Vidéo Surveillance: Bien choisir son système

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La sécurité est sans aucun doute le domaine qui préoccupe le plus les gens, encore plus aujourd’hui avec le climat actuel qui règne. Avec la technologie évoluant, ainsi que les mentalités, il est de plus en plus fait recours aux caméras de surveillance. Toutefois, même si la technologie évolue et les prix baissent, de nombreuses questions sont à se poser pour s’équiper correctement. Nous allons donc voir aujourd’hui comment bien choisir son système de vidéo surveillance.

D’après les statistiques, il se produit un cambriolage toutes les 90s. Cela semble énorme, mais c’est pourtant la triste réalité. Le nombre de vols a augmenté et touche maintenant n’importe qui n’importe quand, et pas uniquement les villas luxueuses. Certains ont lieu en pleine journée, durant le quart d’heure où vous allez chercher vos enfants à l’école. Il faut savoir qu’un cambriolage ne dure en moyenne que 7 min. De plus, aujourd’hui certains malfaiteurs n’hésitent pas à pénétrer dans une maison alors que les occupants y sont présents, endormis ou non.

Qu’il s’agisse de biens de valeur ou simplement de nourriture (de plus en plus courant), le traumatisme est le même : il s’agit d’une intrusion dans votre domicile, d’une violation de votre intimité, dont certaines personnes mettent longtemps à se remettre. Heureusement, des moyens existent aujourd’hui pour réduire ces risques et les solutions de video surveillance deviennent légion dans le domaine. Même éloigné de chez soi, il est toujours possible de garder un œil sur son domicile, pour vérifier que tout se passe bien. Il y a encore quelques années, les caméras de surveillance étaient nettement moins répandues : d’une part elles étaient coûteuses et compliquées à mettre en place, d’autre part les mentalités n’étaient pas prêtes à accueillir ce nouvel observateur dans leur domicile. Depuis, les prix ont baissé, les produits se sont simplifiés et les mentalités se sont adaptées.

Dans le domaine des caméras de surveillance, il s’en vend de très discrètes, comme de plus imposantes, des factices comme de vraies caméras, avec plus ou moins de fonctionnalités.

Les caméras factices, par leur prix ridicule, sont très tentantes. Elles ressemblent aux vraies, disposent parfois même d’une petite LED rouge pour ajouter au réalisme et se posent facilement n’importe où du fait qu’elles n’ont pas de câbles. Toutefois, cela reste des caméras factices ; en cas de problème, vous n’aurez aucun enregistrement et, malheureusement, les voleurs avec un peu d’expérience connaissent par cœur les modèles de caméras factices et se font rarement tromper.

Mieux vaut donc installer de vraies caméras. Il n’est pas nécessaire d’en mettre une dizaine, juste quelques-unes bien placées, surveillant les différentes entrées et les points de passage obligatoires, pour se constituer un système de vidéo surveillance efficace.

I. Combien de caméras pour un système de vidéo surveillance ?

Forcément, un élément qui pèsera dans la décision sera le coût. Plus on met de caméras, plus la facture pour l’ensemble du système de vidéo surveillance sera lourde. Il convient donc dans un premier temps de bien déterminer les besoins.

En jouant avec la position et les différents angles de vue disponibles aujourd’hui sur les caméras, il est possible de surveiller de larges zones avec un système de vidéo surveillance réduit.

Exemple ici avec le plan d’une maison « traditionnelle ». Ici, deux caméras sont placées à l’extérieur (pensez à prendre des caméras adaptées à l’extérieur), chacune d’un côté de la maison, qui surveillent les entrées sur toute la longueur de la maison. Une autre est installée dans un angle du salon, qu’on choisit avec un grand-angle pour couvrir l’ensemble de la pièce. Le salon est une pièce au passage obligatoire de par ses principales entrées (statistiquement les voleurs utilisent tout de même le plus souvent les portes et portes-fenêtres), par son unique accès à l’étage et enfin par ses objets de valeur (matériel audio-vidéo). Une quatrième caméra pourrait être placée sur le palier à l’étage, passage obligatoire également si on souhaite se rendre dans les chambres. Dans cet exemple, avec quatre caméras seulement, le système de vidéo surveillance couvre le principal de la maison.

Après, pour mettre bretelles et ceintures, comme on dit, on pourrait faire en sorte d’ajouter deux autres caméras à l’extérieur, afin que chaque caméra ait un visuel sur sa voisine: ainsi même si quelqu’un tente d’en détruire une, il sera filmé par une autre qui a vue dessus.

