Domotique

8 novembre 2011

KNX : standard ouvert pour une domotique pérenne…

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Ecrit par: Vincent PREMEL
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En temps que lecteur de ce blog, vous êtes très au courant de tout ce qui touche au protocole Z-Wave, dont Cédric est sans doute le plus ardent défenseur/acteur en France. Bien que j’apprécie beaucoup ce système par son ouverture et ses possibilités, je suis par principe attaché aux systèmes filaires dans le cas d’une construction neuve ou d’une grosse rénovation, avant tout pour des raisons de fiabilité . Et parmi les systèmes filaires, un se distingue nettement du lot par son ouverture, ses possibilités et sa pérennité : KNX.

 

I. La domotique par rapport à l’installation traditionnelle

 

Petit rappel : bien que vous n’en n’ayez peut-être pas conscience, le système électrique de votre logement est composé de deux parties distinctes :

  • une partie commande (pour allumer ou éteindre la lumière par exemple) ;
  • une partie puissance (pour amener le courant aux ampoules ou aux prises électriques).

Dans une installation traditionnelle, ces deux parties sont intimement liées : la commande est réalisée par les interrupteurs qui sont branchés sur la ligne de puissance pour arrêter ou laisser passer le courant. Pourtant il y a bien, sémantiquement parlant, deux fonctions. Ce type d’installation n’est que très peu évolutive puisque c’est le cheminement des câbles qui va déterminer la position, le nombre des points de commande ainsi que les fonctions possibles.

Le principe de base d’une installation domotique, quelque soit la technologie retenue (radio, courant porteur, bus de terrain…) est de séparer la partie commande de la partie puissance, afin de rendre l’installation plus souple et plus fonctionnelle.

Selon cette définition, le système domotique le plus rudimentaire est le télérupteur. En effet, la partie commande et la partie puissance sont nettement séparées : l’interrupteur (qui devient un poussoir dans ce cas) commande un module dans le tableau électrique, sur lequel est connecté la charge à commander (le plus souvent un circuit d’éclairage).

Pourquoi ce rappel me demanderez vous, dans un article de présentation d’un système ? J’y viens.

 

II. Durée de vie et maintenance d’une installation

 

Lorsqu’on se lance dans la construction ou la rénovation d’un logement, c’est forcément un projet à long terme. Et si on compte en dizaines d’années, il faudra un jour ou l’autre s’attendre à réparer ou même changer une pièce défectueuse de l’installation.

Dans une installation traditionnelle, aucun soucis, vous trouverez toujours des pièces de rechange : même si le look des appareillages évolue en fonction des modes, un interrupteur reste un interrupteur, et une prise une prise. Vous n’aurez donc jamais de soucis majeur pour assurer la maintenance.

Dans une installation domotique, on trouve souvent des modules électroniques communiquant entre eux selon une langue qui leur est propre : le protocole de communication. Et bien souvent, ce protocole est propriétaire à chaque marque (afin de rendre les clients captifs ?). Bref, quand vous vous engagez dans une installation domotique, difficile de garantir que la maintenance de cette installation sera réalisable dans 10 ans ou même moins, à des coûts raisonnables.

 

III. KNX, système ouvert et normalisé.

 

KNX est né il y a une vingtaine d’années sur les fondements de trois autres systèmes qui étaient EIB, EHS et BatiBUS. En réalité KNX reprend l’essentiel d’EIB et lui rajoute des fonctionnalités, c’est pourquoi la plupart des produits EIB restent compatibles avec KNX, et portent les deux logos.

 

Zoom sur le LOGO KNX garantissant l'interopérabilité des produits. Ce logo n'est attribué qu'aux produits satisfaisant les tests de l'association KNX.

 

Mais KNX n’appartient pas à un seul fabricant : c’est une association de fabricants (nommés « KNX Members » – plus de 200 aujourd’hui !) qui est en charge de la rédaction du standard, de la qualification des produits et de l’édition du logiciel unique de programmation : ETS. Cette association, Konnex, conçoit également les supports de cours pour les centres de formation agréés, et recense les installateurs certifiés (les « KNX Partners », dont votre serviteur fait partie).

