Test et installation du HP Micro Server Proliant N40L

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Suite à l‘offre spéciale proposée par HP dont je vous ai parlé il y a quelques semaines, soit la possibilité d‘avoir un serveur pour moins de 170€, j’ai moi même profité de l’offre :D

Je vous fais donc aujourd’hui une petite présentation de la bête, et de ma propre installation…

I. Déballage

Le serveur est arrivé bien emballé, dans un carton plutot lourd. Le Proliant fait son poids :D

Le package est relativement simple: le serveur en lui même, deux cables d’alimentation, l’un au format francais l’autre au format US, une notice de montage, et un CD avec la doc et les drivers nécessaires.

Le Proliant est une sorte de cube relativement compact, puisqu’il ne mesure que 26,7 x 26,0 x 21,0 cm.

Sur la partie haute, on trouve un emplacement 5″1/4 pour un éventuel lecteur CD, 4 ports Usb en facade, et un logo HP qui viendra s’illuminer d’un bleu geek quand il sera en fonctionnement :p

On retrouve également sur le haut le bouton d’allumage, et deux leds pour les activités réseau et disque dur.

A l’arrière, une connectique assez réduite, il faut bien l’avouer:

On ne trouvera guère plus qu’une sortie VGA, deux ports USB, une prise ethernet (Gigabit), et une prise e-sata. En même temps, un serveur digne de ce nom n’a pas pour but d’être relié à un écran et une paire d’enceintes. En général on le branche à une prise électrique, au réseau informatique, et on y accède à distance…

Le serveur pourra toutefois évoluer grâce aux deux slots PCI disponibles.

On remarquera au passage le gros ventilateur de 12cm, chargé d’aérer les disques durs. Tout à droite, un petit ventilo pour l’alimentation, qui, malgré sa taille, sait rester discret pour ne pas se faire entendre. Je ne dormirai peut être pas à côté, mais à côté de mon bureau pendant les tests, il restait très discret.

Mais voyons maintenant la partie la plus intéressante: ce que cache la porte que nous avons vu à l’avant:

La porte se déverrouille à l’aide d’un petit tour de clé, ce qui permettra de protéger l’intérieur du serveur, tout en y ayant accès facilement. Là, on y découvre la cage des 4 disques durs:

On y retrouve le principe de rangement des disques des serveurs professionnels: rangés dans des tiroires en plastique, il se démontent très facilement  sans outil quand on en a besoin:

Le premier compartiment est utilisé par le disque dur de 250Go fourni. Les autres tiroirs n’attendent que de nouveaux disques durs:

Le montage est très simple, et tout a été très bien pensé. Il suffit de glisser un disque dur dans ce tiroir en plastique, puis de le fixer à l’aide des vis logées dans la porte du serveur (la petite clé est également fournie dans la porte pour un montage rapide):

Les vis noires sur le bas sont pour les tiroirs des disques durs, et les vis grises pour l’éventuel lecteur optique.

La carte mère se démonte également assez facilement. A l’aide de la petite clé il suffit de dévisser les deux vis à l’entrée, qui maintiennent la carte, puis de débrancher les différents connecteurs.

Le seul vrai obstacle est le connecteur SAS de la cage à disques durs, très difficile à enlever. Il vaut mieux s’aider d’un petit tournevis plat si on ne veut pas casser le connecteur.

Il suffit ensuite de tirer le tiroir de la carte mère, où on apercoit la barrette de mémoire (2Go ECC), et le radiateur du processeur. Ce dernier est d’ailleurs soudé à la carte mère, pas moyen de le changer, donc, ce qui est un peu dommage :/ Par contre vous remarquerez qu’aucun ventilo n’est utilisé, gage de silence :D

Passons maintenant à son installation…

II. Installation hardware

Vous ne serez pas étonné de savoir que dès le départ, j’ai envisagé les possibilités de booster un peu ce petit serveur :p

Commencons donc par la mémoire vive: les 2Go fournis sont un peu justes à mon avis. 4Go seraient plus adaptés. Seulement, la mémoire fournie est une barrette ECC, spécialement protégée pour les serveurs, et qui coute donc assez cher (un peu plus de 100€ les 2Go :( ) La mémoire ECC est utile pour les applications professionnelles, mais il faut savoir que la mémoire « classique » est aujourd’hui très très fiable, et qu’elle sera donc largement suffisante pour notre utilisation. Après avoir vérifié les prix, j’ai finalement opté pour 8Go (2x4Go) pour une quarantaine d’euros:

La mémoire GSkill est très bien réputée, et abordable financièrement. Attention toutefois à un point très important: certaines barrettes sont montées avec des radiateurs afin de les refroidir plus facilement. C’est une bonne idée, mais il faudra bien veiller  à ce que le radiateur n’augmente pas trop la hauteur de la barrette. Comme on peut le voir ici, entre la carte mère et la cage de disques durs, il y a tout juste la place pour les barrettes:

Quelques millimètres de trop et ca ne rentre pas.

