionne avec une bouteille CO2 à visser, tout ce qu’il y a de plus classique (j’utilise ma bouteille Sodastream habituelle).

Cela fait certes un appareil supplémentaire, mais l’Ovibul a l’avantage d’utiliser une bouteille de 1 litre. Chez Jimmy ou Hydrofast, la partie gazeuse est certes intégrée, mais on ne peut utiliser que des bouteilles de 500 ml. Là encore, à 5 à la maison, on ne va pas très loin, il faut prévoir plusieurs bouteilles d’avance si on veut par exemple du soda pour une soirée pizza.

Une interface simple, mais plus complète qu’il n’y paraît

L’écran a l’air minimaliste, mais il cache pas mal de réglages. Un appui long de cinq secondes sur la touche Menu donne accès aux températures, à la sécurité enfant, à l’activation du chauffage et du refroidissement, au son des touches, au mode Eco, à l’éclairage nocturne, au nettoyage et à l’état des filtres. A vrai dire c’est même l’écran le plus complet que j’ai eu sur ce type de machine.

J’aime pouvoir couper le chauffage ou le refroidissement quand on ne s’en sert pas : inutile de garder de l’eau froide pendant une longue absence. Il y a aussi un mode Eco.

Par contre, vous ne trouverez pas l’indicateur TDS des Jimmy M9 et Hydrofast C300, avec son « 250 ppm → 20 ppm » bien visible. OVI n’en affiche pas, ce qui se comprend : puisque l’ultrafiltration laisse passer les minéraux dissous, le TDS ne s’effondre pas comme avec une membrane RO. En faire un argument n’aurait donc pas beaucoup de sens.

Entretien : deux filtres tous les six mois

Les filtres sont prévus pour 2100 litres ou six mois, selon ce qui arrive en premier.

La machine suit leur usure et prévient à l’approche de l’échéance. Le voyant clignote en blanc quand il reste moins d’un mois ou moins de 150 litres, puis passe au rouge sous les 50 litres.

Le jeu de filtres coûte aujourd’hui 75 €, soit environ 150 € par an au rythme conseillé. OVI propose aussi un abonnement.

Le remplacement est simple : on retire le bac et la façade avant, et les deux cartouches sont accessibles.

Il y a toutefois une étape à ne pas oublier.

Un détartrage à chaque changement de filtres

Garder les minéraux de l’eau, c’est aussi garder une partie du calcaire. OVI a donc prévu un programme de détartrage, à lancer à chaque changement de filtres, soit environ tous les six mois.

Il faut fermer le robinet d’alimentation, brancher le tuyau prévu sur l’entrée CLEAN/DRAIN et préparer 1,5 litre d’eau avec un antitartre liquide. OVI déconseille le vinaigre blanc.

Le programme enchaîne ensuite quatre cycles espacés de dix minutes et consomme environ un litre de solution.

L’OVI II demande donc un peu d’entretien, mais deux fois par an, ça reste raisonnable.

OVI II, Jimmy M9 ou Hydrofast C300 : lequel choisir ?

Après avoir utilisé les trois, je trouve qu’ils ne répondent pas tout à fait au même besoin.

L’Hydrofast C300 est le plus simple à installer : on remplit son réservoir de 5 litres, on le branche, c’est fini. Sa membrane RO à 0,0001 µm purifie très en profondeur, et ses sept étapes incluent une désinfection UV. Il chauffe l’eau à plusieurs températures, fourni de l’eau froide, et même de l’eau gazeuse. Il remplace à lui seul une fontaine, une bouilloire et un SodaStream. Son principal défaut vient du principe même de l’osmoseur de comptoir : il faut remplir le réservoir régulièrement et vider l’eau concentrée.

Le Jimmy M9 va encore plus loin dans le tout-en-un : selon le module ajouté, on obtient de l’eau fraiche, gazeuse, des glaçons, voire même de la glace pilée. En revanche, la machine est imposante, son réservoir se remplit à la main et l’osmose produit, elle aussi, de l’eau concentrée.

L’OVI II prend le chemin inverse. Il n’utilise pas d’osmose, n’a ni réservoir d’eau brute ni eau concentrée à vider, et n’a pas besoin de reminéraliser puisque les minéraux traversent en grande partie le système. En échange, il faut une arrivée d’eau potable à proximité et accepter un peu de plomberie.

Pour une installation définitive dans une cuisine raccordée au réseau, c’est à mon avis le choix le plus logique. Si vous êtes locataire et ne voulez toucher à aucune canalisation, le Jimmy ou l’Hydrofast seront plus adaptés.