De plus, KNX a été normalisé au niveau européen, américain, chinois et même international par l’ISO. C’est d’ailleurs à ce jour le seul système ouvert à être normalisé au niveau mondial (ISO/IEC 14543-3).

Je vous entends me demander, et pour moi qu’est-ce que ça change ? Et bien, ça change que vous n’êtes pas lié à un fabricant de matériel, qui peut du jour au lendemain arrêter telle ou telle gamme pour des raisons commerciales. Ça vous permet également de mixer les produits entre fabricants en étant assuré de leur compatibilité grâce à la certification KNX.

 

Un contrôleur Deseo de la marque Basalte. Cette marque ne produit pas de modules de sortie, mais grâce à KNX, leurs interrupteurs sont compatibles avec les modules d'autres fabricants.

 

Si dans 5 ans, vous devez remplacer un module et que le fabricant initial ne le produit plus, vous trouverez quelque chose de compatible chez un autre constructeur, qui n’aura sans doute pas le même aspect, mais qui aura les mêmes fonctions. La maintenance à moindre coût : on change uniquement ce qui casse et on assure un niveau de fonctionnalité équivalent.

Un autre avantage est de pouvoir faire facilement évoluer l’installation. Si un jour, vous rajoutez des volets électriques, ou un store banne sur votre terrasse, il suffira d’intégrer un module supplémentaire à l’installation !

 

IV. Description d’une installation KNX


L’infrastructure :

KNX reconnait plusieurs moyens (normalisés) pour que les composants communiquent entre eux :

  • le câble paire torsadée (sans doute le plus courant), et son connecteur rouge et noir WAGO normalisé,

 

Le câble KNX normalisé. Seule la paire noire et rouge est utile, la paire jaune et blanche est là pour assurer la rétrocompatibilité. Elle peut toutefois être utile.

 

  • le sans fil (pour la rénovation),
  • la communication sur IP (pour relier plusieurs installations ou faire de la supervision),

 

Interface IP/KNX de chez Crestron. Elle permet de relier le système KNX au système Crestron (et d'autres) via un réseau IP. Elle permet également la programmation de KNX avec ETS. Notez le connecteur rouge et noir normalisé.

 

  • et enfin le courant porteur.

Dans la pratique, les deux premiers sont les plus couramment rencontrés.

 

La programmation :

A l’origine, KNX reconnaissait trois modes de programmation possibles :

  • le A-Mode, mode automatique conçu pour être Plug’n'play,
  • le E-Mode, mode « Easy » qui permet de programmer une installation à l’aide d’un outil de chantier simplifié, au prix de certaines limitations,
  • et enfin le S-Mode, le mode expert, qui fait appel au logiciel ETS, et qui autorise l’ensemble des possibilités.

Il semble toutefois que le A-Mode a disparu (en tout cas je n’en trouve plus mention sur le site KNX).

 

ETS, le logiciel de programmation standard KNX, ici en version 3 (la plus récente est la 4)

 

Description d’un système KNX sur paire torsadée :

Intéressons nous de plus près à un système sur paire torsadée, de loin le plus courant, afin de voir ses possibilités et ses limites.

Les modules KNX sont nommés « participants ». Il y a deux types principaux de participants :

  • les modules d’entrée (comme les boutons poussoir, les sondes ou encore des écrans tactiles) :

 

Poussoir KNX Hager Kallysta Tebis à 6 boutons, avec éclairage

 

  • et les modules de sortie (relais ou variateur par exemple) :

 

Modules KNX Hager dans un tableau électrique

 

Un autre composant essentiel est l’alimentation, qui fournit une tension continue de 29 V. Elle doit être dimensionnée en fonction des participants à alimenter (certains utilisent la tension du bus pour s’alimenter, d’autres ont besoin d’une alimentation externe en plus).

Un réseau KNX se compose de segments de ligne, de lignes, et de zones. Les zones peuvent être connectées entre elles par l’intermédiaire d’une dorsale. Un système KNX complet accepte 64 participants par segment de ligne, 4 segments par ligne, 15 lignes par zone et 15 zones maximum. Ce qui nous fait un total de 57600 (!) participants. De quoi voir venir. Un segment de ligne peut atteindre 1 km de longueur totale, quelle que soit la topologie (bus, étoile ou une combinaison des deux). Toutefois, aucun participant ne doit être éloigné de plus de 350 m de l’alimentation et il ne doit pas y avoir plus de 700 m entre deux participants. Voilà les principes généraux.