Autre petit ajout: des ports Usb3, dont est dépourvu le serveur à la base. Vu les débits de l’Usb3, cela permettra d’ajouter des disques durs externes si jamais je manque de place, tout en conservant des temps de réponse très honnêtes.

Le Proliant dispose de deux ports PCI Express, ce qui est parfait. Par contre, la place est également limitée, et il a fallu trouver une carte « low profile », plus difficile à trouver en Usb3. Les boutique rue Montgallet n’en avaient pas, mais j’ai trouvé sur internet:

La carte est fournie avec un profile normal, et un low profile, ce qui lui permettra de s’insérer dans le serveur.

Elle est également fournie avec un doubleur d’alimentation, car cette carte aura besoin de sa propre alimentation.

Le montage se fait très facilement, et l’alimentation peut être repiquée sur celle de l’un des disques durs.

Enfin, dernière optimisation: les disques durs. Quatre disques, cela pourra convenir à pas mal de monde, mais pour ma part, j’avais sur mon ancien serveur 6 disques, allant de 1 à 2To, que j’aimerai récupérer, histoire de ne pas ajouter le prix des disques durs au serveur. Quatre emplacements, c’est donc trop peu pour moi :p

Première idée: à la place du lecteur CD, dont je n’aurais pas l’usage, installer un disque dur, en utilisant simplement un adaptateur 5″1/4 vers 3″1/5, qu’on trouve facilement. L’alimentation est en attente, tout comme le port Sata sur la carte mère, l’installation est donc aisée.

Oui mais voilà: d’une part il reste encore de l’espace au dessus, une fois le disque dur installé, et d’autre part, j’ai vu quelques installations intéressantes en me renseignant sur ce serveur. J’ai donc repiqué quelques idées :D

Tout d’abord, l’utilisation d’un adaptateur 5″1/4 permettant d’installer 2 disques durs, pour moins de dix euros:

Les deux disques durs viennent se fixer entre les deux adaptateurs. Ces derniers sont équipés de caoutchouc, qui amortiront en plus les vibrations.

On a la place physique, mais quid de la connectique ? Il n’y a plus de ports disponibles sur la carte, à moins d’installer une carte PCI Express pour ajouter des ports Sata. C’est faisable, mais il y a plus simple: le serveur dispose à l’arrière d’un port e-sata, qui est juste un port sata extérieur avec une connectique légèrement différente.

J’ai trouvé sur Ebay un cable sata -> e-sata pour 5€:

Il suffit de le brancher à l’extérieur, et  de le passer par la petite trappe des slots, qu’on ne fermera pas complètement:

On achemine le cable jusqu’au disque dur. Pour l’alimentation, même principe que pour la carte Usb3, on utilise un dédoubleur:

Et le tour est joué, on a un serveur avec 6 disques durs:

Seul inconvénient à cela: ces deux disques durs ne seront pas ventilés par le gros ventilateur de 12cm, et auront donc tendance à chauffer un peu plus. C’est un élément à prendre en compte. Chez moi (hors canicule) ces disques montent à 32°, ce qui reste tout à fait correct.

Officiellement le Proliant ne supporte que les disques allant jusqu’à 2Go. Officieusement, plusieurs personnes ont déjà utilisé des disques de 3To sans problème. On pourrait donc aller jusqu’à 6 x 3To, soit 18 To de stockage ! Sans compter la possibilité d’étendre le stockage avec des disques externes en Usb3… Bref, côté stockage, on a  donc de la marge ;-)

Pour ma part, pour le moment, j’ai conservé le disque fourni de 250Go pour le système: en cas de crash, il est plus facile à backuper et à remplacer. J’ai ensuite 5 disques de stockage pour un total d’environ 6To. J’en remplacerai certainement un avant la fin de l’année par un 3To, quand les prix descendront un peu…

Je n’utilise pas de Raid ici, l’OS que je vais utiliser ensuite m’apportera la sécurité dont j’ai besoin.