Le principal est en tout cas de surveiller les différents endroits de passage, en évitant les angles morts. Pour cela il faut donc se faire un petit plan pour bien visualiser la situation.

II. Quelle caméra choisir pour son système de vidéo surveillance ?

Se pose ensuite la question du type de matériel à choisir. Il existe en effet de nombreux types de caméras.

2.1 Caméra fixe ou motorisée ?

Personnellement j’aime mieux avoir une caméra fixe avec un grand-angle couvrant une large zone d’un coup, plutôt qu’une camera surveillance motorisée qu’on peut faire tourner pour regarder à divers endroits. D’une part, pendant que la caméra motorisée filme dans une direction, il est possible de se faufiler dans l’autre sens, non surveillé pendant quelques secondes. D’autre part, qui dit motorisation dit mécanique et donc davantage de risques de pannes. Toutefois, une caméra motorisée peut avoir un certain intérêt pour économiser sur le nombre de caméras à mettre en place, quand elle est utilisée intelligemment comme dans le système de vidéo surveillance Home Living by Heden que je vous ai présenté récemment: ici divers capteurs permettent de surveiller la maison et d’indiquer à la caméra l’endroit à filmer en cas de problème. Ainsi la caméra est toujours tournée vers l’endroit important.

2.2 Quel objectif pour sa caméra ?

Fixe ou motorisée, dans les deux cas, le choix de l’objectif sera très important. Pour bien choisir, il faut par contre bien comprendre quelques notions. Sur toutes les caméras vous retrouverez une notion de focale, exprimée en mm, qui permet de déterminer le champ et l’angle de vision :

  • plus la focale est petite, plus le champs de vision est large.
  • plus la focale est grande, plus le champ de vision est étroit.

Le champ de vision est la zone, en largeur, que l’objectif vous permettra de voir:

  • Si vous voulez un «grand angle», alors il aura un petit objectif (2.8mm). Cela signifie simplement que l’image sera plus large. Avec un grand angle, certains détails sont par contre plus difficiles à voir.
  • Si en revanche vous avez besoin de filmer précisément le visage d’une personne qui passe une porte alors il vous faudra une focale plus grande, par exemple 16mm.

La plupart des caméras proposent une focale fixe, c’est à dire qu’elles ne peuvent se régler que sur un champ de vision précis. Ce sont les plus abordables, mais il faut donc bien faire attention lors de l’achat. D’autres modèles proposent une focale variable, c’est à dire qu’elles permettent d’ajuster la focale manuellement et donc de cadrer au mieux le champ de vision. Les objectifs sont généralement variables de 2,8 à 12mm ou de 5 à 50mm.

Pour mieux voir les détails, certaines caméras proposent également un zoom optique. Si vous voulez pouvoir identifier parfaitement un visage éloigné, c’est le top. Mais les prix grimpent vite également.

Enfin, un mot sur l’iris, qui est en rapport avec la quantité de lumière autorisée à filtrer à travers l’objectif, et qui impactera donc la qualité de l’image. Une iris « fixe » est à utiliser si vous êtes dans une zone où l’éclairage ne change pas, comme un bureau. Un objectif auto-iris, lui, ajuste automatiquement les variations de lumière, donc particulièrement conseillé pour l’extérieur.

Quoiqu’il en soit, vérifiez bien le nombre de lux minimum (luminosité minimale) que supporte la caméra, certaines ayant besoin de beaucoup de lumière pour donner une image correcte. Vient alors la question de la vision nocturne, qui permet aux caméras de voir même dans le noir le plus total, grâce à des diodes infra rouges. De plus en plus répandues, elles restent abordables et permettent en général une vision entre 5 et 20m pour un prix correct. L’image est alors en noir et blanc, mais relativement nette compte tenu de la faible luminosité.

Bien sûr dans un même système de vidéo surveillance vous pouvez mixer les équipements, certaines caméras étant plus adaptées que d’autres en fonctions des zones à surveiller.

2.3 Connexion des caméras : analogique ou IP ?

Les caméras analogiques ont pour avantage leur tarif qui a maintenant fortement baissé. Mais cela signifie aussi des câbles à tirer, un enregistreur analogique pour garder trace des vidéos, sans compter enfin la difficulté à accéder à ses caméras depuis l’extérieur. C’est possible, mais cela demande du matériel et des compétences supplémentaires, ce qui rend ce type de système de vidéo surveillance plus complexe à mettre en place, pour quelque chose qui n’est plus vraiment au goût du jour. Je conseillerais donc plutôt les caméras IP, qui sont maintenant le standard, et dont le prix a lui aussi fortement baissé, puisqu’on en trouve aujourd’hui aux alentours de 50 € à 100 € : Foscam, Heden, Edimax, Hikvision, Axis, etc.