Avec de telles caractéristiques, KNX est capable de s’adapter à du résidentiel (où l’on dépasse rarement le segment de ligne) comme à de très grands immeubles, voire même des ensembles d’immeubles. Pour ma part, dans ma maison (110 m²), j’arrive à moins de 30 participants et 180 m de câble. La topologie très souple de KNX permet de repiquer le bus et de câbler les interrupteurs en cascade.

De plus, vous pouvez sans crainte passer le bus KNX dans les mêmes gaines et tubes que le 230 V, le câble est blindé à cet effet.

 

Intelligence répartie…

Les plus observateurs auront remarqué que je n’ai pas fait mention d’un contrôleur central ou d’automate. KNX est un système dit à « intelligence répartie », c’est à dire que vous n’avez besoin au minimum que d’un module d’entrée, d’un module de sortie et d’une alimentation. Chaque participant est configuré individuellement et répond aux sollicitations du bus, sans besoin d’utiliser une intelligence centrale. Toutefois, il existe des « modules logiques », qui permettent d’effectuer des fonctions complexes dont sont incapables les modules d’entrée/sortie (traitements impliquant plusieurs variables).

 

V. Les inconvénients de KNX

 

Hélas, tout n’est pas rose dans le monde KNX ! Le point noir essentiel est le prix du logiciel ETS, 900 euros ! Ce qui est un investissement pour un professionnel, rentabilisé en quelques chantiers, devient une charge pour quelqu’un qui réalise sa maison… Il existe une version lite, affichée à 100 euros. Mais cette version est limitée à 20 participants, ce qui peut s’avérer très peu même dans une petite maison, tant la souplesse de KNX pousse à multiplier les points de commande.

KNX est également un système essentiellement destinés aux professionnels, et les informations sont très peu accessibles au grand public. Un comble pour un système ouvert !

Un autre inconvénient, mais qui est inhérent à toute installation domotique filaire. Le tableau électrique prend beaucoup de place, et il ne faut pas négliger son positionnement lors de l’installation.

 

Tableau électrique complet d'une installation KNX : en haut les équipements de sécurité classiques (différentiels, disjoncteurs), au milieu la domotique KNX (ici Hager), et en bas des modules Crestron (non KNX).

 

Voilà,  j’espère avoir introduit de manière concrète KNX, qui il faut bien le dire, malgré ses qualités, reste encore un système d’initiés…



A propos de l'auteur

Vincent PREMEL
Vincent PREMEL
Je travaille dans l'intégration audiovisuelle depuis 12 ans. Mon emploi m'a amené à travailler avec des systèmes domotiques « haut de gamme », AMX et Crestron notamment. Je suis également formé au système KNX. Ma maison tire donc partie de mes expériences et est équipée KNX et Crestron.




 
 

 
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26 Commentaires


  1. Cédric Locqueneux

    Merci Vincent pour cet article excellent ! Ca permet de découvrir de façon simple le KNX pour ceux qui ne connaissaient pas.


  2. Bonjour,
    Merci pour cet article qui met à la portée de tous la compréhension d’un système Domotique KNX.
    J’émets cependant une réserve sur l’utilité de la paire blanc-jaune. En effet, cette paire est souvent utilisée pour alimenter les participants du bus nécessitant une alimentation supplémentaire à celle du bus. Certaines alimentation ont d’ailleurs un Bernier wago normalisé blanc-jaune, à cet effet, en sus du rouge-noir. Il est ainsi possible de véhiculer l’alim supplémentaire sans ajouter un câble supplémentaire.
    @+
    Christian


  3. Xtof

    Merci pour cet article très clair.
    Puisque vous êtes lancé, pourrait-on avoir un article sur les modules sans fil et CPL en KNX, plus pratique en rénovation « légère ». Est-ce fiable ?
    Merci.
    Christophe