Une fois refermé, on a un serveur relativement minuscule comparé à sa puissance et surtout son stockage disponible…

Il n’y a plus qu’à installer un système d’exploitation…

III. Installation du système d’exploitation

1. Freenas

Même si ce n’est pas le système que j’ai prévu d’utiliser, j’ai voulu faire un premier test avec la distribution libre FreeNas, actuellement en version 8.02.

Une version 64 bits est disponible, bien adaptée au serveur N40L.

Une chose pratique sur ce serveur: la carte mère dispose d’un port Usb « classique », sur lequel on peut venir brancher une clé Usb:

Une utilisation tout indiquée avec FreeNas ! J’y ai donc mis une clé Usb de 2Go, qui sera destinée à accueillir le système d’exploitation. Ainsi tous les emplacements pour disques durs seront consacrés au stockage.

On grave l’ISO téléchargé, et on lance le démarrage du serveur sur le CD. L’installation ne pose aucun soucis et est relativement rapide.

Le matériel est parfaitement reconnu. Une fois l’installation terminée, on laisse redémarrer le serveur. Un menu est accessible pour configurer la carte réseau et diverses informations, mais normalement il n’y a même pas besoin d’y accéder.

On récupère juste l’adresse IP indiquée, qui va nous permettre de nous connecter à son interface web pour gérer le serveur.

FreeNas dispose de nombreuses options et services, que je ne détaillerai pas ici, ce serait trop long. Une bonne partie avait déjà été présentée sur la version 7 précédente, que j’avais testée.

La première chose à faire est de créer les différents utilisateurs:

Ensuite, on crée notre « volume » de stockage à l’aide des disques durs installés:

Puis on défini les services actifs, notamment les services de partage Windows / Apple si on souhaite pouvoir accéder aux fichiers sur le réseau:

Point intéressant, dans la configuration du service AFP (pour Apple), le disque peut être vu comme un disque Time Machine pour les sauvegardes d’un Mac, en le configurant dans Freenas:

Bon, par contre j’avoue que je n’ai pas réussi à le faire fonctionner avec mon Mac sous Mountain Lion. Problème de compatibilité, ou de droits d’accès, je n’en sais rien :/

D’ailleurs, les droits sont toujours la partie un peu sensible sur FreeNas. Une mauvaise gestion des droits, et on se retrouve sans accès à aucun fichier. Il vaut donc mieux avoir quelques notions de droits Linux, ou alors bien lire la doc :p

Sorti de cela, FreeNas est une distribution vraiment parfaite pour faire son propre NAS. Les services sont nombreux: FTP, LDAP, Rsync, SNMP, taches cron,  streaming multimédia, etc… Depuis la version 8, il est même possible d’installer des plugins, un peu à la facon des NAS Synology.

Et notre serveur est largement assez puissant pour encaisser même une utilisation intensive. Comme on le voit ici, c’est une promenade de santé…

Plusieurs autres distributions gratuites du même genre sont disponibles, notamment NAS4Free, OpenFiler, ou encore OpenMediaVault. Le choix ne manque pas.

Ces distributions, légères, ont l’avantage d’être spécialement étudiées pour gérer un NAS. Mais il est tout aussi possible d’y installer une distribution Linux complète, qui sera capable de gérer le partage de fichiers et bien plus encore.

Pour ma part, j’ai préféré rester sur un Windows Home Server, et j’ai profité de ce nouveau serveur pour passer à la nouvelle version 2011.

2. Windows Home Server 2011

Je vous ai déjà présenté le principe de Windows Home Server, je ne vais pas tout refaire, je vous invite à consulter l’article précédent. Le principe et les grosses fonctionnalités sont quasiment les mêmes: un OS avec les fonctions serveurs, mais allégées et présentées différemment, de facon à rendre cet OS serveur accessible au grand public. D’ailleurs, même le prix est grand public, puisqu‘il se trouve à 49€ « seulement » (quand on connait le prix d’un Windows Server 2008…)

Par contre cette version, reposant sur un Windows Server 2008, très stable, nécessite absolument une architecture 64 bits, alors que WHS 1 pouvait se contenter d’un 32 bits.