En IP, il est possible de connecter les caméras en Wi-Fi ou en Ethernet (câble réseau). Le premier est tentant pour sa facilité d’installation, mais quoiqu’il arrive, une alimentation électrique est nécessaire, sauf dans de très rares cas, comme les caméras Arlo totalement sans fil que je vous avais présentées, et qui fonctionnent donc sur batterie (durée environ 6 mois), facilitant ainsi beaucoup la mise en place du système de vidéo surveillance.

Ensuite, il faut garder en tête que le Wifi n’est rien de plus qu’un signal radio, qui peut donc être brouillé avec les bons outils. On trouve aujourd’hui des brouilleurs à 30 € dans des boutiques chinoises… La meilleure option reste donc les caméras IP filaires. De plus, certaines sont dites «POE», c’est-à-dire qu’elles peuvent être alimentées également par le câble réseau, à condition d’utiliser un switch réseau compatible POE. Dans ce cas, il n’y a qu’un seul câble réseau à tirer, ce qui est assez pratique. Par mesure de sécurité, ce switch doit être connecté à un onduleur, tout comme la box Internet et la box domotique (si vous avez). Ainsi, même en cas de coupure de courant, le système de vidéo surveillance reste opérationnel, car alimenté par l’onduleur pendant quelques temps encore. S’agissant de caméras IP, il est possible de les visionner sur son ordinateur, via une page web, ou sur son téléphone mobile, grâce à une application fournie par le constructeur ou non, puisqu’il en existe de nombreuses compatibles avec diverses marques de caméras : IP Cam Viewer, Tiny Cam Monitor…

En caméra numérique, vous retrouverez souvent une notion de qualité SD, ou HD, pour basse résolution, et haute définition. Optez pour le HD, afin d’obtenir la meilleure qualité d’image possible, le but étant que les images soient exploitables. Attention toutefois, la HD peut être en 720 ou 1080. Dans ce domaine plus c’est grand mieux c’est, pour obtenir la meilleure qualité possible.

Enfin, pour être tranquille au niveau de la compatibilité, optez si possible pour des caméras compatibles ONVIF. Il s’agit d’une norme dans le système de communication des caméras, qui leur assure de fonctionner avec tout autre matériel ONVIF (notamment l’enregistreur que nous verrons plus loin). La réalisation d’un système de vidéo surveillance n’en sera que plus facilitée.

2.4 Autres notions à prendre en compte

Bien d’autres notions peuvent entrer en ligne de compte pour le choix d’une caméra (comme le type de compression vidéo, les protocoles supportés, etc…). Certaines sont parfois très techniques, et le but n’est pas ici de vous faire peur. Nous avons vu les principales juste au dessus, ce qui est déjà pas mal. J’ajouterai juste:

  • le design / taille de la caméra. Certains opteront pour une caméra discrète, qui passe inaperçue, pour filmer les intrus à leur insu. D’autres préféreront des caméras bien visibles, qui est en soi déjà un moyen de dissuasion. Les deux arguments se valent.
  • la détection de présence: la plupart des caméras détectent un mouvement par différence entre deux images. Un simple nuage qui obscurcit le ciel peut alors être considéré comme un mouvement, tout le décor s’assombrissant alors. Cette technique est assez peu fiable. Des modèles intègrent en revanche un vrai capteur de mouvement en plus de l’objectif de la caméra, ce qui est nettement mieux. Enfin, des modèles plus perfectionnés vont jusqu’à identifier précisément une forme voir même un visage, comme la Netatmo Welcome que je vous ai déjà présentée. Bien sûr, plus c’est précis, plus c’est cher :/
  • le respect de la vie privée, notamment pour des caméras qui filment votre intérieur. Là, les modèles à le proposer sont rares, mais des fabricants commencent à mettre en place certaines pratiques, comme Somfy Protect (anciennement MyFox, dont nous avions vu le test de la caméra Home Security ici): la caméra dispose d’un volet physique qui vient se fermer devant l’objectif de la caméra quand on est chez soi et qu’on souhaite donc conserver son intimité.

III. Système de vidéo surveillance et enregistrement

Avoir des caméras, c’est bien, mais vous n’allez pas non plus passer votre vie devant l’écran à épier ce qui se passe. Le but, c’est d’une part pouvoir être averti dès que quelque chose se passe, et d’autre part en conserver une trace afin de vérifier ce qui s’est passé à posteriori, tout ceci en continuant de vivre aussi sereinement que possible. Il faut donc que les enregistrements soient stockés quelque part. Ici encore, deux solutions sont possibles pour le système de vidéo surveillance.