  4. Nico

    Bonjour,
    Bien l’article, ça éclaircie les idées.
    Quelque part il me conforte aussi quand-à mon opinion sur le bus câblé (j’entends bien câble propriétaire).
    C’est beau mais complexe, cher, encombrant et pas plus écologique.
    A partir du moment ou les câbles d’alimentation puissance sont capables de véhiculer les informations numériques, je ne vois pas bien l’intérêt de rajouter du cuivre.
    Certe le CPL consomme pas mal (pour les produits grand public), mais le cuivre il faute l’extraire, le recuire…
    Les modules KNX coutent assez cher il me semble, le tableau électrique n’est pas donné non plus. Un erreur de câblage et c’est vite la galère.
    Bref je suis très septique quand à l’avenir du bus câblé. I me semble que le courant porteur et la radio sont moins limitant à l’évolution.
    Mais je me trompe peut-être ??
    Merci en tout cas pour ton site.
    Nico


  5. Vincent PREMEL
    Vincent

    @Christian

    Oui effectivement cette paire peut servir d’alimentation (si tu regardes bien, le Deseo est cablé en 4 fils). Mais pas seulement : elle peut permettre de déporter un contact, où de faire autre chose. Dans mon installation je souhaite l’utiliser pour disposer des sondes de températures en 1-Wire.

    @Xtof

    Je ne connais pas de modules KNX en CPL. C’est décrit dans la norme, mais je pense que c’est peu utilisé. Pour les modules radio, je vais voir, car je n’en installe jamais. De toute façon la partie radio ne concerne le plus souvent que les interrupteurs. Le tableau reste filaire et on adjoint un « coupleur de media » pour passer de la HF au bus.

    @Nico

    Tes questions sont légitimes. Comme il est tout aussi légitime de vouloir réduire les nuisances électromagnétiques dans son logement. Les bus câblés ont encore un bel avenir, pour ses raisons et aussi pour des raisons de fiabilité (insensibilité aux perturbations…). KNX n’est pas un bus « propriétaire », car n’importe quel fabricant peut créer des produits compatibles.

    La complexité du tableau est un faux problème : tous les modules y sont regroupés. En courant porteur, les modules sont répartis dans toutes les pièces…

    Toutefois, il ne faut pas être obtus et les solutions radios sont intéressantes et très souples.

    Par contre, je n’aime pas du tout le courant porteur suite à de mauvaises expérience avec du X10. De plus, le courant porteur avour très vite ses limites avec les installations triphasées, qui sont de plus en plus courantes avec le développement des PAC.

    A+
    Vincent


  6. kryxx

    salut et merci pour cette article qui se veut didactique mais reste un peu ardu pour un néophyte comme je le suis. Bon c’est clair que qd je me suis mis a l’informatique et au net il y a 15 an, c’etait aussi hard. Mais ca reste pas mal de l’électricité (et j’avais 3/20 de moyenne :p )
    Bref tout ca pour m’amener à une question :
    il semble que l’interet ou le fond de l’article porte sur ‘linteropérabilité ( me corriger si je me trompe) et du coup ca me ramene a un autre article lu sur le projet (qui semble etre en voie de commercialisation) LIFEDOMUS.
    -> quelle est la différence entre les 2 (outre une différence de tarif du simple au double)
    -> et surtout ai je bien compris ? Si oui, cela pourrais dire que ce systeme est inadapté à une mise en place dans une construction récente car filaire non ?


    • Vincent PREMEL
      Vincent

      Lifedomus est un système de supervision, qui permet de rajouter des fonctions complexes à KNX, mais aussi de mélanger les technologies domotiques, et de fournir une interface conviviale à l’utilisateur.

      Toutefois, Lifedomus ne permet pas de programmer un système, mais se connecte à un système déjà programmé. Donc, désolé, mais pour l’instant on ne peut pas se passer d’ETS ou d’un outil de configuration « Easy ».


    • Vincent PREMEL
      Vincent

      Il existe bien des modules KNX radio, mais KNX n’est pas adapté pour une greffe sur une installation traditionnelle, car le câblage est différent.

      Une installation KNX n’est envisageable qu’en grosse réno ou en neuf.

      C’est d’ailleurs a peu près valable avec tous les systèmes domotiques, sauf à rajouter des douilles commandées sur toutes les ampoules.