L’installation reste une installation classique de Windows, rien de particulier à déclarer: on démarre sur le CD d’installation, et on installe sur le disque qu’on a réservé au système.

L’installation va automatiquement créer une partition de 60Go pour le système, laissant le reste pour le stockage des données.

Là aussi le matériel est parfaitement reconnu, les seuls drivers que j’ai dû installer étant ceux de la carte Usb3. Après l’installation, on arrive très vite sur le bureau du serveur:

La plupart des actions à effectuer se feront via le tableau de bord de WHS, dont l’icone figure sur le bureau. D’ailleurs, les principales actions à effectuer dès le départ sont sur la page d’accueil du tableau de bord:

L’interface est très semblable à la première version de WHS. En haut les différents onglets utilisateurs, dossiers, etc…, puis juste en dessous, à droite, les éventuelles alertes du serveur et l’accès aux paramètres de celui ci.

Accès aux alertes du serveur, qu’on pourra également recevoir directement par email

Tout d’abord, occupons nous du plus important: le stockage.Pour commencer, l’installation nous a donc créé une partition de 170Go environ pour les données, avec des répertoires standards: Musique, Vidéo, Photos.

Pour commencer on va donc ajouter nos disques durs destinés au stockage. Mais on se rend vite compte d’un manque cruel quand on a gouté à WHS 1: chaque disque dur est individuel. Sur WHS1, on avait un « pool » de disques durs, c’est à dire une sorte de disque dur virtuel qui grossissait chaque fois qu’on ajoutait un disque dur physique. Ainsi, nos fichiers étaient sur un disque unique, sans savoir sur quel disque physique ils étaient. A l’utilisation je peux vous dire que c’est extrêmement pratique ! Microsoft a fait le choix de supprimer cette fonctionnalité, estimant que les disques durs étaient aujourd’hui suffisamment gros. Oui, mais entre nous, même avec un disque de 2To, avec des vidéos en HD on ne va pas très loin, on est donc obligé de créer un répertoire vidéo sur chaque disque dur, de partager chaque répertoire vidéo, et ensuite d’indiquer à chaque lecteur multimédia du réseau les différents répertoires vidéos. C’est assez lourd et pas pratique du tout.

D’ailleurs, je ne suis pas le seul à trouver cela regrettable, car plusieurs sociétés ont développé des solutions pour remédier à cela et récupérer cette fonctionnalité. J’ai donc opté pour l’une d’elles, « StableBit DrivePool« . Ce plugin pour WHS 2011 coute une vingtaine de dollars, mais le plugin est vraiment excellent et on retrouve les mêmes fonctionnalités que sur WHS 1. En cas de doute vous pouvez toujours le tester pendant 25 jours.

Une fois le plugin installé, on a un nouvel onglet au niveau de la gestion des disques durs:

Le plugin nous affiche les disques pouvant être ajoutés au pool, les disques déjà présents dans le pool, et les disques ne pouvant pas en faire partie (comme le disque où se trouve le système). Il suffit de sélectionner le disque qu’on souhaite, puis de cliquer à droite sur « ajouter un pilote au groupe de ressources ». Quelques secondes après le disque vient grossir le pool. J’ai donc ajouté de cette facon mes différents disques de stockage. Dans l’explorateur de fichiers, le pool est représenté de cette facon:

Mes disques 1, 2, 3, 4, et 5 sont mes disques de stockage. Si on entre dans ces disques, on ne voit rien (tous les répertoires sont cachés, en fait). Le plugin a par contre créé un nouveau disque « DrivePool », qui cumule l’espace de stockage de mes 5 disques de données. Et quand on entre dessus, on peut se promener dans les fichiers. Toutes les données sont accessibles par ici. Ainsi, sur ma TV, par exemple, je n’accède qu’au disque P de mon serveur, et j’ai accès à tous les fichiers, sans chercher à savoir sur quel disque physique tel film se trouve.

On le voit également dans la gestion des dossiers du tableau de bord:

Comme sur WHS 1, il est possible grâce au plugin de « dupliquer » un dossier. Par exemple, je tiens beaucoup à mon dossier photos. J’ai donc activé la duplication pour ce dossier: StableBit DrivePool va se charger de copier automatiquement les fichiers de ce répertoire sur deux disques physiques séparés. En cas de crash de l’un de mes disques durs, je sais que mes photos seront à l’abris au moins sur un autre disque. Et tout cela est totalement transparent pour l’utilisateur, et facile à mettre en place.