Pour une eau de forage ou une eau dont la qualité est incertaine, je partirais plutôt sur une osmose inverse bien dimensionnée, et surtout sur une analyse de l’eau avant tout achat. L’OVI II n’est pas conçu pour rendre potable une eau qui ne l’est pas.

Ultrafiltration ou osmose inverse : pas de gagnant universel

Après avoir découvert les osmoseurs de comptoir, j’avais tendance à penser qu’une filtration à 0,0001 µm était forcément meilleure. Elle est plus fine, c’est vrai. Mais ce n’est pas toujours ce dont on a besoin.

Sur l’eau potable du réseau français, l’approche d’OVI me convainc : on retire les sédiments, le chlore, une bonne partie des contaminants et les micro-organismes, et on laisse les minéraux. On évite l’eau de rejet de l’osmose inverse et on garde une machine très compacte.

Quand l’origine ou la composition de l’eau exige une purification beaucoup plus poussée, l’osmose inverse reste la bonne réponse. C’est d’ailleurs pour ça qu’on l’utilise pour le dessalement ou pour les eaux très chargées.

Le bon choix dépend donc de l’eau qu’on a au robinet, plus que de la finesse annoncée de la membrane.

Mon avis sur l’OVI II

Avec ce test, j’ai découvert une autre façon de filtrer l’eau à la maison. L’OVI II ne cherche pas à tout retirer. Il part d’une eau du réseau déjà potable et la filtre davantage, en laissant passer ses minéraux. Comme il n’utilise pas de membrane d’osmose inverse, il ne rejette pas d’eau, et c’est pour moi l’un de ses meilleurs arguments au quotidien.

Une fois installé, il est très agréable à utiliser. Il est raccordé directement au réseau, donc il n’y a aucun réservoir à remplir : on pose son verre ou sa tasse, on choisit la quantité et la température, et c’est tout. Eau froide, tempérée, tiède ou chaude, tout sort du même appareil.

Son format compte aussi beaucoup. Avec 18 cm de large, il se glisse facilement sur un plan de travail sans prendre toute la place. Son design est sobre, et il a une idée que j’aime bien : les façades interchangeables, pour changer son look sans changer de machine.

Il a quand même quelques contraintes. Le raccordement demande une petite installation au départ, et on ne déplace plus l’appareil aussi facilement. Les filtres sont à changer tous les six mois, ce qui revient à environ 150 € par an au tarif actuel. Et à 599 € (549€ en passant par notre lien), l’OVI II est un investissement. OVI propose cela dit des abonnements, à 23 €/mois sur 36 mois ou 30 €/mois sur 24 mois selon les conditions actuelles.

Pour une installation définitive dans une cuisine alimentée par l’eau du réseau, je le trouve vraiment cohérent. On ne porte plus de packs de bouteilles, on ne remplit plus de cuve, on ne gaspille pas d’eau, et on a de l’eau fraîche ou chaude dès qu’on en a besoin.

C’est une autre façon de purifier l’eau, et surtout un appareil qu’on prend plaisir à utiliser tous les jours.

8.7 Total Score
Une filtration moins poussée que l'osmose, mais bien plus adaptée à l'eau du robinet

Plutôt que de tout retirer pour reminéraliser ensuite, l'OVI II combine charbon, ultrafiltration à 0,01 µm et UV-C, et laisse les minéraux dans l'eau. Résultat : une machine compacte, raccordée directement au réseau, sans réservoir à remplir ni eau concentrée à jeter. Avec l'eau froide, chaude, tempérée et le mode biberon, c'est aussi une vraie fontaine familiale. Le prix (599 €) et le raccordement obligatoire méritent réflexion, mais pour une installation définitive sur une eau de ville potable, l'ensemble est convaincant.

Qualité de filtration
9
Confort d’utilisation
9.5
Installation et entretien
8
Design et encombrement
9
Rapport qualité/prix
8
POUR
  • Excellente filtration tout en conservant les minéraux
  • Aucun rejet d’eau lié à l’osmose inverse
  • Raccordement direct : aucun réservoir à remplir
  • Eau froide, tempérée, tiède et chaude à la demande
  • Format très compact, seulement 18 cm de large
  • Fonctionnement discret
  • Entretien relativement simple
CONTRE
  • Installation nécessitant un raccordement à l’eau
  • Pas adapté à une eau non potable ou de qualité incertaine
  • Pas d’eau gazeuse intégrée
  • Filtres à remplacer tous les 6 mois
  • Tarif assez élevé

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