  7. Odrikez

    > … aucun participant ne doit être éloigné de plus de 700 m de l’alimentation et il ne doit pas y avoir plus de 350 m entre deux participants. Voilà les principes généraux … <

    C'est le contraire, distance max entre alim et participant: 350m. Distance max entre 2 participants: 700m.


  8. Phil

    Article trés intéressant! Cela donne vraiment envie de s’y mettre.. La domotique doit continuer à se démocratiser dans le domaine du domestique!

    Quelqu’un aurait-il un lien vers le quel je pourrais me diriger pour avoir de plus amples informations concernant les différentes marques actuellement sur le marché, tous les modules existants suivant leurs applications, ainsi que des explications un peu plus poussées concernant le cablage et la programmation d’une telle installation.

    En vous remerciant

    Phil


  9. Phil

    Re: pour quelles raisons associer des modules Crestron à des modules Kmx? En jetant un coup d’oeil rapide sur google j’ai cru comprendre que la technologie Crestron fonctionne grace à une adresse IP, ce qui permet un controle des modules à distance, ce qui n’est pas le cas pour la technologie Kmx?

    Merci de prendre le temps de satisfaire ma curiosité,

    Phil


    • Vincent PREMEL
      Vincent

      Les modules Crestron, sont là essentiellement pour la supervision et certaines fonctions de haut niveau (interface iPhone, gestion de différentes horloges, calendrier tenant compte des jours fériés…).

      Crestron n’est pas qu’IP. Crestron dispose aussi d’un bus propriétaire, le Cresnet.

      J’en reparlerais.


  10. Patrick

    Bonjour,

    Je construit actuellement une OSB avec un local technique destiné à recevoir, la VMC DF, le ballon ECS et l’armoire éléc. & domotique.
    J’aurai souhaité savoir si la photo représentant le tableau éléctrique dans le chapitre 5 est réalisable et conforme au consuel. C’est exactement ce que je voudrai car ça m’embête de mettre un coffret de grande dimension en plastique, de plus très honéreux.

    Merci pour votre réponse et sur cet article très bien fait.
    Patrick


  11. Vincent PREMEL
    Vincent PREMEL

    Salut
    Le tableau présenté n’est pas 100 % conforme au Consuel, car je suis dans le cas d’une rénovation.
    Le point bloquant est surtout le positionnement trop bas sur le mur. Pour être conforme, j’aurais du les mettre les deux coffrets côte à côte et pas l’un au dessus de l’autre (il y a deux coffrets de 72 modules, 100 € le coffret).
    C’est à peu près la seule entorse (avec la réserve de 30 %)
    Vincent


    • Patrick

      Dois-je comprendre en te lisant que si les 2 coffrets sont côte à côte et à la bonne hauter, on peut bien se passer dans une construction neuve d’un coffret de grande dimension en plastique ??


  12. Vincent PREMEL
    Vincent PREMEL

    Si la question est de savoir si l’installation peut-être répartie dans plusieurs coffrets, la réponse est oui, sans problème. Mais je ne comprends pas forcément bien ta question.
    On trouve souvent dans les installations neuves plusieurs tableaux car la domotique KNX prend de la place, par exemple un tableau par étage…
    A+
    Vincent


  13. Guillaume E

    Le filaire me parait plus intéressant que les ondes, ne serait-ce que pour la sécurité et la santé. Par contre, le lien à un seul et unique logiciel me semble un point très gênant, peu importe son prix. Sous quel OS peut-il être installé ? A quoi sert-il exactement ? Peut-on s’en dispenser ? N’existe-t-il réellement pas de logiciel alternatif ? Le protocole est-il suffisamment ouvert pour qu’on puisse coder nous-même un logiciel ?
    Merci d’avance.


  14. Vincent PREMEL
    Vincent PREMEL

    Bonjour,
     
    ETS fonctionne sous Windows. Il sert à programmer les différents modules qui composent un système (capteurs, relais, variateur, etc…), et à réaliser le débuggage. Une fois l’installation paramétrée, il n’y a plus besoin de lui sauf modifications. C’est le seul disponible pour la programmation multi-fabricants.
     
    Il faut savoir qu’ETS permet non seulement la programmation du fonctionnement de l’installation mais également la mise à jour des différents participants (sorte de mises à jour de firmwares). ETS est édité par l’association KNX et est indépendant de tout fabricant.
     