Maintenant que notre espace de stockage est au point, il n’y a plus qu’à créer les différents utilisateurs, et leur donner les droits aux répertoires souhaités:

Ici, pas besoin de mode d’emploi pour gérer les droits des utilisateurs…

Une fois cette étape accomplie, les différents utilisateurs de la maison pourront accéder aux fichiers autorisés.

Dernier point pratique avec WHS: la sauvegarde des différents ordinateurs de la maison. Cela passe par l’installation d’un petit client sur chaque ordinateur, qui s’identifie auprès du serveur. Chaque ordinateur peut alors être sauvegardé automatiquement à l’heure souhaitée sur le serveur. En cas de plantage de l’un des ordinateurs, il est alors très facile de le restaurer.

WHS est même capable de réveiller un ordinateur en veille pour effectuer la sauvegarde, puis de le laisser se « rendormir » :p. Le client existe également pour Mac, malheureusement la sauvegarde n’est pas prise en compte, le client ne sert qu’à gérer le serveur depuis le Mac (alertes, et tableau de bord). Vraiment dommage. Mais nous verrons une solution dans les prochains jours pour remédier à cela ;-)

Dernière fonctionnalité, nouvelle dans cette version 2011: la possibilité de faire une sauvegarde du serveur lui même. Pour cela, il suffit de sélectionner un disque dur affecté à la sauvegarde (interne ou externe), et d’indiquer ce qu’on souhaite sauver: le système, un dossier de données, etc… Une fonctionnalité bienvenue, car il n’était pas possible avant de sauver le système. Par contre, attention: le disque affecté à la sauvegarde est un disque physique entier, on ne peut pas juste indiquer une partition. Et ce disque sera formaté dans un format spécial, si bien qu’il ne sera plus visible depuis l’explorateur de fichiers. C’est un disque exclusivement réservé aux backups.

Bien sûr, les fonctionnalités de WHS peuvent être étendues à l’aide de plugins, comme la version précédente. Ils sont moins nombreux ici, mais on notera par exemple Home Server Smart qui permet de vérifier l’état physique de ses disques durs et d’être alerté avant une défaillance grave:

Ou encore MyMovies qui permet de cataloguer ses films et les rendre disponibles sur les différents lecteurs multimédia via le réseau:

Le plugin SqueezeBox Center que j’utilisais pour gérer mes Squeezebox n’est pas compatible avec cette version de WHS, mais comme il s’agit d’un Windows, on peut se contenter d’installer la version Squeezebox Center « classique ». On n’aura simplement pas l’intégration dans le tableau de bord de WHS, mais ce n’est pas très grave. D’ailleurs, j’ai installé sur ce serveur différents softs très utiles: Dropbox, qui me permet donc d’avoir une sauvegarde de certains documents également dans le « cloud », ou encore Serviio, qui est LE serveur DLNA qu’il faut avoir afin de pouvoir lire n’importe quel film sur n’importe quel lecteur. Sans entrer dans le détail, Serviio est capable de reconnaitre le type de périphérique qui se connecte au serveur, et de diffuser la vidéo telle quelle si l’appareil supporte ce format, ou alors de le convertir à la volée. Notre petit serveur est tout à fait capable de cela, sans discerner aucun ralentissement dans la vidéo lue sur le réseau…

IV. D’autres pistes à suivre…

 Depuis que cette offre de remboursement a été lancée par HP, ce micro serveur a fait beaucoup parler de lui, sur des forums, des sites spécialisés, etc… En surfant durant mes recherches, j’ai rencontré quelques petites choses sympa, qui pourront vous intéresser.

L’intégration d’un petit écran LCD à la place de l’emplacement 5″1/4:

Le hack du firmware, permettant de gérer le hotswap (enlever ou mettre les disques durs serveur allumé…). Je ne l’ai pas fait sur le mien car je n’en ai pas l’utilité, mais c’est un super ajout au serveur !

Le passage à 11 disques durs à l’intérieur du serveur ! Notamment grâce à une cage 5″1/4 accueillant 4 disques durs de 2.5″. Intérêt discutable, car 4 disques de 2.5″ n’apporteront jamais autant que deux disques 3.5″ de 3To, mais ca vaut le coup d’oeil.