3.1 Le stockage des enregistrements en local

Les enregistrements vidéo peuvent se faire en local, c’est à dire chez soi. C’est l’idéal pour ne pas laisser trainer ses données sur internet, le « Cloud ». Plusieurs possibilités existent.

Très simplement, certaines caméras acceptent des cartes micro SD, pour stocker les enregistrement elles mêmes. Chaque caméra stocke donc ses propres enregistrements. A l’utilisation c’est en revanche assez contraignant, puisqu’il faudra se connecter à chaque caméra pour vérifier les vidéos.

L’idéal est de disposer d’un DVR (ou NVR), qui va centraliser tous les enregistrements. On en trouve à différents tarifs, d’une centaine d’euros en moyenne comme le modèle eBode IPV4NVR présenté ici, à plusieurs centaines si on passe par un système plus complet, comme par exemple un NAS Synology ou QNAP (mais qui servira à bien d’autres choses que juste votre système de caméras). Le prix varie souvent en fonction du nombre de caméras pouvant être gérées. Ces systèmes apportent de nombreux avantages:

  • souvent, des fonctions plus avancées que ce que proposent les caméras, pour déterminer des plannings de surveillance, des zones à surveiller plus précises, des ajustements vidéo, et le moyen de communiquer avec le propriétaire (notifications mail, MMS, push, etc…)
  • une zone de stockage conséquente, permettant de conserver plusieurs jours de vidéos, l’idéal étant d’avoir un historique d’un mois quand cela est possible
  • une interface centralisée pour vérifier ses caméras et ses enregistrements en un seul et même endroit. Beaucoup de systèmes proposent même des applications natives pour ordinateur et mobile, comme le célèbre logiciel de Synology, Surveillance Station, qui est un véritable système de vidéo surveillance, complet et plutôt bien pensé.

Le stockage local est à mon avis à privilégier. Il a toutefois un défaut important: si les malfaiteurs détruisent ou embarquent le système d’enregistrement, vous n’avez plus aucune preuve.

3.2 Le stockage des enregistrements dans le Cloud

La plupart des solutions de vidéo surveillance « grand public » proposent aujourd’hui un système d’envoi des vidéos sur un serveur distant, sur internet, dans le « Cloud », donc. Ici, impossible pour les malfaiteurs de faire disparaitre les preuves, elles sont à l’abri à plusieurs centaines de kilomètres de chez vous. De plus, le système est ici simplissime à mettre en place, puisque vous n’aurez rien à faire, si ce n’est créer un compte chez le fabricant de vos caméras. Les caméras se chargent ensuite elles même d’envoyer les vidéos sur les serveurs du fabricant.

Simple et efficace. Mais pas encore parfait, puisque:

  • vous n’êtes pas maitre de vos données, elles sont quelque part dans le Cloud
  • en général ce stockage est facturé un certain montant chaque mois par le fabricant. La plupart des solutions proposent un stockage gratuit de 24h (7 jours chez Netgear, assez rare pour être mentionné), puis des abonnements payants pour conserver les données une semaine ou un mois.

L’idéal est d’utiliser un système mixte, qui fasse à la fois des enregistrements en local, et des enregistrements distants. Certaines solutions commencent à le proposer, comme les nouvelles Arlo Pro dont je vous parlerai très prochainement: les vidéos sont stockées sur les serveurs sécurisés du fabricant, mais vous avez la possibilité de brancher un disque dur externe sur la centrale Arlo pour en conserver des vidéos en local. Si vous utilisez un système comme par exemple le NAS Synology évoqué plus haut, vous pouvez synchroniser vos vidéos locales avec un serveur distant, que ce soit par exemple un serveur chez Amazon Drive, ou un autre NAS chez un proche de confiance.

A noter également que certains systèmes domotiques, si vous êtes équipés, proposent des fonctions DVR, certes limitées, mais parfois suffisantes. C’est le cas par exemple de l’eedomus, que j’ai longtemps utilisé ainsi. En plus de stocker les images sur un serveur distant, et de permettre la consultation de tout l’historique des mouvements détectés directement sur son interface, vous avez la possibilité de compiler toutes les photos prises dans la journée pour en faire une vidéo. Il est ainsi possible de voir en un coup d’œil tout ce qui s’est passé.  Détail intéressant: puisque dans ce cas les caméras font partie du système domotique, il est bien sûr possible de les utiliser dans des scénarios. On peut par exemple se faire envoyer un e-mail avec une photo des caméras si un mouvement est détecté, ou si le portillon est ouvert, en plaçant simplement un détecteur d’ouverture dessus. L’intégration avec votre système domotique, si vous êtes équipés, peut donc également être intéressant pour élargir les possibilités.