    Il existe toutefois d’autre façon de programmer, comme avec la TX100 d’Hager (sorte de télécommande), mais dans ce cas précis, on est limité aux produits Hager (ben oui, les autres fabricants ne fourniront pas les firmware de leur produit à un concurrent, et Hager n’a aucun intérêt à les implémenter dans un de ces produits…)
     
    Il est facile de se connecter à un système KNX fonctionnel, et de lire un état ou d’agir sur le bus via une interface, car KNX est parfaitement documenté. C’est ce que je fais chez moi. Le projet LinKNX en est un bon exemple, ainsi que tous les logiciels de supervision. Ce qui n’est pas documenté, ce sont les logiciels internes aux composants. ETS permet de charger un firmware (« logiciel d’application » en terminologie).
     
    Après, tout dépend de ce qu’on confie à KNX. Il y a deux options :
    * La première consiste à confier un maximum de choses à KNX, les fonctions basiques mais aussi les scénarios, les fonctions logiques. Avantage, une économie de matériel, l’inconvénient, le recours à ETS est indispensable pour modifier/rajouter/ supprimer un scénario ;
    * La seconde consiste à ne confier à KNX que les taches basiques, et d’utiliser un superviseur pour les taches complexes. Dans ce cas le recours à ETS sera beaucoup moins fréquent (uniquement en cas de modification matérielle), et on garde de la souplesse pour programmer sur un système tiers.
     
    A+
    Vincent


    • Guillaume E

      Merci pour la réponse.

      ETS fonctionne sous Windows. [...] C’est le seul disponible pour la programmation multi-fabricants.

      Donc il y a quand même une dépendance. Dit comme ça, ça ne ne me semble pas si ouvert et pérenne que ça.

      Il faut savoir qu’ETS permet non seulement la programmation du fonctionnement de l’installation mais également la mise à jour des différents participants (sorte de mises à jour de firmwares).

      Donc on ne peut pas vraiment faire sans, à moins de risquer des failles de sécurité.

      Le projet LinKNX en est un bon exemple, ainsi que tous les logiciels de supervision.

      Ce Linksys WRT54GS aura vraiment fait la joie des bidouilleurs ^^. C’est un projet fiable ou ça reste de la bidouille ? Ca permet de programmer aussi ?

      Il est facile de se connecter à un système KNX fonctionnel, et de lire un état ou d’agir sur le bus via une interface, car KNX est parfaitement documenté. C’est ce que je fais chez moi.

      Il est facile de s’y connecter hors ETS ? Comment ?

      * La première consiste à confier un maximum de choses à KNX, les fonctions basiques mais aussi les scénarios, les fonctions logiques. Avantage, une économie de matériel, l’inconvénient, le recours à ETS est indispensable pour modifier/rajouter/ supprimer un scénario ;

      Dans ce cas, il n’y a pas de « cerveau centrale », c’est ça ?

      on garde de la souplesse pour programmer sur un système tiers.

      Comme ? Si j’ai bien compris jusqu’ici, il y a : ETS, des solutions propres à une marque (exemple du TX100 d’Hager) et des solutions plus « supervision ». Quels systèmes tiers reste-t-il ?
       
      Je m’excuse de mes questions stupides mais je découvre réellement le petit monde de la domotique. J’y trouve plein de chose dans tous les sens alors c’est difficile de se créer des repères.
       


      • Vincent PREMEL
        Vincent PREMEL

        Salut

        Donc il y a quand même une dépendance. Dit comme ça, ça ne ne me semble pas si ouvert et pérenne que ça.

        On est toujours dépendant de quelque chose, hein… La seule solution pour ne pas être dépendant c’est de tout faire soi-même ! Après il y a les faits : KNX a plus de 20 ans d’existence, est normalisé au niveau mondial (toute la norme est de ce fait parfaitement documentée), les chinois commencent à arriver et font baisser les coûts des produits. A titre personnel je connais des systèmes qui ont plus de 15 ans d’existence. De plus, c’est une association de constructeurs (200 !) qui gère le système ce qui fait qu’il est fortement improbable que la démission d’un ou deux constructeurs mettent à mal le système… A comparer aux systèmes domotiques porté par un seul fabricant (MyHome de Legrand, au hasard ?), à la merci d’un changement de politique commerciale…

        Ce Linksys WRT54GS aura vraiment fait la joie des bidouilleurs ^^. C’est un projet fiable ou ça reste de la bidouille ? Ca permet de programmer aussi ?