Un wiki très complet sur le N40L…

Bref, ce ne sont pas les ressources qui manquent :D

V. Conclusion

Comme je le pressentais, ce petit serveur HP Proliant s’est révélé être une véritable affaire !

Avec l’ODR de HP de 100€, nous avons un serveur de qualité professionnelle pour moins de 170€. En ajoutant 8Go de mémoire (42€), une carte Usb 3 (30€) et le kit pour deux disques durs dans l’emplacement 5″1/4 (15€), nous avons un serveur très très complet pour environ 250€, capable d’accueillir jusqu’à 6 disques de 3To, sans compter les disques externes en Usb3, 8Go de mémoire, et un processeur AMD Turion 2 bien assez puissant pour une utilisation serveur. Pour comparaison un NAS Synology DS-411j, capable d’accueillir 4 disques durs « seulement » coute un peu plus de 300€. Certes le Synology est une machine très performante, mais moins que le serveur que nous avons là, qui reste beaucoup plus évolutif qu’un simple NAS.

Côté consommation et bruit, le HP n’a rien à envier non plus à un Synology: le HP est très discret, il a passé près d’un mois sur le palier où nous avons les chambres, le temps de faire tous les tests, et on ne l’entendait pas. Quant à la consommation, en fonctionnement avec 6 disques durs installés, il tourne à environ 70w. Le synology est indiqué pour 30w, si on ajoute à cela (pour comparaison seulement, puisque le Syno n’accepterait que 4 HDD) 6 disques à 5w, on atteint les 60w. Le serveur HP n’a donc pas à rougir de sa consommation électrique :p

Grâce à ses dimensions réduites, le mien a pris sa place dans mon armoire de brassage sans aucun problème. Personnellement je ne regrette vraiment pas ce petit investissement. Si vous hésitiez, et que ce petit topo vous a convaincu, il est encore temps d’en profiter, puisque HP a repoussé la date limite jusqu’au 31 octobre 2012. Que ce soit pour en faire un serveur multimédia comme moi, ou même un serveur domotique (avec par exemple Homeseer installé dessus), ce petit serveur est une excellente opportunité :D

Si vous aussi vous avez profité de l’offre, n’hésitez pas à nous dire comment vous l’avez utilisé !

MAJ du 28/10/2013: la nouvelle version de ce serveur, le G7 N54L, est disponible chez Amazon au prix de 179€ ici, fourni avec un disque dur de 250Go et 2Go de Ram. Un excellent plan pour se monter un Nas comme présenté dans cet article.

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5 commentaires

  1. Bonjour, il me reste plus qu’a lire ton article tranquillement, merci … comme beaucoup suis a la recherche de la meilleur sauvegarde … avec des caisse de disque dur en vrac, et un vieux Nas de 500 GO , failli encore cracher un tetra hier… merci pour l’essai cordialement philippe

  2. Bonjour!

    Super article :)

    Pour bien comprendre l’installation du Proliant avec 6 disques et une carte PCIe nécessitant une alimentation. De ma compréhension tu as été obligé d’utiliser 2 adaptateurs Molex ?

    1 adaptateur Y Molex vulgairement appelé « IDE » 1Male / 2 Femelles > branché sur le Molex initialement prévu pour le lecteur DVD, puis 1 vers la carte PCI et l’autre vers le 2eme connecteur de type Y Molex vulgairement appelé  » Sata » 1Male / 2 Femelles

    C’est bien ça ?
    Enfin si c’est clair !!

    Merci :)

  3. Personne n’a eu de souci avec le bot loader avec Freenas ?
    Quand je l’installe il ressort une erreur « BTX Loader is 1.00 BTX version is 1.02 » :(

  4. Bonjour tout le monde, très instructif, ça m’a inspiré et permis de modifier mon Proliant qui tourne comme un avion depuis plus d’un an.

    Par contre, je viens de lui injecter 2 X 3to WD Red et le gestionnaire de disque ne me détecte, pour chacun des disques, que 2048,00 Go, que je peux définir en volume simple, et 746.52 Go, dont je ne peux rien faire…

    Quelque chose à bidouiller, dans les réglages, de mon Windows (Home Server 2011), du bios, un bios à flasher ? Ou juste un logiciel de formatage un peu plus évoluer ?

    Help me, please !

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