IV. Système de vidéo surveillance et législation

Pour finir, un mot sur la législation tout de même. Vous pouvez en effet installer librement des caméras de surveillance chez vous, sans aucune formalité, puisque ces dispositifs ne sont pas soumis aux dispositions de la loi «Informatique et Libertés» ni à celles du code de la sécurité intérieure. Il suffit simplement de respecter quelques règles:

  • Les particuliers ne peuvent filmer que l’intérieur de leur propriété (par exemple, l’intérieur de la maison ou de l’appartement, le jardin, le chemin d’accès privé). Ils n’ont pas le droit de filmer la voie publique, y compris pour assurer la sécurité de leur véhicule garé devant leur domicile. Bon, dans les faits cela arrange bien les forces de l’ordre quand il se passe quelque chose dans votre quartier et qu’ils vous demandent l’accès à vos caméras, espérant y trouver des indices ;-)
  • Chez un particulier, les images de sa propriété peuvent être visualisées par toute personne autorisée par le propriétaire des lieux. Attention, cependant à ne pas porter atteinte à la vie privée des personnes filmées : respectez le droit à l’image des membres de votre famille, de vos amis et de vos invités !

Attention toutefois: Lorsqu’un particulier installe des caméras chez lui alors que des personnels y travaillent à temps complet ou une partie de la journée (babysitteur, personnel médical), les règles du code du travail vont s’appliquer. Ces personnes devront être informées de l’installation de caméras et de leur but. Les caméras ne devront pas filmer les salariés en permanence pendant l’exercice de leur activité professionnelle. Enfin, une déclaration devra être faite auprès de la CNIL lorsque des employés d’un particulier interviennent à son domicile et que les images font l’objet d’un enregistrement.

Je clôturerai donc ici ce guide sur le choix d’un système de vidéo surveillance, en espérant qu’il ait pu vous apporter des réponses à vos besoins, le but étant de comprendre le fonctionnement et les contraintes d’un tel système. Pour plus de détail sur du matériel précis, je vous invite à consulter la section guides sur la sécurité du blog ainsi que la section tests de produits, dans laquelle vous retrouverez de nombreux tests de caméras et autres solutions de sécurité.

Je n’ai pas abordé la question de la télé surveillance, puisqu’ici le but était de rester dans une installation autonome autant que possible. Mais si ce type d’installation vous intéresse, je vous invite à consulter mon article précédent sur Nexecur qui en explique tout le fonctionnement.

Enfin, bien sûr, les commentaires sont là pour vous exprimer. Si vous avez des questions, des remarques, des astuces personnelles, ou des axes d’améliorations pour cet article, faites vous plaisir :)

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4 commentaires

  1. Bonjour Cédric,

    Une petite précision à apporter à ton très bon article.

    Pensez à séparer physiquement les réseaux vidéo et domicile si vous ne souhaitez pas voir votre débit local s’effondrer!

    En effet, si vous optez pour des caméras HD Wifi et que vous enregistrez les flux HD sur votre NAS ou autre stockeur de type NVR, vous perdrez énormément de bande passante!!! Il en va de même en réseau éthernet.

    Les bonnes pratiques sont les suivantes :
    – Mettez toutes les caméras ethernet sur un switch à part.
    – Si vous avez des caméras Wifi, procurez-vous un point d’accès wifi que vous brancherez sur le switch vidéo.
    – Mettez les caméras et le stockeur sur un plan d’adressage différent afin que le switch n’utilise que les ports nécessaires.
    – Si votre stockeur possède 2 cartes réseaux :
    – Mettez-en une sur les switch vidéo avec une adresse IP du plan vidéo et une sur votre réseau domicile avec l’IP soit fournie par le DHCP soit une adresse sur le même plan d’adressage que la box.
    – Si votre stockeur ne possède qu’une seule carte réseau :
    – Mettez-en une sur les switch vidéo avec une adresse IP du plan vidéo, reliez votre switch à votre réseau domicile et paramétrez 2 adresses IP à votre ordinateur.

    Pour plus de précisions n’hésitez pas à laisser un commentaire!

    Bonne journée

    • Merci pour ces précisions, Julien ! Pas évident à mettre en place pour tout le monde, mais pour ceux qui ont les connaissances, c’est en effet une bonne amélioration à mettre en place ! Faudrait que je le mette d’ailleurs en place chez moi, mon Syno ayant 4 ports ethernet :p

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