        Jamais essayé à titre personnel. Je ne pense pas que LinKNX permette de programmer un système KNX, c’est un système de supervision, c’est à dire qu’il prend le contrôle d’un système programmé. Il faut bien faire le distinguo entre ETS qui est un outil de programmation, et les systèmes de supervision qui sont foison.

        Il est facile de s’y connecter hors ETS ? Comment ?

        Avec une passerelle IP/KNX qui va permettre de connecter KNX à un LAN. A partir de là, on peut lire et émettre des « télégrammes » sur le bus avec un logiciel.

        Dans ce cas, il n’y a pas de « cerveau centrale », c’est ça ?

        Oui, c’est toute la force de KNX, c’est un système dit à « intelligence répartie ». La programmation est répartie entre les différents participants du bus. La défaillance d’un module n’affecte pas le reste de l’installation.

        Comme ? Si j’ai bien compris jusqu’ici, il y a : ETS, des solutions propres à une marque (exemple du TX100 d’Hager) et des solutions plus « supervision ». Quels systèmes tiers reste-t-il ?

        KNX supporte 3 modes de programmation : le mode System avec ETS, le mode Easy avec des outils genre TX100, ou le mode Auto (plug’n'play), comme la nouvelle gamme Quicklink Hager. Les systèmes tiers dont je parle, sont les systèmes de supervision.
         
        Un système de supervision permet de créer des scénarios qui ne sont alors pas stockés dans les modules KNX. Par exemple, on peut programmer une extinction de toutes les lumières de la maison de deux façons :
        * On programme tous les modules gérant de la lumière pour passer à « off » sur l’ordre d’un bouton à coté de la porte d’entrée. Programmation via ETS, un seul ordre émis sur le bus (numéro du scénario); pas de modificatons sans ETS.
        * On ne programme que les fonctions basiques via ETS. Si on veut éteindre toutes les lumières, alors le système de supervision devra donner autant d’ordre que nécessaire pour tout éteindre. Avantage, modification plus simple pour l’utilisateur final.
         
        Y’a pas de questions stupides, t’inquiètes !
        A+
        Vincent


        • Guillaume E

           On est toujours dépendant de quelque chose, hein… La seule solution
          pour ne pas être dépendant c’est de tout faire soi-même ! Après il y a
          les faits : KNX a plus de 20 ans d’existence, est normalisé au niveau
          mondial (toute la norme est de ce fait parfaitement documentée), les
          chinois commencent à arriver et font baisser les coûts des produits. A
          titre personnel je connais des systèmes qui ont plus de 15 ans
          d’existence. De plus, c’est une association de constructeurs (200 !) qui
          gère le système ce qui fait qu’il est fortement improbable que la
          démission d’un ou deux constructeurs mettent à mal le système… A
          comparer aux systèmes domotiques porté par un seul fabricant (MyHome de
          Legrand, au hasard ?), à la merci d’un changement de politique
          commerciale…
          Ce Linksys WRT54GS aura vraiment fait
          la joie des bidouilleurs ^^. C’est un projet fiable ou ça reste de la
          bidouille ? Ca permet de programmer aussi ?

          Jamais
          essayé à titre personnel. Je ne pense pas que LinKNX permette de
          programmer un système KNX, c’est un système de supervision, c’est à dire
          qu’il prend le contrôle d’un système programmé. Il faut bien faire le
          distinguo entre ETS qui est un outil de programmation, et les systèmes
          de supervision qui sont foison.
          Il est facile de s’y connecter hors ETS ? Comment ?

          Avec
          une passerelle IP/KNX qui va permettre de connecter KNX à un LAN. A
          partir de là, on peut lire et émettre des « télégrammes » sur le bus avec
          un logiciel.
          Dans ce cas, il n’y a pas de « cerveau centrale », c’est ça ?

          Oui,
          c’est toute la force de KNX, c’est un système dit à « intelligence
          répartie ». La programmation est répartie entre les différents
          participants du bus. La défaillance d’un module n’affecte pas le reste
          de l’installation.
          Comme ? Si j’ai bien compris
          jusqu’ici, il y a : ETS, des solutions propres à une marque (exemple du
          TX100 d’Hager) et des solutions plus « supervision ». Quels systèmes
          tiers reste-t-il ?

          KNX supporte 3 modes de
          programmation : le mode System avec ETS, le mode Easy avec des outils
          genre TX100, ou le mode Auto (plug’n'play), comme la nouvelle gamme
          Quicklink Hager. Les systèmes tiers dont je parle, sont les systèmes de
          supervision.
           
          Un système de supervision permet de créer des
          scénarios qui ne sont alors pas stockés dans les modules KNX. Par
          exemple, on peut programmer une extinction de toutes les lumières de la
          maison de deux façons :
          * On programme tous les modules gérant de la
          lumière pour passer à « off » sur l’ordre d’un bouton à coté de la porte
          d’entrée. Programmation via ETS, un seul ordre émis sur le bus (numéro
          du scénario); pas de modificatons sans ETS.
          * On ne programme que les
          fonctions basiques via ETS. Si on veut éteindre toutes les lumières,
          alors le système de supervision devra donner autant d’ordre que
          nécessaire pour tout éteindre. Avantage, modification plus simple pour
          l’utilisateur final.
           
          Y’a pas de questions stupides, t’inquiètes !
          A+
          Vincent


        • Guillaume E

          Houla… mauvaise manip’. Désolé.

          De plus, c’est une association de constructeurs (200 !) qui gère le système ce qui fait qu’il est fortement improbable que la démission d’un ou deux constructeurs mettent à mal le système…

          L’association de 200 constructeurs est rassurante. C’est l’imposition d’un unique (propriétaire et onéreux) logiciel ne supportant qu’une unique plate-forme (qui plus est propriétaire et payante elle aussi) qui m’inquiète. Là est le « goulot d’étranglement ». Par exemple, je n’ai pas envie de racheter chaque année un nouvel OS et/ou une nouvelle version du logiciel pour pouvoir supporter de nouvelles mises à jour ou simplement pouvoir garder une iso-fonctionnalité.

          A comparer aux systèmes domotiques porté par un seul fabricant (MyHome de Legrand, au hasard ?), à la merci d’un changement de politique commerciale…

          Quid du portail My Open de Legrand (http://www.myopen-legrandgroup.com/community/french_my_open/default.aspx) ? N’y a-t-il pas une volonté de normalisation et d’ouverture ? Que vaut MyHome de Legrand par rapport aux autres solutions ?

          Avec une passerelle IP/KNX qui va permettre de connecter KNX à un LAN. A partir de là, on peut lire et émettre des « télégrammes » sur le bus avec un logiciel.

          Hmm… très intéressant. Que sont ces « télégrammes » ? Des ordres ? Sont-ils documentés et normalisés (par exemple avec des RFC) ?

          Oui, c’est toute la force de KNX, c’est un système dit à « intelligence répartie ». La programmation est répartie entre les différents participants du bus. La défaillance d’un module n’affecte pas le reste de l’installation.

          Ce qui veut dire que c’est possible dans les autres système ??

          Les systèmes tiers dont je parle, sont les systèmes de supervision.

          Le terme « supervision » a-t-il le même sens qu’en informatique ? Il n’y a bien aucun ordre mais seulement de la demande de statut ?

          D’autres questions m’intriguent :
          * Qu’est-ce que KNX par rapport à Crestron/AMX ? Est-ce que ces deux marquent fournissent du matériel supportant KNX ?
          * Je dois refaire mon installation électrique (avec pourquoi pas du support de la domotique) mais en attendant, j’aimerais bénéficier de suite d’une alarme. Puis-je installer une alarme maintenant et la rattacher à un système KNX que je déploierai à posteriori ? Ou est-ce qu’un appareil KNX ne peut s’utiliser sans l’intégralité d’une solution KNX ? Tiens, tant qu’à faire, même questions avec les autres systèmes par exemple Z-Wave.
          * Dans le même genre, puis-je avoir une domotique hybride : mi-KNX, mi-Zwave par exemple ?

          Merci d’avance.



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